Voici le monde binaire que l'on nous offre

par cjvpourwissam

Voici le monde binaire que l'on nous offre

http://www.reporterre.net/Si-Remi-Fraisse-n-avait-pas

Si Rémi Fraisse n’avait pas manifesté, il ne serait pas mort

Si la femme n'avait pas aguiché le violeur, il ne l'aurait pas violé

Si elle ne portait pas une burqa, le policier ne l'aurait pas agressé

S'il ne s'était pas débattu, on ne lui aurait pas appliqué la clé d'étranglement

S'il n'avait pas fait de conneries, sa vie aurait de l'importance


Voici le monde binaire que l'on nous offre, voir à ce sujet

http://www.justicepourwissam.com/2015/04/martin-luther-king-disait-nous-devons-apprendre-a-vivre-ensemble-comme-des-freres-sinon-nous-allons-mourir-tous-ensemble-comme-des-i

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Plutôt vivre que survivre

par cjvpourwissam

Plutôt vivre que survivre

Le verbe existere signifie "surgir du néant", "sortir de derrière". Traduit littéralement le mot signifie : "dépasser de", "faire saillie", "sortir du lot".

Certaines personnes ont perdu foi au changement. Ils pensent qu'il y a des injustices avec lesquelles on devrait s'accoutumer.

Ils pensent que vivre c'est survivre. Ils ne sont pas dans l'existence mais dans la subsidence de leur propre vie.

Vivre c'est exister, oser.

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“Il n’y a pas de ‘bavures’, mais un système de domination policière”

par cjvpourwissam

“Il n’y a pas de ‘bavures’, mais un système de domination policière”

http://www.lesinrocks.com/2015/05/08/actualite/il-ny-a-pas-de-bavures-mais-un-systeme-de-domination-policiere-11746165/

« Là-bas comme ici, les révoltes populaires, des contre-médias autonomes et la lutte sans répit semblent émerger comme les seules issues pour faire exister ces vérités à travers et au-delà des territoires ségrégués comme pour contenir le déferlement de la violence d’Etat. Mais là-bas comme ici et partout ailleurs, si nous voulons vivre réellement libres, égaux et dignes, il nous faudra sans doute réussir à nous auto-organiser et nous allier entre exploité.e.s, opprimé.e.s et aliéné.e.s, pour remplacer le système de toutes les dominations par des formes de vie basées sur l’entraide, le partage et la solidarité. »

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IGPN = "hiérarchie policière" dixit le syndicat alliance

par cjvpourwissam

IGPN = "hiérarchie policière" dixit le syndicat alliance

Le syndicat alliance, le syndicat majoritaire de la mafia policière qui est invité malgré ses nombreux mensonges dans les médias, qui couvre systématiquement les mauvais policiers lorsqu'ils trafiquent des preuves, tuent, violent, volent, mutilent, nous donne la preuve, avec ce tract, que lorsque c'est l'IGPN qui parle c'est "la hiérarchie policière" qui parle.

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Charlie Chaplin - Discours - Le Dictateur

par cjvpourwissam

"Je suis désolé, mais je ne veux pas être empereur, ce n’est pas mon affaire. Je ne veux ni conquérir, ni diriger personne. Je voudrais aider tout le monde dans la mesure du possible, juifs, chrétiens, païens, blancs et noirs. Nous voudrions tous nous aider si nous le pouvions, les êtres humains sont ainsi faits. Nous voulons donner le bonheur à notre prochain, pas lui donner le malheur. Nous ne voulons pas haïr ni humilier personne. Chacun de nous a sa place et notre terre est bien assez riche, elle peut nourrir tous les êtres humains. Nous pouvons tous avoir une vie belle et libre mais nous l’avons oublié.


L’envie a empoisonné l’esprit des hommes, a barricadé le monde avec la haine, nous a fait sombrer dans la misère et les effusions de sang. Nous avons développé la vitesse pour nous enfermer en nous-mêmes. Les machines qui nous apportent l’abondance nous laissent dans l’insatisfaction. Notre savoir nous a fait devenir cyniques. Nous sommes inhumains à force d’intelligence, nous ne ressentons pas assez et nous pensons beaucoup trop. Nous sommes trop mécanisés et nous manquons d’humanité.

Nous sommes trop cultivés et nous manquons de tendresse et de gentillesse. Sans ces qualités humaines, la vie n’est plus que violence et tout est perdu.

Les avions, la radio nous ont rapprochés les uns des autres, ces inventions ne trouveront leur vrai sens que dans la bonté de l’être humain, que dans la fraternité, l’amitié et l’unité de tous les hommes.

