Comment pensent nos détracteurs ?

Comment pensent nos détracteurs ?

En regardant les sites, facebook, twiter et les contenus de nos détracteurs, ils semblent avoir globalement le même paradigme.


Voici en gros les points récurrents :
- les valeurs françaises sont attaquées
- les politiques et la justice sont laxistes
- les délinquants ont plus de droits que les honnêtes citoyens
- les délinquants savent qu'ils n'ont rien à craindre
- notre culture est en danger
- nous sommes en danger de mort
- il nous faut des solutions radicales, on ne fait pas des omelettes sans casser des oeufs
- notre France va droit dans le mur


Je crois leurs auteurs sincères, ils pensent réellement ainsi.


Les questions que l'on peut se poser  : 
- Ont ils raison dans ce qu'ils affirment ?
- Pourquoi le fait de penser ainsi fait qu'ils nous détestent alors que l'on ne fait que demander le respect de nos droits ?


Est ce que les valeurs françaises sont attaquées ?
Le monde est en perpétuel changement, les valeurs d'un pays ne sont que le résultat du métissage de l'ensemble des multi-cultures environnantes et passées. La Gaulle a subit l'influence de la Rome c'est pour cela que l'on parle de culture Gallo-romaine, cette Rome avait subit l'influence de la Grèce antique, la Grèce de l'Egypte ... A cet époque il devait exister des gens pour s'en plaindre, l'homme n'a jamais aimé le changement pour lui même, que les autres changent ce n'est pas un problème mais pas lui. La culture d'un pays est en perpétuel changement, on ne peut pas arrêter ce changement, il se fait malgré nous, alors oui il peut être tellement rapide et imposé que l'on perd ses repères mais c'est le monde qui est ainsi, tout change très rapidement car tout est en relation. La mode, la musique, les goûts, les tendances, les films ... tout ce qui crée une même opinion publique est devenu très rapide. Ce n'est pas forcément quelque chose de mauvais, il y a dans tout changement des opportunités, des menaces, des forces et des faiblesses.  On peut se focaliser sur les faiblesses et les menaces mais les gens, les pays qui réussissent sont ceux qui voient les opportunités dans chaque changement plutôt qu'ils ne se focalisent sur les menaces. Si vous regardez le côté de la route en conduisant vous risquez de foncer dessus. Il faut donc faire une différence entre le monde tel qu'il est et le monde tel que nous le percevons. Les valeurs françaises sont naturellement attaquées, elles l'ont toujours été.


Est ce que les politiques et la justice sont laxistes ?
Ceux qui pensent ainsi pensent à la solution miracle : en supprimant une cause d'un problème, on supprime le problème. Des recherches sur la peine de mort démontre que la peine de mort ne dissuade pas un meurtrier de passer à l'acte. C'est la société qui crée le problème. Le dealer de drogues envoyé en prison sera remplacé par un autre parce qu'il y aura la même demande. C'est la demande qui crée l'offre de délinquance. La cause d'un acte de délinquance ne peut pas être dissuadé par la peur, au contraire elle diminue l'offre et augmente les bénéfices en cas de satisfaction de la demande. Ce qui est vrai pour la drogue est vrai pour tout acte de délinquance même les plus amoraux. Tant qu'il y aura des gens qui seront en manque de sécurité, de reconnaissance, de nouveautés, tant que nous serons insensibles aux plus vulnérables, tant que l'on aura la haine des plus vulnérables, tant que l'on sera matérialiste et que la société ne saura pas satisfaire ses manques, la société sera violente et nous aurons les politiques et la justice que l'on mérite. Le problème ce n'est pas les gens mais le processus qui amène les gens à se comporter tels qu'ils se comportent. On ne peut pas en vouloir à un ouvrier dans une chaine automobile d'avoir fait une erreur mais au pdg de ne pas avoir mis en place un processus de contrôle évitant que cet erreur ne se propage et ne touche le client final du processus. Un individu qui voit tous les jours qu'il faut avoir de belles voitures,  beaucoup d'argent, pour exister aux yeux de la société et qui ne peut pas les avoir va chercher d'autres solutions illégales pour les obtenir même en sachant qu'elles sont illégales. On ne convainc pas un fumeur d'arrêter en lui disant que fumer c'est pas bien pour la santé mais en l'amenant par lui même à combler le manque que remplit l'acte de fumer lorsque ce manque se fait sentir. Le problème il est dans notre tête, dans nos habitudes, par l'enchainement des causes/conséquences et dans la gestion des besoins et des désirs de la société.


