Gramsci

Gramsci

L’injustice aujourd’hui s’avance d’un pas sûr.

 

Les oppresseurs dressent leurs plans pour dix mille ans.

 

La force affirme: les choses resteront ce qu’elles sont.

 

Pas une voix, hormis la voix de ceux qui règnent,

Et sur tous les marchés l’exploitation proclame: c’est maintenant que je commence.

Mais chez les opprimés beaucoup disent maintenant :
Ce que nous voulons ne viendra jamais.

Celui qui vit encore ne doit pas dire : jamais!

Ce qui est assuré n’est pas sûr.

Les choses ne restent pas ce qu’elles sont.

Quand ceux qui règnent auront parlé,

Ceux sur qui ils régnaient parleront.

Qui donc ose dire: jamais ?

De qui dépend que l’oppression demeure? De nous.

De qui dépend qu’elle soit brisée? De nous.

Celui qui s’écroule abattu, qu’il se dresse!

Celui qui est perdu, qu’il lutte !

Celui qui a compris pourquoi il en est là, comment le retenir?

Les vaincus d’aujourd’hui sont demain les vainqueurs

Et jamais devient: aujourd’hui.

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