Otspor!

Otspor!

Srdja Popovic a fondé le mouvement Otspor! qui permit en 2000 la chute de Milosevic.

Dans son livre "Comment faire tomber un dictateur quand on est seul, tout petit, et sans armes" il nous livre des conseils, des actuces qui ont été suivi et qui ont fait leurs preuves en Serbie, Ukraine, Egypte.

Dans ce livre, un chapitre est particulèrement important parce qu'il est à nos yeux le problème principal en France : l'unité dans le respect de la diversité sans sabotage.

Il commence par l'exemple de la Biélorussie où le dictateur s'est maintenu malgré une élection démocratique parce que l'opposition dilapida une grande part de son énergie à se battre sur des petites différences , au lieu de s'unir contre son adversaire commun.

Srdja souligne que l'unité est une chose complexe. C'est l'un des éléments les plus difficiles à obtenir et l'un des plus décisifs.
L'un des plus difficiles d'une part parce que nous avons tous la tendance innée à croire que nous savons tout mieux que les autres. Et puisque nos vies et nos expériences sont différentes, nous pensons différemment.

Srdja raconte comment en Serbie ils ont dépassé cela :
" Pour éviter cela, nous avons empilé toutes nos idées et tous nos espoirs dans ce slogan unitaire : "Il est fini" Cela nous aida à oublier nos différences et à nous rassembler autour d'un objectif unique.
Le slogan "il est fini", dans sa simplicité, suffisait pour que toute personne voulant un avenir sans Milosevic nous rejoigne. Nous restions concentrés sur "lui", malgré les revendication diverses et variées que pouvaient avoir par ailleurs les différents groupes d'intérêts concernés."

Srdja souligne qu'il est impossible d'assurer l'unité lorsque des groupes cherchent les conflits horizontaux parce que les différences ne manquent pas et qui cherche trouve. Comme il n'est pas impossible d'empêcher des lettres ouvertes écrites par des irresponsables, saboteurs de l'unité dans le respect de la diversité.

Il dit que la seule chose que l'on peut faire c'est apprendre à partir des expériences des autres à tolérer malgré la diversité pour mieux faire scintiller nos points de convergence. En voici un exemple :
"Dans les premiers jours du soulèvement de 2011 sur la place Tahrir, certains commentateurs avaient prédit que la violence sectaire l'emporterait sur le sentiment d'euphorie qui avait envahi le pays tout entier - ce n'était qu'une question de temps. Alors, comment les activistes traitèrent-ils ce problème ? Un vendredi, alors que les musulmans s'agenouillaient pour la prière, leurs compatriotes chrétiens firent une chose inouie dans l'histoire chaotique de ce pays : main dans la main, ils formèrent un cordon pour protéger leurs amis musulmans du harcèlement et leur laisser de l'espace pour prier en paix. A un moment, un couple chrétien organisa un mariage public au milieu du chaos de la place Tahrir, et quand les nouveaux mariés se tournèrent vers la foule, ils furent acclamés et reçurent les voeux des musulmans comme des chrétiens. Touché par l'unité religieuse sur la place, le révérend Ihab-el-kharat bénit les manifestants en des termes pour le moins attendus : "Au nom de Jésus et de Mahomet, nous unifions nos rangs. Nous continuerons à manifester jusqu'à la chute de la tyrannie.""

Et ce qu'ils firent !

Il s'agit de faire un choix : s'unir dans la diversité ou se désunir dans la recherche de l'unité par une négation et une intolérance à la diversité.

commentaires

urgent!!!!! 19/10/2015 08:26

http://laveritenevousplaira.wix.com/laverite#!informations/c21ta

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