Les délinquants ont plus de droits que les honnêtes citoyens ?
Il n'existe pas de délinquants ni d'honnêtes citoyens. Il n'existe que des actes bons et des actes mauvais. Ce n'est pas de l'angélisme, c'est un fait, on peut trouver des actes bons chez n'importe qui et des actes mauvais. Si on ne comprend pas ça on n'a rien compris, on ne peut rien comprendre et résoudre un problème c'est d'abord le comprendre. On va nous répondre que ceux qui volent sont les mêmes et donc doivent être appelés voleurs. Les gens se comportent comme on les perçoit. Il n'y a que des intentions de voleurs, qui engendrent des actes mais c'est les intentions qu'il faut attaquer. Comment attaquer une intention malveillante ? Par la fraternité. Il n'y a pas dix milles solutions. Les pires voleurs ne voleraient jamais quelqu'un qu'ils respectent : leur mère, leur frère, leur meilleur ami ... Le pire voleur est peut etre pour une autre personne la meilleure personne au monde. L'homme même le plus criminel recherche dans son acte à être heureux, celui qui tue cherche à être heureux en tuant. C'est ce manque qui crée le crime. Celui qui commet un vol est d'abord quelqu'un qui manque d'empathie, qui ne se met pas à la place de l'autre. D'où vient ce manque d'empathie ? D'un manque d'amour. Celui qui a reçu de l'amour a de l'empathie, celui qui en est dépourvu ne se met pas à la place de l'autre. Lorsque l'on est heureux, on cherche à satisfaire les autres, lorsque l'on est malheureux les autres sont perçus comme des personnes dangereuses, nocives, néfastes. Encore une fois c'est notre regard sur les autres qui doit être changé. Tant qu'il existera des "eux" et des "nous", il y aura une barrière entre les personnes, un manque d'empathie et donc une délinquance qui peut d'ailleurs être légale mais qui ne sera jamais légitime. On va nous rétorquer mais que faire alors aimer des méchants ? Non, les comprendre et ne s'attaquer qu'à leurs actes un par un. C'est ainsi que le dalai lama disait qu'il fallait parler avec Daesch. Les talibans n'ont pas été détruit après l'invasion américaine, les armes et la violence ne changent pas la manière de penser des autres. Si on catégorise de façon binaire, en bien ou mauvais, on maintient ces catégories, on en fait des prophéties auto-réalisatrices. Si on sort de l'humanité des personnes, ces personnes vont chercher refuge vers ceux qui les ressemblent et il y aura deux catégories qui seront homogènes et par nature ennemies. Il y aura un groupe qui verra le monde selon la différence de traitements et il aura raison, et il y aura un autre groupe qui verra le monde selon le respect des normes et il aura raison également. Mais en réalité, la faute est dès le départ, dans le fait d'enfermer dans des catégories sans porte de sortie. 


Les délinquants savent qu'ils n'ont rien à craindre ?
L'important c'est d'être juste. Etre juste même dans la sanction. On ne change les autres que par l'exemplarité. Un supérieur doit venir plus tôt et partir plus tard de ce qu'il attend de ses employés sinon ses employés partiront aussi tôt. L'autorité nait de l'exemplarité. C'est la seule règle du management. Lorsque l'on tue, ment sous procès verbaux et que l'on bénéficie du laxisme de la justice parce que policier, il ne faut s'attendre à ce que la population qui est loin d'être aussi bête que l'on ne pense incarne les valeurs que ceux qui sont censés les faire respecter bafouent. Les délinquants n'ont pas rien à craindre, ils ont juste l'impression de voler à plus voleur, de taper sur plus mauvais, de mentir à plus mauvais ... Celui qui commet un acte de délinquance est un salaud, il se croit en droit d'être plus mauvais que l'autre parce que l'autre est plus mauvais. En agissant ainsi, à chaque fois que l'on traite l'autre d'une pire manière que l'on voudrait être traité, on est co-responsable des actes de délinquance que l'on infuse dans la société et de ses conséquences.


