Merci les amis

par cjvpourwissam

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Rosa Parks

par cjvpourwissam

Rosa Parks

Non Rosa Parks ne s'est pas totalement éteinte jour pour jour il y a 10 ans.

Le combustible des injustices maintient les flammes de son indignation.

Désolé pour le dérangement. Nous essayons de changer le monde !

Et vous savez quoi ?

Tôt ou tard nous y arriverons !

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"Making oppression backfire"

par cjvpourwissam

"Making oppression backfire"

Le processus d'oppression policière de son propre peuple est l'outil qu'utilise les leaders d'un régime autoritaire qui ne veut pas se remettre en cause, qui croit qu'un État fort (c'est à dire fortement injuste) est positif pour le plus grand nombre. Ces personnes ne comprennent pas qu'en réalité un État fortement injuste est un État mort, parce que l'on ne peut pas manager un peuple dans la durée par la peur ou le mensonge mais justement par l'honneteté, l'enthousiasme, le courage, en étant visionnaire mais surtout par la compétence. Sinon, tot ou tard il subira le retour de flamme.

Pour combattre cette oppression le texte en pièce jointe propose différents conseils pour créer un retour de flamme.

Il faut d'abord se préparer :
- Comprendre les leviers de la peur. Etre préparé psychologiquement et émotionellement à toutes les possibilités en s'informant sur les expériences, tactiques et méthodes
- Comprendre le lien entre l'oppression et le pouvoir
- Apprendre le plus possible avec les personnes qui sont passées par là
- Développer une stratégie qui ne repose pas sur des personnes mais sur un processus
- Connaitre les détails qui pourraient se passer pour qu'ils puissent donner du courage plutôt qu'intimider lorsqu'ils arriveront

Il faut ensuite faire face à l'oppression sans peur :
- Agir rapidement et disctinctement
- Rendre publique les injustices afin de détruire la fausse image que souhaite garantir l'oppresseur
- Occuper physiquement les sièges de pouvoir
- Apporter de l'aide à ceux qui en ont besoin

Ils conseillent ensuite de capitaliser :
- Il n'y a pas un seuil de victimes acceptable, toutes les victimes comptent
- Partager l'idée que quoiqu'il arrive, il faudra aller jusqu'au bout du combat
- Faire en sorte que tout le monde soit conscient de ce qu'il se trame
- Se rappeler de ceux qui sont morts sous les coups de nos bourreaux
- Nommer individuellement les responsables afin qu'ils ne puissent jamais se cacher derrière un groupe
- Debriefer et partager ses expériences pour qu'elles puissent servir à d'autres


http://www.canvasopedia.org/images/books/mob/MOB_English_May2014.pdf?pdf=Making-Oppression-Backfire-ENG

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Les mêmes faits vus par les médias

par cjvpourwissam


http://www.leparisien.fr/chanteloup-les-vignes-78570/chanteloup-les-vignes-deux-policiers-blesses-lors-de-l-interpellation-des-dealeurs-19-10-2015-5200753.php

"

Deux hommes soupçonnés de se livrer à un vaste trafic de drogue depuis plusieurs mois, devant un local, place des Pierreuses, à Chanteloup-les-Vignes ont été interpellés, dans la nuit de vendredi à samedi, par des fonctionnaires de la Brigade anticriminalité (BAC) du commissariat de Conflans-Sainte-Honorine. Un troisième, soupçonné d’être également un membre actif du trafic, est en fuite.

Leur arrestation, au cœur du quartier de la Noé, a été mouvementée. Deux policiers ont été blessés au moment où ils tentaient de passer les menottes à l’un des dealeurs, âgé de 26 ans, sur qui ils avaient trouvé plusieurs doses de drogue. Les fonctionnaires ont même dû faire usage de leur flash-ball pour disperser un groupe d’individus hostiles qui se formait et se rapprochait d’eux au moment où ils allaient se livrer à la perquisition du local. A l’intérieur, les fonctionnaires ont d’ailleurs découvert, dissimulées, trois plaquettes de résine de cannabis prédécoupées, pour un poids total de 387 g. Les officiers de la brigade de sûreté urbaine (BSU) ont également mis la main sur une somme de 2 500 € en espèces, ainsi que sur du matériel servant à faire de la revente.

Les deux policiers blessés ont été emmenés au centre hospitalier de Poissy. L’un présentait une entorse à la cheville gauche ; son collègue des douleurs au visage avec suspicion d’une dent cassée. Ils se sont vus délivrer une dizaine de jours d’Incapacité Temporaire de Travail (ITT). Les deux mis en cause ont été placés en garde à vue. L’enquête se poursuit pour trouver leur complice."

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Ca change de BFM TV

par cjvpourwissam

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Personne ne nous protège de ces tarés

par cjvpourwissam

Et s'il n'y avait pas eu de video, qu'est ce qui serait passé ?

