De Gandhi à Ho Chi Minh

De Gandhi à Ho Chi Minh

L'histoire nous apprend que l'émancipation des colonies britanniques s'est faite de manière plus pacifique que celles des colonies françaises. Il s'agissait pour les britanniques de construire un futur dans lequel, leurs intérêts seraient préservés même s'il fallait remettre en cause des privilèges présents, là où en France il s'agissait de préserver des privilèges présents par des pirouettes dont on devenait experts par habitude sans se soucier des conséquences futurs.

Alors que les britanniques négociaient l'indépendance avec Gandhi, les français persistaient à refuser l'indépendance à Ho Chi Minh. L'objectif de la France était de « restaurer l'autorité de la France en Indochine » selon les propres mots du général De Gaulle lui même. On paria que la situation injuste finira par être acceptée et qu'il suffirait de taire les révoltes comme on avait l'habitude de faire. Plutôt que de mettre les moyens de construire un meilleur futur on préfère mettre les moyens coercitifs pour maintenir un ordre injuste.

Les négociations avec la France échouant parce que la France refusa de négocier l'indépendance, on assista à la spirale de la violence, à la « 1 ère guerre d’Indochine » (1946-54).Cette dernière est perdue par les français à Diên Biên Phu comme toutes les guerres du même type menées.

Cette conception erronée de l'ordre à court terme, se retrouve encore dans la formation des policiers français aujourd'hui.

En Angleterre, la formation des policiers dure 3 ans, la valeur la plus importante enseignée est la maitrise de soi. Ce qui différencie, en interne, un bon policier d'un mauvais, est celui qui sait se maitriser. Il y a eu des révoltes dans le passé, il y en a de moins en moins là où en France la colère est de plus en plus grande.

En France, la valeur la plus importante enseignée est l'autorité, ne pas être contredit. Il s'agit de dominer à tout prix, même s'il s'agit de faire taire, d'humilier, de tromper. La valeur d'une personne se définissant par rapport à sa position par rapport à l'autre, un policier ne doit pas "courber l'échine" comme on a pu l'entendre par les concernés. Le policier qui manque d'autorité mais qui se maitrise vaut moins qu'un policier autoritaire qui ne se maitrise pas. Cette situation crée le terreau à un management par la peur et donc à des managers tyranniques qui donnent des directions mauvaises, où de nombreux policiers eux mêmes n'en peuvent plus et finissent par démissionner ou se suicider.

Certains diront que tout n'est pas rose en Angleterre, peut être ... mais les Anglais qui ont connu aussi des crimes policiers et des révoltes ont eu le mérite d'apprendre un minimum de leurs erreurs et de ne pas chercher à rendre encore plus indigne celui qui se révolte pour sortir de sa vie qu'il juge indigne.

Se sont toujours les oppresseurs qui déterminent la forme de la lutte.

A nous maintenant de prendre le chemin qui nous rendra notre dignité !

De Gandhi à Ho Chi Minh

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