Ma France en 2017

Ma France en 2017

Le monde évolue, la France d'hier n'était pas celle d'avant hier, les privilégiés d'avant hier ne sont pas les privilégiés d'hier, les privilégiés d'hier ne sont pas les privilégiés d'aujourd'hui et les privilégiés d'aujourd'hui ne seront pas les privilégiés de demain.

 

Beaucoup disent ne plus reconnaître la France. La France a toujours été d'abord une idée. Une belle idée lorsqu'elle combattait une injustice avec courage, une mauvaise idée lorsqu'elle faisait preuve de lâcheté et de calculs.

 

Lorsque pour la seconde guerre mondiale, la France a voulu utiliser les mêmes recettes avec la ligne Maginot pendant que les allemands avaient appris de leurs défaites, la France a sombré. Elle a sombré encore plus lorsque sous Vichy elle en appelait à une vie simple, une vie de lâches, une vie d'animaux.

 

Beaucoup ne comprennent pas pourquoi certains ne préfèrent pas une vie simple, une vie de survie, tranquille et cherchent le conflit.

 

L'ennui pensent-ils, le caprice suggèrent-ils, l'idéologie malsaine soulignent-ils ...

 

Celui qui ne fait pas de vague, au fond n'a rien à craindre, entend-on.

 

Comme si l'homme était imperfectible et impardonnable.

 

C'est ce que l'on entend dire de ceux qui vivent dans un système tyrannique. Un système qu'ils cautionnent parce qu'ils n'en voient pour le moment que les bénéfices.

 

Mais à quel prix et pour combien de temps ?

 

Connait on le prix des privilèges ? Peut-on le connaître ?

 

Et puis, au fond l'homme est il destiné à survivre ou plutôt à se projeter dans un monde meilleur, amélioré ?

 

N'y a t il pas de conflits là où l'habitude règne ?

 

Si tout change, vouloir maintenir un ordre perpétuel dans un monde en changement est il concevable sans conflits ?

 

Que dire des illusions faussement entretenues et de l’ardeur à vouloir maintenir le maquillage qui s'efface naturellement ?

 

Que dire de ceux qui cherchent à nous maintenir la tête sous l'eau mais qui se font passer pour de bons samaritains ?

 

On les entend dire, ces privilégiés qu'ils sont fatigués, usés, démotivés. Ils le sont certainement mais vouloir revenir à un temps ancien comme cela sans tenir compte de tous les événements qui sont à l'origine de cette fatigue est il raisonnable ?

 

Est ce si terrible de ne pas profiter d'un profond sommeil et d'être dérangés par nos bourdonnements ?

 

Faudrait il être invisible pour être acceptable à défaut d'être entendu ?

 

Nos souffrances mortelles, indélébiles peuvent elles être comparées à leur ego et à leur orgueil pour ne pas dire leurs caprices ?

 

Qu'ils ressentent l'impression de n'être rien, de subir les évènements, de ne pas avoir droit à la sérénité alors qu'ils nous maintiennent dans un profond désespoir n'est qu'un réflexe de cet orgueil qui comble et qui fait écho au vide de leurs âmes.

 

L'orgueil est une drogue qui ne se soigne pas en groupe. Le groupe maintient l'illusion d'autant plus qu'elle est remise en cause.

 

Et puis, au fond, dans un monde d'injustices, dans un champs de batailles, il ne peut pas exister de paix éternel.

 

Nous payons et nous payerons les politiques de domination comme un boomerang, les manipulations ne suffiront pas, elles ne suffiront plus.

 

Il est vrai qu'en temps de peur, de guerre, c'est l'union sacrée. Certains prennent les cris de secours comme de la reconnaissance éternelle.

 

Mais ça ne dure pas, et pourquoi ça ne dure pas ?

 

Parce que le problème n'est pas un problème de personne ni un problème d'idéologie.

 

Le problème humain est toujours complexe, systémique c'est un problème de personne ET d'idéologie mais pas que.

 

Nous ne sommes pas des objets limités. Nos détracteurs nous considèrent souvent comme des objets et aiment nous mettre dans des cases mais nous ne le sommes pas. Nous ne pouvons pas l'être. Nous ne le serons jamais.

 

Alors ils s'efforcent à détruire les leaders et ne comprennent pas que le boomerang revient encore et encore.