Combien de fractures et de témoins auraient été nécessaires pour reconnaitre des violences policières ?

Qu'aurait dit la police des polices ?

Qu'aurait dit le parquet ?

Qu'auraient dit les experts judiciaires ?

Qu'auraient dit les syndicats policiers ?

Quelle aurait éla réaction de la justice face aux allégations de violences policières ?

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Heal the world

par cjvpourwissam

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Angela Davis : « De Ferguson à Paris, marchons pour la dignité ! »

par cjvpourwissam

Angela Davis : « De Ferguson à Paris, marchons pour la dignité ! »

http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/191015/angela-davis-de-ferguson-paris-marchons-pour-la-dignite

Angela Davis, marraine de la marche de la dignité et contre le racisme, bat le rappel pour l'événement du 31 octobre, à Paris. La marche, lancée par un collectif de femmes, est coanimée par des organisations de l'immigration et des quartiers populaires et également soutenue par de nombreuses organisations du mouvement social à l'échelle nationale et internationale.

" Une transformation historique est en cours dans les métropoles occidentales. Depuis 2013, les États-Unis traversent une vague de contestation profonde des institutions policières et judiciaires. À la suite de la mort de trois hommes noirs – Trayvon Martin, puis Michael Brown et Eric Garner entre les mains de la police –, un mouvement a vu le jour pour réclamer la justice sociale et raciale, sous le nom de « Black Lives Matter ».

« Les vies des Noirs sont importantes », dit littéralement le slogan. Cet énoncé prescriptif dénonce une politique systématisée qui veut que la vie d’une personne africaine-américaine soit moins importante que celle d’une personne blanche. La violence à l’encontre des Africains-américains ne se manifeste en effet pas seulement par des brutalités isolées, mais par une discrimination systémique au sein des institutions judiciaires et policières : les crimes racistes commis par les forces de l’ordre (et parfois par des citoyens blancs) restent impunis, sont sciemment couverts par les instances de répression et sont socialement validés par les arbitrages judiciaires.

Cette réalité est un secret de polichinelle. En faire le récit relève du lieu commun, mais il faut des milliers de personnes dans les rues pour l'imposer dans le débat public. Et c'est ce qui s'est produit : en deux ans, la question des violences policières est devenue incontournable dans le paysage médiatique et politique étatsunien. Ce tournant est le fruit d'initiatives multiples, des marches contre les violences policières jusqu'aux interpellations de candidats électoraux, en passant par une occupation résolue des réseaux sociaux, blogs et plate-formes numériques. Cette vague contestataire est l'un des mouvements les plus prometteurs depuis Occupy Wall Street pour ceux qui luttent en faveur de la justice sociale et de l'égalité.

En France, une initiative des plus prometteuses rassemble une pluralité de militantes, issues des horizons sociaux et politiques les plus divers, pour lutter contre le racisme d'État, l'islamophobie, la rromophobie, la négrophobie, et leur point de cristallisation principal : les violences policières. Ces femmes, toutes issues de l'immigration et des quartiers populaires, ont appelé à une « marche de la dignité » le 31 octobre, pour réclamer la fin de l'arbitraire policier et raciste.

Cet appel a d'ores et déjà reçu un soutien impressionnant. Elle est absolument unitaire au sein des luttes de l'immigration et des quartiers populaires. De nombreuses associations de terrain, qui luttent au quotidien contre l'islamophobie, la négrophobie ou encore la rromophobie, en sont partie prenante. À l'initiative de militants associatifs, des cars seront affrétés depuis la province vers Paris. Du côté de la gauche radicale française, il faut noter que la plupart de ses organisations ont appelé à cette manifestation. À l'international, de nombreux groupes autour de Black Lives Matter ont apporté leur soutien. C'est le cas aussi de Podemos ou encore de la coalition turque HDK auquel est affilié le principal parti d'opposition de gauche pro-kurde, le HDP.

Si cette initiative fait sens du côté de ceux qui subissent les discriminations de façon systématique, elle a donc aussi le potentiel d'être un mouvement rassembleur, un moment fort des mobilisations sociales au sens large et pour l'ensemble des forces progressistes. Elle porte aussi un message internationaliste, car il s'adresse à toutes celles et ceux qui luttent contre le système mondial de la suprématie blanche, soutenu par les États impérialistes et leurs politiques néocoloniales à l'étranger, carcérales et sécuritaires à l'intérieur.

