Les mots vus par Zohra Brahim

Les mots vus par Zohra Brahim

" Debout pour ne plus être à genoux...


Convergence & synergie des luttes. 


L'ordre des mots révèle le désordre du monde...


Les mots sont mis en scène pour raconter une histoire.


Qui raconte l'Histoire ? Quelle histoire est mise en scène ?

La propagande médiatique, idéologique et politique sous les feux des projecteurs/financeurs provient toujours des mêmes bouffons médiatiques & politiques.

A qui profite la mise en scène ? Le crime?


Les mots sont manipulés pour orienter la "pensée", pour conditionner/formater un traitement de l information non objectif/non neutre, une lecture du monde particulière et pas la réalité...


On vous parle de la "non-intégration des jeunes des quartiers" au lieu de dire l'oppression socio-économique ou la désintégration de cette catégorie socio-économique...


Après la facile criminalisation et mises en conditionnement/santé mentale/ risques psycho-sociauxdes/surexposition aux risques/synergie des échecs et risques/ des jeunes de quartiers ( Euh...parler d'émeutes et non de révoltes populaires des quartiers populaires, de mouvements de contestation, de manifestations sociales d'un mal-être existentiel...euh...double peine violences socio-économiques + violences policières... ), aujourd'hui on nous raconte la criminalisation des lycéens (Euh ...oui oui... des enfants mineurs à charge dans le langage institutionnel...pas des enfants mineurs qu'on charge...) des demandeurs d'emploi, des salariés Air France, de Goodyear, des avocats, des pacifistes écolo, des altermondialistes, cop 21, loi travail, droit au logement, loi El Khomri, nuit debout...l'ensemble, la totalité des manifestants, des personnes qui contestent en fait l'ordre social établi... désintégration de toutes ces catégories socio-économiques...Euh ben désintégration de tout le monde en fait, en réalité...sauf l'élite, l'oppresseur commun, avec un nouveau super pouvoir le 49.3....(...euh...démocratie, démos peuple, kratos pouvoir..euh pouvoir au peuple...).


Le capitalisme tue tout le vivant de l'être à la planète, une espèce l animalus politicus enculus finansuces met en danger toutes les autres formes de vie...


Diviser pour mieux régner, diviser pour contrôler...


Parler de quartier et pas de classe populaire, stigmatiser davantage.


Parler de la délinquance populaire, c'est ne pas parler de la criminalité à col blanc.


Parler de la violence et criminalité voulue conditionnée des jeunes, c'est ne pas parler de la violence et criminalité à col blanc.


Parler de " l identité nationale" c'est ne pas parler de la délinquance et criminalité à col blanc, C'est ne pas parler des stratégies pour faire régner un ordre social imposé.


Parler de " l'identité nationale" c'est ne pas parler du mal-être social/socio-économique/sociétal.


Parler de "race blanche", C'est empoisonner le vivre-ensemble, assassiner un être humain & l'humanité.
Parler de "migrants" et pas de réfugiés c'est une vision du monde qu'on impose (...Euh pourquoi ils doivent se réfugier ?...Qui vend des armes ?...A qui profite le crime?)


Dire " enfants/jeunes de l'immigration" n'est pas neutre (...Euh enfant ça va jusqu'à quel âge? Et jeune ça va jusqu'à quel âge? Quel espace temps?...Euh sur combien de générations?...Euh liberté, égalité, fraternité dans la vie pendant la vie ou pendant la vie après la mort?...) 


Dire des "enfants/jeunes de l'immigration et ne pas dire les enfants de la colonisation façonne une vison du monde qui oriente une façon de penser et nie la réalité historique de l'oppression coloniale ( Euh...souffrir avant/souffrir après,...pas d'ici pas de là-bas.. Euh ç quoi le concept...oppression éternelle...).


Dire "des enfants/jeunes de l immigration" en dit long sur le traitement égalitaire des citoyens (...Euh des catégories d' enfants/jeunesse de France?...Euh danger...Euh la caractéristique sacrée ce n est pas l être humain?...)


Parler de "crimes passionnels" c'est ne pas dire que la société patriarcale entretient son pérmis de tuer, de dominer, ne pas dire féminicide alors qu'en France une femme a plus de risques de mort non naturelle, plus de risques de mourir à cause de la violence d un homme que...de mourir d un accident de la route, d'un cancer, d'un attentat...Euh c'est dangereux quand même un attentat, un cancer, un accident de la route non?...l'homme encore plus...


Dire que "le masculin l'emporte sur le féminin" conditionne des représentations et des pratiques alienantes et oppressantes pour...Euh...52% de la population...Euh c'est beaucoup quand même...


Parler de "l'échec scolaire" comme l' échec de l'enfant/de l'élève/de l'étudiant alors qu' au vu du nombre d enfants, jeunes concernés-ées tous les niveaux confondus public/privé/populaire/spécialisé, l''échec scolaire c'est surtout l'échec de l'école de la République...


Comment peut il en être autrement ? L'école est le reflet de la société, société malade car république malade donc école malade, adultes oppressés, jeunesse en souffrance aussi...


Parler du "développement durable" du vent, c'est ne pas parler de développement soutenable, c'est empêcher le peuple de choisir quel type de société, quel type de politique, quel type d'école, quel type de modèle économique, quel type d alimentation ?....


Parler des "casseurs" c'est criminaliser un mouvement populaire, une contestation nationale du peuple, c'est éteindre la voix du peuple..


Parler de "crise" et non du système capitaliste, hasard...


Parler de "la gauche la droite", leurre pour ne pas montrer le rapport vertical l'élite/le peuple, les dominants/les dominés-ées...


Histoire...l'histoire...mythes, fantômes, fantasmes...


La révolution des sans-culottes aux mouvements des sans-matraque(s) devant les cent matraques pour la défense des droits humains, de la dignité, de la solidarité, de l'intégrité physique, de la santé mentale... sans haine ni violence (souffrances toujours du côté du peuple jamais les intouchables, impunité institutionnelle et tout est fait pour que ça dégénère pour écraser le mouvement, légitimer davantage l'abus du pouvoir exécutif et du pouvoir répressif pour écraser toute contestation...)


Société d'oppression, société de soumission, société de dépression, société sous-pression, société sous-tension, société haute-tension. Ne pas rentrer dans la spirale de la violence, tout refait pour, afin de ne pas les laisser mettre en scène les pleureuses et inversion de la victimisation/légitimité de la violence institutionnelle, les pompiers pyromanes en action pour l' extinction des contre-pouvoirs pour faire régner leur ordre...


Les jeunes dangereux étaient des jeunes en danger.


Un peuple en danger peut être dangereux. 


Occuper l'espace public mais aussi et surtout l'espace des intouchables, les lieux des décideurs...


L'État d'urgence pour étouffer les tas d'urgences.


Le 49.3 pour garder le pouvoir d'oppression, de domination. 


Nous sommes le peuple debout. Union & résistance# Humanicide ecocide democraticide feminicide jeunicide en cours...

" On dit d'un fleuve qu'il est violent parce qu'il emporte tout sur son passage, mais nul ne taxe de violence les rives qui l'enserrent ". Bertolt Brecht"

Zohra Brahim

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