Le syndrome du lampadaire

Le syndrome du lampadaire

Un promeneur marchant à la nuit tombée aperçoit un homme courbé sous un lampadaire. Il s’approcha et lui demanda :

Bonsoir, avez-vous perdu quelque chose ?

Oui, j’ai perdu mes clefs ; lui répondit l’homme sous le lampadaire.

Le promeneur, serviable, commence alors à chercher. Après quelque temps, il interroge à nouveau.

Etes-vous certain d’avoir perdu vos clefs à cet endroit ?

Non, répond l’homme, mais au moins ici il y a de la lumière !

Cette propension à ne regarder que « là où c'est éclairé », à ne chercher que « là où c’est simple » est désignée sous l’acronyme de « syndrome du lampadaire ». Il reflète un attachement naturel de l’homme à prioriser la facilité, sa faiblesse à se cantonner aux éléments supposés acquis et son inclination maladive pour ses zones de confort. Le syndrome du lampadaire décrit la quête de simplicité mêlée à une insuffisance de pensée, qui nous poussent inconsciemment à nous autocensurer sur tout ce qui surpasse l’état actuel de notre vue et/ou de nos savoirs.

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