Ne pas se rappeler de l'histoire, c'est être condamné à la voir se répéter

Ne pas se rappeler de l'histoire, c'est être condamné à la voir se répéter

« Mais que l'assemblée cesse d'écouter les chefs de ce comité, qui l'ont précipitée dans les plus fausses mesures ; qu'elle cesse d'écouter cet homme opiniâtre, qui, si jeune encore, a renié le peuple, qu'il avait d'abord défendu ; qui prêche hautement aujourd'hui que la liberté n'est qu'un superflu.

Un pareil blasphème donne la mesure de son âme ; avec ce principe, on peut tyranniser les hommes ; on les gouverne jamais ; on n'a jamais leur confiance. La liberté est le bien de tous, le premier des biens pour tous les hommes ; quiconque met un autre bien avant et au-dessus de la liberté, n'est pas digne d'en jouir, ne l'a jamais connue.

C'est en le rendant commun à tous, qu'on pourra partout amener cette fraternité qui est la base la plus sûre de la paix générale, du bonheur individuel et de la prospérité des nations. Les hommes de couleur libres y ont droit, l'assemblée nationale l'a reconnu : elle doit donc les en faire jouir ... »

Brissot, Discours sur la nécessité de maintenir le décret rendu le 15 mai 1791, en faveur des hommes de couleur libres.

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