En ce moment même, ma voix atteint des millions de gens à travers le monde, des millions d’hommes, de femmes, d’enfants désespérés, victimes d’un système qui torture les faibles et emprisonne des innocents.

Je dis à tous ceux qui m’entendent : Ne désespérez pas ! Le malheur qui est sur nous n’est que le produit éphémère de l’habilité, de l’amertume de ceux qui ont peur des progrès qu’accomplit l’Humanité. Mais la haine finira par disparaître et les dictateurs mourront et le pouvoir qu’ils avaient pris aux peuples va retourner aux peuples. Et tant que des hommes mourront pour elle, la liberté ne pourra pas périr. Soldats, ne vous donnez pas à ces brutes, à une minorité qui vous méprise et qui fait de vous des esclaves, enrégimente toute votre vie et qui vous dit tout ce qu’il faut faire et ce qu’il faut penser, qui vous dirige, vous manœuvre, se sert de vous comme chair à canons et qui vous traite comme du bétail.

Ne donnez pas votre vie à ces êtres inhumains, ces hommes machines avec une machine à la place de la tête et une machine dans le cœur.

Vous n’êtes pas des machines.

Vous n’êtes pas des esclaves.

Vous êtes des hommes, des hommes avec tout l’amour du monde dans le cœur.

Vous n’avez pas de haine, sinon pour ce qui est inhumain, ce qui n’est pas fait d’amour.

Soldats ne vous battez pas pour l’esclavage mais pour la liberté.

Il est écrit dans l’Evangile selon Saint Luc « Le Royaume de Dieu est dans l’être humain », pas dans un seul humain ni dans un groupe humain, mais dans tous les humains, mais en vous, en vous le peuple qui avez le pouvoir, le pouvoir decréer les machines, le pouvoir de créer le bonheur. Vous, le peuple, vous avez le pouvoir, le pouvoir de rendre la vie belle et libre, le pouvoir de faire de cette vie une merveilleuse aventure.

Alors au nom même de la Démocratie, utilisons ce pouvoir. Il faut tous nous unir, il faut tous nous battre pour un monde nouveau, un monde humain qui donnera à chacun l’occasion de travailler, qui apportera un avenir à la jeunesse et à la vieillesse la sécurité.

Ces brutes vous ont promis toutes ces choses pour que vous leur donniez le pouvoir : ils mentaient. Ils n’ont pas tenu leurs merveilleuses promesses : jamais ils ne le feront. Les dictateurs s’affranchissent en prenant le pouvoir mais ils font un esclave du peuple.

Alors, il faut nous battre pour accomplir toutes leurs promesses. Il faut nous battre pour libérer le monde, pour renverser les frontières et les barrières raciales, pour en finir avec l’avidité, avec la haine et l’intolérance. Il faut nous battre pour construire un monde de raison, un monde où la science et le progrès mèneront tous les hommes vers le bonheur. Soldats, au nom de la Démocratie, unissons-nous tous !"

Charlie Chaplin - Discours - Le Dictateur

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La commission parlementaire a choisi la pilule bleue

par cjvpourwissam

La commission parlementaire a choisi la pilule bleue

http://www.mediapart.fr/article/offert/55b61893b09aa304036b4fee04f954c8

Si on savait que la justice instruisait les affaires pour mieux dédouaner les policiers, on apprend que la commission parlementaire sur laquelle beaucoup comptaient pour renforcer nos droits et notre dignité, cherche à inciter à la limitation du droit à manifester.

Elle avait le choix entre faire face à la réalité et résoudre des problèmes de fond en s'attaquant aux causes racines (la pilule rouge) ou bien fermer les yeux sur les dysfonctionnements structurels, rejeter la faute sur les premières victimes de la violence policière (la pilule bleue).

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Au delà des mots

par cjvpourwissam

Au delà des mots

Il y a des photos qui vont au delà des mots.

Cette photo est en ce sens une oeuvre d'art.

P.S : Merci à © CadrageB

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A l'année prochaine pour le même article

par cjvpourwissam

A l'année prochaine pour le même article

http://www.20minutes.fr/societe/1613619-20150521-police-va-plutot-mieux-toujours-exemplaire

"

La police, en dépit de la multiplication d'affaires retentissantes de corruption, «va plutôt mieux», mais n'est pas toujours exemplaire, selon l'Inspection générale de la police (IGPN) qui contrôle les 145.000 policiers.

«L'institution police va plutôt mieux», il «ne faut pas s'attacher à quelques cas médiatiques» de corruption, a plaidé jeudi la «patronne» de l'IGPN («police des polices») Marie-France Moneger-Guyomarch en présentant le bilan 2014 de son service surnommé, dans le jargon policier, les «boeuf-carottes».

