"il y a des bons et des mauvais comme partout"

"il y a des bons et des mauvais comme partout"

Pour la perte d'éléments personnels je devais me rendre à un commissariat.

J'ai été très bien accueilli par 3 policiers qui ne me connaissaient pas mais qui ont tout fait pour me faciliter les démarches, me conseillant, m'orientant avec gentillesse et bienveillance.

Je voyais des chartes de bonnes conduites orientées clients affichaient sur les murs.

Plus ces personnes m'aidaient plus je me revoyais penser à ma volonté de prendre les armes qui m'avait traversé l'esprit, aux mots que j'utilisais partout depuis 4 ans. A cette "mafia policière" qui ne cherchait qu'à m'aider.

Je sais reconnaître la bienveillance et la gentillesse lorsqu'elles sont sincères. A la fin des requêtes, je les ai remercié de m'avoir aidé de cette manière inattendue, j'ai tout de même signalé que ce n'était pas l'image que j'avais de la police. Je leur ai dit que des policiers, couverts par tous, ont fait du mal à ma famille, et donc que c'était l'image que je me faisais désormais d'eux. L'un des policiers me répond alors simplement qu'il y a des bons et des mauvais comme partout en haussant les épaules.

Habituellement, lorsque l'on me disait cela, cette phrase maintes fois entendues dans les rues et les réseaux sociaux, je sentais la malhonnêté du type qui la prononçait, en gros nous sommes des erreurs statistiques le salaud. Je repensais habituellement à ce que nous ont fait les syndicats policiers, la police des polices, la communication médiatique de la Direction Départementale de Sécurité Publique, le ministre de l'intérieur, qui nous niaient pour couvrir des assassins. La phrase « qui ne dit mot consent » résonnait habituellement dans ma tête et le programme mental était lancé au moindre stimuli. Non, il n'y a pas de bons policiers dans un système mauvais. C'était la conclusion du programme.

Sauf que là c'était différent, je sentais la sincérité émotionnelle du type qui me disait qu'en gros il fait du mieux qu'il peut pour être un type bien.

Puis je suis sorti du commissariat avec beaucoup de questions.

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