Vendetta

Vendetta

Quotidiennement depuis la mort de Wissam, nous nous battons pour rétablir la dignité de Wissam qui a été évidemment torturé à mort par des policiers clermontois.

La vengeance de l'Etat pour une pierre, dans un contexte particulier n'est pas excusable.

Avoir torturé à mort n'est pas excusable.

Avoir déchiqueté son corps ne leur suffit visiblement pas.

L'avoir laissé pourrir 6 mois ne suffit pas.

Avoir trafiqué des preuves ne suffit pas.

Avoir trafiqué des commissions rogatoires ne suffit pas

Avoir menti à répétition sur des expertises ne suffit pas.

Il fallait le salir et torturer son nom, sa famille à répétition et dans la durée.

Il fallait même dire qu'il était responsable de l'appel téléphonique alors que ce n'était pas sa voix pour mieux le criminaliser.

L'Etat français nous viole quotidiennement depuis 4 ans. Comme en Corée du Nord, on condamne sa famille après avoir condamné un condamné à mort. Pour l'exemple ils diront. Par orgueil surtout.

A chaque fois que l'on a crié à l'aide, l'Etat nous a enfoncé la tête dans l'eau avec plus d'entrain. Il ne faut pas déranger le monstre, il faut lui lécher les griffes.

L'Etat pense que l'on peut vivre ainsi. On doit accepter cet ordre du monde injuste.

Notre dignité ne vaut rien à leurs yeux.

Jamais on ne pardonnera ce que nous avons subis, même s'il faut mettre le poids de notre propre vie sur la balance de la Justice. Surtout s'il faut mettre le poids de notre propre vie.

Si j'écris tout cela, si je me démène, si j'essaie tant bien que mal de réveiller les consciences, c'est parce que je me refuse à prendre la dernière carte que l'Etat nous offre, c'est pour que l'on se rappelle un jour que j'ai tout fait pour ne pas pas être ce que l'Etat me destine à être.

Je sais qu'il y a de belles âmes dans ce pays mais il n'y a malheureusement que les mauvaises qui s’agitent et qui osent aujourd'hui.

Pendant ce temps les français dans leur majorité, regardent et s'en foutent tant que ça ne les touche pas.

Combien de personnes étaient incapables de faire du mal à une mouche et sont devenues des monstres ?

A chaque fois que l'un d'entre nous pétera un plomb, l'Etat intensifiera sa malveillance et ceci jusqu'à quand ?

Un jour viendra où le rapport de force changera, l'économie tombera, ça sera la fin du cycle, j'en tremble déjà d'effroi. Je sais qu'il sera trop tard pour réparer un élastique qui s'est coupé. Si la France respectait la vie de ses enfants, elle n'agirait pas ainsi. Elle n'a pas de toute façon de vision à long terme, il est là son malheur. Pas de vision, pas d'espérance, que du désespoir à offrir.

Pendant ce temps, ceux qui connaissaient Wissam ne nous aident pas, certains nous mettent des bâtons dans les roues, d'autres des couteaux dans le dos, d'autres regardent en spectateurs comme s'il était normal que les victimes se battent seules. Certains nous font du mal pour avoir eu le malheur d'avoir fait confiance à la justice et de ne pas accepter d'être des pantins. Les plus téméraires, viendront nous dire d'un air malheureux « ça en est où l'affaire ? », lorsque les plus hypocrites ne pensent qu'à satisfaire leurs passions.

Il suffit de faire durer pour que les gens acceptent, les noyer dans un divertissement et des informations permanentes. Il suffit de les rendre dépendant à l'argent, aux désirs, à l'apparence, aux regards des gens. C'est dire combien les valeurs sont fragiles. C'est dire combien leur bonheur ne vaut rien.

Que dieu les maudisse ! Tous des lâches, tous des égoïstes, tous complices.

Quelle sécheresse humaine !

On nous parlera ensuite, de fraternité. On entendra ouï-dire que l'on ne fait pas d'efforts pour s'intégrer.

Quelle fraternité peut il y avoir avec une population indifférente aux injustices immondes que son Etat fait à répétition ?

On nous rappellera le fameux adage : « qui sème le vent récolte la tempête ». La violence est seulement consubstantielle à la société, mon cul. Comment ne pas s’agiter dans une cage étroite électrifiée ?

Comment aimer un pays qui nous humilie sans souffrir du syndrome de Stockholm ?

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