Notre culture est en danger ?
Oui, comme le sont toutes les cultures. Après la seconde guerre mondiale, la culture américaine a influencé les cultures européennes, qui ont elles mêmes influencé les cultures coloniales ... Comme tout changement, il y a des pertes et des gains. Lorsque l'on perd le sacré, ce qui est important, les murs porteurs, c'est là que ça fait mal, c'est la limite. Alors que faire ? Résister à quoi ? Ce qui fait peut être mal c'est quand le changement est soudain et qu'il nous est imposé alors que son absence nous aurait satisfait. Mais d'un autre côté ça a du bon, Spartes se sentant en danger s'était tellement fermée du monde qu'elle en est morte. D'un autre côté trop s'ouvrir ce n'est pas bon non plus parce que l'on perd ce qui lie. Il y a peut être un juste milieu qui devrait être atteint pour faire en sorte de respecter au mieux tout le monde. Là aussi il s'agit d'être juste avec la différence, de ne pas accepter que l'on nous l'impose mais de ne pas l'imposer à l'autre non plus. Il s'agit de respecter le sacré de l'autre, ce qui le rend digne. La dignité c'est ce qu'il reste quand on a tout perdu, si on attaque ce qui rend digne autrui, on crée un ennemi éternel. Il se bat pour sa survie, il allie pulsion de vie et pulsion de mort, créant une potion magique redoutable, dans une même direction.


Nous sommes en danger de mort ?
Celui qui est en danger c'est celui qui fait de la mort de l'autre une fin. Aucune civilisation ne s'est développée en détruisant ce que l'autre était. L'Espagne s'est appauvrie a en devenir l'un des pays les plus pauvres du continent européen après en avoir été l'un des plus riches après la reconquista et la conquête des Amériques. L'Allemagne nazie en est un autre exemple. L'autre détruit ne sert à rien et mène à son auto-destruction. En revanche, comprendre l'autre pour en profiter pour connaitre ses forces et les opportunités pour combler ses faiblesses et ses menaces est la meilleure stratégie. Grâce à l'Allemagne nazie, la France a connu les trentes glorieuses. Les Etats Unis sont apparus comme les "défenseurs de la liberté" dans le monde ... Grâce au Barça, le Real de Madrid a du excellé jusqu'à remporter la ligue des champions et le Barça doit rattraper le Real dans ses exploits. Les chinois ont beau être des milliards, ils n'arrivent pas à produire des Messi et des Ronaldo parce qu'ils n'existent pas chez eux le besoin et un point de repère de dépassement... Il y a du bon dans l'émulation, dans la comparaison imposée. L'autre d'à côté que l'on ne peut ignorer, nous pousse à nous sublimer, aussi bon soit il il nous pousse à l'imiter.


Il nous faut des solutions radicales, on ne fait pas des omelettes sans casser des oeufs ?
Si vous êtes du côté de la force et du pouvoir bonne chance !

Donnez nous un exemple qui a fonctionné ainsi sur le long terme ? La fin est dans les moyens. Si on utilise des moyens injustes on fait croitre l'injustice dans son environnement et tout ce qui en est lié souffrance, malheur, cycle de vengeance, de chantage. Alors il y aura toujours quelqu'un pour dire qu'il faut aller plus loin, toujours plus de la même chose mais plus intensément. Si ça ne fonctionne pas ça serait à les entendre qu'on n'a pas été assez fort ... Ce n'est pas une question de degrés mais de méthodes. Si la méthode est bonne le résultat est bon. Lorsque l'on est du côté de celui qui a le pouvoir et la puissance, il n'y a pas pire stratégie.


Notre France va droit dans le mur ?
Tant que les puissants ne seront pas justes oui ! Il n'y pas de justice dans l'injustice.

Ce n'est pas au moins puissant d'initier le changement mais au plus puissant. Le moins puissant a le droit de tout, même d'être injuste s'il n'a pas d'autres choix pour rétablir sa dignité (c'est la seule condition), c'est même un devoir.

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