En 2014, par rapport à 2013, a détaillé la responsable, il y a eu une augmentation de quelque 7% des saisines de l'IGPN par la justice. Pour près de la moitié, des affaires de «violences volontaires», le reste se partageant entre affaires de vols, faux en écriture ou - peu, 43 cas - de corruption.

S'agissant des enquêtes administratives sur les «manquements» de fonctionnaires, autre spécialité de la «police des polices» sur injonction du ministre de l'Intérieur ou des hiérarques policiers, il y en a eu 257. 125 policiers ont fait l'objet d'avertissements ou de blâmes, 85 renvoyés devant un conseil de discipline. La plupart des «manquements» sont liés «au devoir d'exemplarité», de déontologie ou de «probité» tels la fréquentation de voyous ou des violences hors service.

Plus de violences contre les policiers

Mme Moneger a aussi relevé le nombre croissant des violences contre les policiers, en intervention notamment, évoquant «ceux qui se font rouler dessus en voiture» lors de contrôles, par exemple.

Elle a aussi évoqué la plateforme internet qui, depuis septembre 2013, permet à un quidam de signaler des dérapages. 3.162 signalements en 2014, entre 200 et 250 par mois, «assez peu» au regard des 2,5 millions d'interventions policières annuelles, selon elle.

«Nous sommes saisis davantage pour des affaires de drogue», a aussi consenti Mme Moneger, «les policiers ne sont pas à l'abri, nous sommes et serons particulièrement vigilants».

Depuis 2011 une longue série d'affaires, confiées à l'IGPN, ont ébranlé l'institution policière: présumés trafic ou détournement de drogues, de viol ou encore des affaire de fuites comme celle qui a coûté sa place à l'ancien «patron» de la PJ parisienne Bernard Petit."

A lire : http://www.justicepourwissam.com/article-bientot-le-nouveau-rapport-annuel-de-l-igpn-125625917.html

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Pourquoi se battre ?

par cjvpourwissam

Pourquoi se battre ?

http://indigenes-republique.fr/je-ne-leur-ferai-pas-de-cad…/

"Contre qui je me bats ?

Je me bats contre l’invisible qui est en fait le système qui a instauré cette police. C’est un cercle qui va de la police, à la Justice jusqu’aux politiques. Ils sont tous liés. Ce système donne l’impression qu’on ne peut pas le toucher. Et les assassinats sont considérés comme des pertes inévitables de ce système, qui lui-même décide de ne pas en tenir compte.

Pour qui je me bats pour qui ?

Je me bats pour la mémoire de mon frère. C’est un combat contre moi-même pour garder le cap et ne pas tomber dans le désespoir. C’est un combat pour mes enfants qui pourraient être confrontés à cela. C’est un combat pour tous ces jeunes qui subissent, toutes ces familles qui subissent et ne disent rien, considérant qu’on ne peut rien faire contre la police. Je dirai que c’est un combat global.


Qu’est-ce que cette lutte m’a appris ?

Elle m’a appris que se battre n’est pas facile. Même si j’ai la force et la détermination de pouvoir y arriver ou, en tout cas, de contribuer à ce qu’il y ait un changement. Si on arrive à sauver des vies en faisant qu’un policier, au moment de tirer, réfléchisse à ce qu’il pourrait encourir, qu’il sache qu’il est épié, surveillé, ce serait déjà une victoire.


J’ai appris qu’il existait une réelle solidarité. Je suis en admiration devant ces gens qui luttent depuis des années, devant ces militants de tous bords, de toutes nationalités, qui luttent, sans avoir été eux-mêmes touchés par ce genre de drame. Je les admire et je les remercie de consacrer tant de temps à quelque chose qui ne les concerne pas directement. Je trouve cela très beau."

Merci Amal

http://indigenes-republique.fr/je-ne-leur-ferai-pas-de-cad…/

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Analyse d'un professeur en sociologie

par cjvpourwissam

Analyse d'un professeur en sociologie

http://lemonde.fr/idees/article/2015/05/19/dix-ans-apres-les-causes-des-emeutes-sont-toujours-presentes_4636390_3232.html?xtref=http://lm.facebook.com/l.php

"Le tribunal de Rennes a rendu son jugement, lundi 18 mai, dans l’affaire de la mort de Zyed et Bouna. La justice a suivi les réquisitions du parquet, qui réclamait la relaxe des deux policiers poursuivis pour non-assistance à personne en danger. Pour Didier Lapeyronnie, professeur de sociologie à Paris IV, cette décision « pose l’existence de deux poids deux mesures » dans la justice française.

