Une leçon de lâcheté

Une leçon de lâcheté

Le 26 avril 1491 commence le siège final de Grenade, seule province espagnole encore aux mains des Maures commandés par le Sultan Boabdil. Les réserves de nourriture s’épuisant et le moral de ses hommes étant au plus bas, Boadbil, comprenant que la fin était proche, négocia, dans le souci de conserver sa vie, celle de sa famille et de sa cour, les 1 et 2 janvier 1492 sa reddition qui prévoyait un départ en exil vers l’Afrique du Nord.


Le 2 janvier au matin, les Espagnols entraient sans combattre dans Grenade.


Dans le même temps, arrivé avec sa troupe sur les hauteurs d’un col surplombant Grenade d’où l’Alhambra se dessinait majestueusement, Boadbil, dans un instant de dépressive mélancolie se mit à pleurer. Le surprenant en larmes, sa mère Aïcha El Horra, s’exclama sur un ton de reproches : « Lloras como una mujer, lo que no has sabido defender como un hombre ! » (Pleure comme une femme ce que tu n’as pas su défendre comme un homme).


Boadbil est aujourd'hui mort, sa richesse ne lui sert plus à rien, l'histoire se rappelle désormais de lui comme un lache, comme un pleurnichard, comme quelqu'un qui ayant peur de perdre le peu qu'il avait finit par tout perdre avec déshonneur.

commentaires

Haut de page