Il n'est à cet égard pas anodin que cette mobilisation ait lieu en pleine offensive israélienne à Jérusalem et dans les colonies. Israël est aujourd'hui un pilier de ce système néocolonial, par son rôle de gendarme du Moyen-Orient, son régime d'apartheid à l'égard des Palestiniens et son rôle d'avant-garde dans le complexe militaro-carcéral et la promotion des technologies de maintien de l'ordre. Pour les marcheurs français, cette conjoncture est à la fois riches d'analogies, tant la France a une position pro-active dans les technologies sécuritaires (drones, surveillance, armes prétendument non léthales), et tant son gouvernement appuie systématiquement les initiatives israéliennes.

Enfin, cet appel est lancé en France par ce que, dans le monde anglophone, nous avons l'habitude d'appeler des « femmes de couleur » (women of color). Cette dimension résonne particulièrement avec les combats que j'ai eu à mener. Hier comme aujourd'hui, les femmes non blanches ont eu une place spécifique dans le système raciste. Du rôle de soutien de famille des Africaines-américaines jusqu'aux femmes, sœurs et filles d'hommes victimes du système policier et carcéral, nous, femmes de couleur, avons toujours joué un rôle d'avant-garde dans la lutte antiraciste. Je suis heureuse de voir de nouvelles générations de femmes reprendre ce flambeau, et réaffirmer la dignité de millions de voix écrasées, humiliées, de familles brisées, et d'héritages rompus.

Octobre 2015, Angela Davis "

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Otspor!

par cjvpourwissam

Otspor!

Srdja Popovic a fondé le mouvement Otspor! qui permit en 2000 la chute de Milosevic.

Dans son livre "Comment faire tomber un dictateur quand on est seul, tout petit, et sans armes" il nous livre des conseils, des actuces qui ont été suivi et qui ont fait leurs preuves en Serbie, Ukraine, Egypte.

Dans ce livre, un chapitre est particulèrement important parce qu'il est à nos yeux le problème principal en France : l'unité dans le respect de la diversité sans sabotage.

Il commence par l'exemple de la Biélorussie où le dictateur s'est maintenu malgré une élection démocratique parce que l'opposition dilapida une grande part de son énergie à se battre sur des petites différences , au lieu de s'unir contre son adversaire commun.

Srdja souligne que l'unité est une chose complexe. C'est l'un des éléments les plus difficiles à obtenir et l'un des plus décisifs.
L'un des plus difficiles d'une part parce que nous avons tous la tendance innée à croire que nous savons tout mieux que les autres. Et puisque nos vies et nos expériences sont différentes, nous pensons différemment.

Srdja raconte comment en Serbie ils ont dépassé cela :
" Pour éviter cela, nous avons empilé toutes nos idées et tous nos espoirs dans ce slogan unitaire : "Il est fini" Cela nous aida à oublier nos différences et à nous rassembler autour d'un objectif unique.
Le slogan "il est fini", dans sa simplicité, suffisait pour que toute personne voulant un avenir sans Milosevic nous rejoigne. Nous restions concentrés sur "lui", malgré les revendication diverses et variées que pouvaient avoir par ailleurs les différents groupes d'intérêts concernés."

Srdja souligne qu'il est impossible d'assurer l'unité lorsque des groupes cherchent les conflits horizontaux parce que les différences ne manquent pas et qui cherche trouve. Comme il n'est pas impossible d'empêcher des lettres ouvertes écrites par des irresponsables, saboteurs de l'unité dans le respect de la diversité.

Il dit que la seule chose que l'on peut faire c'est apprendre à partir des expériences des autres à tolérer malgré la diversité pour mieux faire scintiller nos points de convergence. En voici un exemple :
"Dans les premiers jours du soulèvement de 2011 sur la place Tahrir, certains commentateurs avaient prédit que la violence sectaire l'emporterait sur le sentiment d'euphorie qui avait envahi le pays tout entier - ce n'était qu'une question de temps. Alors, comment les activistes traitèrent-ils ce problème ? Un vendredi, alors que les musulmans s'agenouillaient pour la prière, leurs compatriotes chrétiens firent une chose inouie dans l'histoire chaotique de ce pays : main dans la main, ils formèrent un cordon pour protéger leurs amis musulmans du harcèlement et leur laisser de l'espace pour prier en paix. A un moment, un couple chrétien organisa un mariage public au milieu du chaos de la place Tahrir, et quand les nouveaux mariés se tournèrent vers la foule, ils furent acclamés et reçurent les voeux des musulmans comme des chrétiens. Touché par l'unité religieuse sur la place, le révérend Ihab-el-kharat bénit les manifestants en des termes pour le moins attendus : "Au nom de Jésus et de Mahomet, nous unifions nos rangs. Nous continuerons à manifester jusqu'à la chute de la tyrannie.""

Et ce qu'ils firent !

Il s'agit de faire un choix : s'unir dans la diversité ou se désunir dans la recherche de l'unité par une négation et une intolérance à la diversité.

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Marche de la dignité - Reportage AlterJT

par cjvpourwissam

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