Retour sur la journée du Vendredi 6 janvier

Retour sur la journée du Vendredi 6 janvier

" La salle Conchon était comble, d'un peuple assoiffé de vérité ignorée par la justice.

La mémoire collective n'a pas oublié Wissam, ni les autres victimes de violences des mains de la police en France et dans le monde. 

Les familles endeuillées parcourent les mêmes galères et se rapprochent pour se soutenir depuis des années, encore ce soir elles étaient "coudes contre coudes", venues des quatre coins du pays, pour intervenir une fois de plus. Une fois de plus car leur vie c'est ça depuis la disparition de leurs proches. Ils vivent en permanence, depuis des années, avec la recherche de vérité comme planning. La leur offrir serait le moindre des respects de la part de l'Etat.

Mais de respect il n'y a pas chez les hautes gens pour le bas peuple. Constat rude de cette année 2016 pour ceux qui ne l'avaient pas encore fait, dans les manif contre la loi scélérate du travail... malgré les appels lancés depuis des décennies par les quartiers populaires à travers différents collectifs et organisations. 

Ces familles sont nos familles. Ces enfants sont nos enfants. 

Nous ne pouvons plus être spectateurs de cette guerre raciste menée dans nos quartiers et nos rues, pas plus que nous ne pouvons ignorer la violence policière pour les intérêts de bourgeois possédant tout.

Nous sommes les pauvres, les sans-grade, en bas des hiérarchies. Ils nous ont appelé les "Black-Blanc-Beur" quand ça leur était utile.
Le discours a changé. Pas le peuple. Et ça va faire boule de neige contre leurs palais un jour.

Nous reconnaissons les nôtres.

Leurs guerres 
Leurs armées 
Leurs polices
Nos Morts"

Ndlr : 

MERCI À TOUS !!!!!!!!!

Merci à celui qui a écrit ce texte, aux intervenants, spectateurs, membres du comité, à la réalisatrice, à ceux qui se sont déplacés, à ceux qui ont fait circuler l'info, à ceux qui nous ont preté la salle (la municipalité), aux regisseurs, aux avocats, aux journalistes, à ceux qui luttent, à ceux qui ont filmé, photographié, à votre bienveillance ...

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