Lorsque l'on combat des violences policières, on serait d'extrême gauche

Lorsque l'on combat des violences policières, on serait d'extrême gauche

Qu'est ce que ça veut dire ?

 

Ca veut d'abord dire que l'on fait malgré nous de la politique, et ceux qui font de même sont mis dans des catégories et que l'on nous a mis dans cette catégorie.

 

Celui qui cherche à être indépendant ne l'est déjà plus.

 

Celui qui cherche à être avec tout le monde est avec personne.

 

Alors que faire doit on accepter cette catégorisation ?

 

Oui et non,

 

  • Oui, ceux qui nous soutiennent majoritairement sont de gauche.

 

  • Oui, nous devons aider ceux qui nous aident.

 

  • Oui, les violences policières c'est la partie visible de l'iceberg d'injustices qui sont aussi combattues majoritairement par la gauche.

 

  • Oui, on dit que la gauche cherche l'amélioration des droits de l'homme.

 

  • Oui, les victimes sont majoritairement de gauche.

 

  • Oui, le nationalisme à outrance est une cause des injustices policières.

 

  • Oui, le suprématisme blanc est une cause des injustices policières.

 

  • Oui, la police fait le tampon entre ceux qui sont privilégiés et qui sont majoritairement de droite et ceux qui ont le plus d’intérêt à remettre en cause cet ordre social et racial et qui sont majoritairement de gauche.

 

  • Oui, sans rapport de force nous ne serons que des mendiants.

 

  • Oui, nous ne serons jamais soutenus mais plutôt combattus par une majorité de la droite.

 

  • Oui, la gestion de la police et de sa justice sont des questions politiques.

     

 

Vous me voyez venir …

 

  • Il y a aussi des limites à cette catégorisation.

 

  • Est ce qu'un Etat qui produit des injustices ne coute pas ?

 

  • Les libéraux qui cherchent à amoindrir l'omnipotence de l'Etat via la fameuse "main invisible" ne peuvent ils pas être susceptibles d'être ouverts à nos questions ?

 

  • En acceptant une catégorie, n'acceptons nous pas toutes les contradictions que porte cette catégorie et cette catégorisation ?

 

  • Est ce que l'on ne dénature pas le combat qui devrait être universel ?

     

  • Toutes les civilisations n'ont elles pas prohibé le crime de son prochain ?

 

  • Est ce que l'on ne perd pas le sens de la partie apolitique de la lutte contre les injustices ?

 

  • Est ce que l'on ne se crée pas des ennemis évitables ?

 

  • Est ce que l'on doit convaincre par la contrainte nos bourreaux d'arrêter ?

 

  • Est ce que le conseiller a moins de pouvoir que celui qui est conseillé ?

 

  • Est ce que celui qui a un idéal inclusif n'est pas au delà de celui qui est au pouvoir et qui ne l'est déjà plus ?

 

  • Peut on être dans la politique sans être méchant et sans avaler des couleuvres ?

 

  • N'existe-il pas parmi ceux qui nous combattent des personnes sincères qui ont peur de perdre des droits en perdant des privilèges ?

     

 

Alors que faire ?

 

Il s'agit là de choix cornéliens.

 

Il y a là deux conceptions du monde mais ces deux conceptions du monde ont in fine le même problème. Toutes les théories ont leurs limites et il n'y a pas de limites acceptables. Or, la politique cherche à faire qu'une théorie s'emparant de la foule devienne force motrice. Ca ne veut pas dire que l'inverse est faux, si on s'améliore en cuisinant, il faut au départ une recette même si elle est imparfaite.

 

La solution est encore une fois dans le « et ». La vérité est quantique !

 

Il s'agit d'être généraliste et spécialisé.

 

L'important c'est d'être avec tous ceux qui sont sincères sans se lier exclusivement avec les uns et avec les autres en politique et ailleurs ni même les trahir tout en revenant régulièrement à la source de notre implication comme étant le centre de gravité de nos actions, de nos pensées et de nos relations.

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