Le dilemme

On nous reproche d'être du camp des voyous, de ceux qui apportent le chaos. Il faudrait choisir son camp, celui qui apportera le suicide collectif ou celui qui apportera de la sécurité. Mais pour cela il faudrait faire quelques arrangements, des renoncements.

Entre la sécurité et la liberté, il y a un dilemme il faudrait alors choisir nous disent ils. Il faudrait commencer par assouvir nos besoins primaires de sécurité avant de penser aux besoins d'accomplissement. Maslow serait content.

Certains diront qu'on incarne le monde des bisournous et que la réalité et bien autre, plus subtile, plus complexe, elle est de plus en plus violence et il faut se protéger de la violence par plus de sécurité …

Comme si nos besoins étaient séquentiels.

Comme si on pouvait tout contrôler.

Comme s'il existait des actions salvatrices sans rétro-actions maléfiques.

Comme si on pouvait empêcher l'impermanence du monde.

Même la physique apprend que toute force imposée crée une force résistante. C'est le principe d'homéostasie. Ce qui est vrai pour la matière est aussi vraie pour l'homme.

N'est ce pas là un constat d'échec ?

Peut on construire quelque chose de grand, sur des renoncements ?

Sommes nous comme nos détracteurs, des psychopathes dépourvus d'empathie et de visions globales et futuristes ?

Sommes nous le camp des voyous ou la conscience de ce pays ?

Certaines entreprises s'endettent à faire des études d'opinion, à développer un service après vente pour capter les clients mécontents. Elles ont fait de la subversion, un facteur de succès. Elles ont compris que les produits vaches à lait d'aujourd'hui étaient la conséquence dans le passé d'un haut degré d'exigence et de qualité de clients marginaux, précurseurs.

N'apportons nous pas des opportunités de changement ?

Non ! Cette société plus de sécurité a besoin d'espoir et d'amour, d'autres degrés de liberté.

Elle a besoin de mythes qui fassent vibrer, qui rassemblent plus que de réalités qui l'étouffent de suffisance.

Elle a besoin de réflexions nouvelles plus que de cristallisation.

Elle a besoin d'actions nouvelles plus que d'inertie.

Elle a besoin de relations nouvelles, d'intelligence collective.

Elle a besoin d'agir, plus de réagir.

Elle a besoin de rêves plus que de désespoir.

Elle a besoin de bienveillance plus que d'autoritarisme.

Elle a besoin d'exister plutôt qu'on l'ignore et la méprise.

Elle a besoin de folies, parce qu'il est sage parfois d'être fou.

Elle a besoin de reconnaissance dans son altérité plus que d'argent, d'injonctions et de soupçons.

Elle a besoin de croire en elle parce qu'elle est fragile, blessée.

Elle a besoin d'écouter, de partager parce qu'elle est muselée.

Elle a besoin de nouveautés plutôt que de réalités sclérosées.

Elle a besoin de courage plus que de suffisance.

Elle a besoin de se rassembler et de créer.

Elle a besoin de construire et donc d'émonder.

Elle a besoin qu'on l'accompagne plus qu'on la bride.

Elle a besoin d'y croire, d'exorciser ses renoncements.

Certains diront que nous sommes des doux rêveurs, des marginaux remplis d'utopie. Nous sommes efforts, nous incarnons l'effort, cet effort de dépassement.

Quelqu'un disait « Je crois fermement, que pour tout homme, l'apothéose pour tout ce qui lui est cher, vient lorsqu'il s'est bien battu pour la bonne cause, et git épuisé, sur le champ de bataille, victorieux. »

La réalité n'est elle pas pleine d'utopies réalisables, de mythes qui nous sont tellement familiers qu'on les trouve naturels.

Nous sommes le seul camp de demain qui sera victorieux.

Même meurtris, même blessés, nous ne nous détournerons pas du cap, amour et espoir l'emporteront toujours.

P.S : les matrices suivantes, trouvées sur le net, représentent le cycle de vie d'un produit. Ce qui est valable en marketing est valable aussi pour tout paradigme. Une vache à lait était un ancien dilemme sur lequel on a investit.

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