Réponse à ceux qui nous accusent de prêcher la haine

Réponse à ceux qui nous accusent de prêcher la haine

Malcom X disait « Vous savez que certains nous accusent de prêcher la haine. Je ne prêche pas la haine, je prêche l’amour. Je ne vous parlerais pas si je ne vous aimais pas, je ne prendrais pas de risques pour vous si je ne vous aimais pas. »

Tel le sage qui montre la lune et l'idiot qui voit le doigt, certains ne voient pas l'amour dans nos propos. Il ne voit que de la haine. Si haine il y a, alors il s'agit de la haine de l'injustice et donc de l'amour d'un idéal de Justice avec un grand J.

Le système souffre des mêmes maux que celui de l'ancien régime : de consanguinités et de privilèges. A la différence de l'ancien régime, il faut lui ajouter l'hypocrisie.

Tous les pays ont petit à petit mis fin à la monarchie absolue, à l'esclavage. Plus le système résistait plus le changement était brutal, là où il n'y avait pas de réformes il y avait des guerres civiles. C'était un changement irréversible.

Les systèmes mafieux policiers ne reposent que sur la peur, que sur le chantage de notre protection contre plus de servilités. On peut s'en satisfaire mais il impulse dans la société quelque chose de mauvais : la facilité et l'hypocrisie. Ils ont trop usé de mensonges et de subterfuges. En réalité, il n'est que le reflet d'autres maux de la société : l'immédiateté et le dogmatisme.

La société se meure à chercher rapidement des solutions : lorsque deux voisins ne s'entendent pas, il suffit aujourd'hui d'appeler la police plutôt que de chercher un juste milieu. Lorsqu'un gamin en perte de repères fait une connerie, il suffit de le sanctionner plutôt que de lui apporter de l'amour. On s'étonne ensuite du problème de la récidive ... On cultive l'amour comme on cultive son propre jardin. Aimer, être bienveillant prend du temps, mais il semble que nous n'avons plus de temps pour rien. Alors que le temps, c'est ce qui permettra ensuite à un jardin bien entretenu de récolter les fruits de ses labeurs.

La société se meure aussi de dogmatismes. Lorsque des agents "d'accueils", des garçons de cafés, ne savent plus ce que c'est qu'accueillir et s'enferment dans des processus stupides hérités par l'habitude ou bien lorsque la justice tel un monstre froid applique une législation sans donner sens et sans se fier au bon sens, comment ne pas voir un problème inhérent à la société ?

Comme la noblesse était rigide face aux préoccupations d'une partie de son peuple, la police et la justice le sont également. Ils sont rigides parce que nous sommes rigides collectivement. Nous n'avons que les politiques et les institutions que l'on mérite. C'est cette réticence au changement que l'on critique et qui nous fait passer pour certains pour des prêcheurs de haine.

Nous en sommes témoins directs et c'est moche à voir et si on ne nous suit pas tel Sparte qui refusait d'évoluer, la France continuera à sombrer dans les abimes. Ce n'est qu'un constat objectif que tout le monde peut faire.

Nous en sommes persuadés, nous oeuvrons pour un intérêt général.

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