 

Le ying est dans le yang et le yang dans le ying, il y a du mauvais et du bon chez tout individu, il n'est pas un objet mais une multitude d'objets sans qu'un seul ne le définisse entièrement. Il peut être bon avec les uns et mauvais avec autres, timide avec les uns et le contraire dans d'autres occasions.

 

Celui qui limite l'homme à des objets et cherche à utiliser une méthode pour éliminer l'objet indésirable se trompe s'il ne prend pas l'objet dans sa complexité dans ses besoins et ses désirs.

 

Le résultat peut même être le contraire.

 

Le sauveur s'habituant de ses privilèges devient rapidement persécuteur sans cette prise en compte. Il y a toujours une dialectique entre la victime, le sauveur qui cherche sa victime reconnaissante et le persécuteur qui ne comprend pas le manque de reconnaissance de ses victimes.

 

Une fois que l'on entre là dedans, tout devient ensuite manipulation, image erronée, propagande.

 

Pour celui qui n'est pas entendu, le maintien de l’ordre, l'injonction à la paix c'est le traité de Versailles, la capitulation, le maintien d'un ordre injuste et inégalitaire.

 

Plutôt que de chercher la paix à tout prix, il suffirait pourtant de rechercher la satisfaction des besoins à tout prix. Une paix injuste a toujours été synonyme d'humiliations, de vengeance et de guerres plus terribles par la suite.

 

D'où vient cette volonté de mettre dans des cases, de vouloir minorer, de vouloir criminaliser pour ne pas écouter ceux qui disent non?

 

De la facilité et de sa sœur l'efficacité surement.

 

Comment s'étonner des contradictions lorsque le seul chemin c'est d'être majoritaire à tout prix pour être entendu.

 

Quel beau système la démocratie, le moins pire système pour la majorité entend on, le pire pour les minorités alors que nous en sommes tous à notre manière !

 

L'efficacité encore et encore plutôt que la qualité. Et ce manque de qualité se payera s'il ne se paye pas déjà.

 

On manque de ce que l'on perd trop et non pas de ce l'on n'a pas assez. On perd à vouloir satisfaire ses désirs et les désirs infinis des autres là où on devrait entendre, commencer par entendre, les besoins.

 
Plutôt que la démocratie si on écoutait les besoins on pourrait tous s'entendre.
 
TOUS SANS EXCEPTION
 
Et si ces besoins n'étaient pas respectés on pourrait tous s'entendre sur d'autres besoins.
 
Tout est là-dedans écouter le sacré de l'autre ce dont il ne lâchera pas même si ça doit lui en couter, ce dont il est prêt à mourir.
 
L'atteinte au sacré c'est pour certains l'insulte du prophète, le sacré pour Charlie Hebdo c'est la liberté d'expression. Lorsque le sacré de l'un est en dissonance avec le sacré de l'autre c'est la mort.
 
Le sacré pour certains c'est une famille composée d'un homme et d'une femme, le sacré pour les homosexuels c'est l'amour libre tant que l'on ne fait pas de mal à autrui, le sacré de l'un est encore en dissonance avec le sacré de l'autre.
 
Le sacré non entendu est à l'origine de tous les conflits. La sécurité pour les uns, la liberté pour les autres, la solidarité pour les uns, la propriété privée pour les autres ...
 
Mais c'est trop long, trop compliqué et l'on fait passer des désirs pour des besoins parce qu'il faut bien être majoritaire même avec son ami de circonstance parce qu'il faut être entendu au fond et que l'on entend pas celui qui est minoritaire comme on n'entendait pas Galilée et les plus grands hommes et les plus grandes femmes lorsqu'elles étaient les précurseurs d'une vérité qui dérange.
 
D'où vient cette volonté de faire passer pour des nuisibles ceux qui prônent la responsabilité et le bonheur pour tous ?
 
D'où vient cette volonté de faire passer d'anti-tout ceux qui par une vision systémique lient honnêtement et stratégiquement les injustices pour mieux les combattre ? On ose ensuite dire qu'ils s'ennuient tout en profitant du système qu'ils bénéficient.
 
Chacun de nous avons nos privilèges et nos sacerdoces. C'est vrai. Nous sommes tous aux yeux d'autres misérables des privilégiés et les misérables tout autant. Mais ces privilèges ne font pas de nous des coupables ou des profiteurs si ceux-ci ne s’appuient pas sur les droits des autres mais bien au contraire les entendent.

 

commentaires

Haut de page