"Pour tout changer" : analyse et interprétations

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Interprétations :

 

Même les sociétés les plus totalitaires ne peuvent pas empêcher l'autodétermination du peuple s'il s'en convient, c'est un levier pour nous libérer de nos chaînes. On est libre de choisir d'être libre.

 

L'autorité c'est le pouvoir sans la confiance. Celui qui veut s'attaquer à un pouvoir oppressif doit pointer du doigt la trahison morale de celui qui l'exerce. Une personne qui a gagné la confiance de l'autre n'a pas besoin et n'a que faire de l'autorité. Le principe de réalité rattrape tôt ou tard une confiance usurpée.

 

Nous ne sommes pas des individus isolés, la liberté des uns commence là où la liberté des autres commence. En prenant soin des autres, je prends également soin de moi même.

 

On a tendance à blâmer les personnes alors que l'on devrait blâmer les systèmes. Les systèmes reproduisent indépendamment des personnes qui les composent les mêmes abus. Pour combattre un système injuste, il ne s'agit pas de le réformer, mais plutôt d'avoir le courage de le mettre hors jeu par nos interrelations avec ce dernier. Le pouvoir exercé par les autres sur nous mêmes n'est que le pouvoir dont nous leur avons abandonné.

 

Le premier signe d'un système oppressif est sa volonté de contrôle. Celui qui détient un pouvoir légitime, basé sur une confiance légitime n'a pas besoin de contrôle. La recherche de contrôle est un constat d'échecs qui signale que la confiance est perdue, le pouvoir est devenu autorité, il a déjà un pied dans la tombe.

 

Un système oppressif repose aussi sur des construits sociaux erronés qui légitiment l'inégalité en construisant une multitude de petites frontières entre nous. A partir du moment où le système construit une hiérarchie, elle favorise celui qui est supposé se situer en haut. Cette pyramide est une construction mentale, elle n'a aucune réalité, elle n'a pas de tête (en réalité même au dessus du président, il reste le peuple). L'appartenance repose dans de tels systèmes sur l'exclusion des autres. La solution est de rétablir des réseaux de communication horizontaux et de mettre hors jeu la pyramide chimérique sans être aspiré par le jeu que l'on nous offre.

 

Chaque ordre est fondé sur un crime perpétré à l'encontre du précédent. Le crime fondateur de notre société est la rébellion contre l'autorité absolue des monarques. Chaque ordre contient le germe de sa propre destruction. Rien ne dure éternellement. Le crime de la société future sera entre autres de nous débarrasser de l'autorité absolue des institutions.

 

La roue est lancée, il reste à la suivre.

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