Analyses des blessures

Analyses des blessures

Le 1er janvier, la médecine légale de Clermont-Ferrand a fait des constatations médicales. Des radios et des scanners ont également été faites.

Le 4 janvier, d'autres constations médicales. Comme on le répète partout, tout le temps, Wissam était en soins intensifs.

Wissam est mort le 9 janvier après midi, c'est à dire 9 jours et demi après avoir été en soins intensifs (il faut visiblement encore le répéter).

Le médecin légiste de Saint-Etienne va l'autopsier comme s'il venait de mourir sans les constations médicales du 1er janvier, ni du 4 janvier. Il conclura qu'elle valide l'hypothèse policière que Wissam n'a pas reçu de violences.

Nous avons signalé qu'il s'agissait d'une grave erreur qui entrainent forcément une minimisation des blessures.

Le médecin légiste de Poitiers va analyser ses blessures avec les photos du 10 janvier (c'est à dire de la même manière que le médécin légiste de Saint-Etienne). Là aussi les constations médicales du 1er janvier ainsi que les radios et les scanners du même jour ne sont pas utilisés. Il conclura qu'elle valide l'hypothèse policière que Wissam n'a pas reçu de violences.

Nous avons signalé qu'il s'agissait encore d'une grave erreur qui entrainent forcément une minimisation des blessures.

Le médecin légiste de Reims lui va analyser les blessures à partir des analyses médicales du 4 janvier sans les radios et les scanners du 1er janvier, sans les analyses médicales du 1er janvier. Il conclura qu'elle valide l'hypothèse policière que Wissam n'a pas reçu de violences.

L'escuse étant que les analyses médicales du 4 janvier sont identiques à celles du 1er janvier.

Nous avons signalé qu'il s'agissait encore d'une grave erreur qui entrainent forcément une minimisation des blessures.

Jamais les analyses médicales ainsi que les radios et les scanners du 1er janvier n'ont servi à décrire les blessures.

Les médecins légistes choisis par la justice ne veulent pas.

Wissam a été torturé à mort c'est une évidence. Notre dignité, nos droits, notre honneur sont continuellement bafoués.

Que doit on faire ?

Accepter qu'on nous punisse d'avoir dénoncer des vérités ?

Que fait on à part demander la vérité ?

Que fait on à part parler, écrire ?

Serait il plus grave de dénoncer que d'assassiner ?

Accepter d'être maltraités ?

Accepter des mensonges qui sont évidents ?

Accepter qu'on ait torturé impunément avec jouissance ?

Accepter que nos vies soient inutiles ?

Accepter que l'on cherche à protéger des assassins qui nous ont gaché nos vies ?

Accepter que l'on s'accommode de la vérité parce que ça serait dans l'ordre des choses ?

Accepter qu'il est juste d'être injuste avec nous et injuste d'être juste avec des assassins ?

Mais dans quel monde vit on ?

Mais pour qui se prennent ils ?

Ces questions m'assaillent quotidiennement.

Puis une intime conviction me reprend et me donne du courage de continuer. La suivante :

Wissam était quelqu'un de bien. Personne ne pourra nous convaincre du contraire parce que personne ne le connaissait mieux que nous. Personne ! Il cherchait à faire plaisir, à faire rire, à aider. Wissam était un grand clown qui aimait la vie. Il faisait partie de ces personnes qui avaient la joie de vivre et qui réussissait à la communiquer. Il a apporté plus de bien que de mal dans sa courte vie. Jamais il n'a haussé la voix sur ma mère. Cette mère qui pourtant aujourd'hui souffre tant injustement, elle qui est capable de s'excuser alors qu'elle a raison pour faire plaisir et éviter un conflit, elle qui a vu son premier enfant grandir, s'épanouir. Elle qui s'est sacrifiée pour notre bonheur et constate que les institutions cherchent à nous détruire mentalement, physiquement. Après avoir torturé mon frère, ils osent torturer ma mère et s'en complaire ? Ils ont touché à ceux qui est intouchable.

commentaires

Haut de page