« Dix ans plus tard, le tribunal a tranché : la relaxe pour les policiers poursuivis pour non-assistance à personne en danger. Le 27 octobre 2005, deux adolescents de Clichy-sous-Bois sont morts électrocutés dans le transformateur où ils se cachaient pour échapper aux policiers qui les poursuivaient. À n’en pas douter, le verdict sera interprété comme un profond déni de justice non seulement par les proches, mais plus généralement par la population des quartiers populaires. Le verdict réitère le drame et sa charge émotionnelle. Comme une sorte de rite, il fonde une identité commune négative, celle des victimes des pratiques institutionnelles et du rejet de la République, à laquelle il associe le sentiment d’une injustice absolue puisqu’elle viole les codes et les principes moraux fondamentaux de la société. Il pose l’existence de deux poids deux mesures : les habitants des quartiers ne sont pas des citoyens à part entière.

Ils sont rejetés et traités de façon inégalitaire et discriminatoire : justice de classe, justice blanche entérinant le racisme et légitimant la violence. Malgré les discours, les habitants des quartiers ne sont pas, au même titre que les autres, sujets de droit. Ce déni, quotidien et continu, dont chacun fait l’expérience, et à partir duquel il interprète sa condition, empêche littéralement de vivre. Au-delà des droits, la possibilité de devenir ou d’être un individu accompli est entravée ou même niée : les institutions ne sont pas des mécanismes habilitants. Avec le drame, elles se révèlent être des forces mortifères. Au mieux, pensent les habitants, confisqués au profit des catégories sociales moyennes ou supérieures, elles fonctionnent sans nous, mais le plus souvent, elles fonctionnent contre nous.

C’est pourquoi, la relaxe des policiers est un verdict politique : l’expression de la coupure de deux mondes antagonistes et étrangers et la manifestation du pouvoir de l’un sur l’autre. Il y a dix ans, activés par le drame, ces mécanismes politiques et émotionnels avaient entraîné trois semaines d’émeutes. Protestation morale contre la police, son racisme, ses comportements et sa violence, les émeutes en appellent au respect et à la justice, à une véritable reconnaissance et au droit à la vie. Elles sont profondément inscrites dans notre paysage politique depuis près de quarante ans. Celles de 2005 avaient une ampleur particulière, mais elles ne différaient guère des émeutes précédentes et de celles qui ont suivi en 2007 ou 2 012.

Comme partout, pensons à Ferguson ou Baltimore récemment, les émeutes font suite à des interventions policières. Elles sont portées par des populations marginalisées, dominées par un sentiment d’exclusion et d’injustice sociale et raciale fondamentale. N’accédant pas aux mécanismes de la représentation politique, la suspension de l’ordre civil est la seule arme dont elles disposent pour se faire entendre.

Depuis 2005, malgré les discours tenus, le plan de Rénovation urbaine et les tentatives du ministère Lamy, la situation sociale s’est dégradée et a renforcé la marginalisation politique. La crise de 2007 a accru sensiblement la pauvreté et le chômage et a fragmenté les quartiers en augmentant les inégalités entre les cités et leur environnement urbain mais aussi au sein même des populations. Les femmes et les jeunes sont les premiers touchés, notamment le chômage et l’inactivité.

Toute une partie des populations se trouve enfermée dans ce qui s’apparente aujourd’hui à une marginalité urbaine marquée par une culture de la pauvreté. Celle-ci engendre un enfermement de plus en plus important : les individus n’ont plus les ressources et les moyens de « sortir » de leur quartier et la pauvreté les conduit à des formes de replis marqués sur ce qu’ils possèdent de ressources symboliques et émotionnelles, en grande partie la famille et les rôles familiaux traditionnels, ainsi que la religion. Les femmes sont les premières affectées. Elles se sont éloignées du marché du travail et leur condition s’est sensiblement dégradée, tant du point de vue de leur niveau de vie que des violences qu’elles subissent.

En dix ans, venant combler le vide politique, l’islam a pris une place centrale dans la vie sociale et individuelle. Pour une grande partie de ces populations, il s’agit là de la seule ressource culturelle et politique disponible, grammaire de la vie quotidienne pour les uns, notamment les plus pauvres, vecteur de la construction personnelle et identitaire, garant d’une intégrité émotionnelle pour les autres. Il contribue puissamment à une forme d’intégration et de marginalisation simultanées. Dans une société hostile, qui prive des ressources institutionnelles, il offre une alternative politique et culturelle, rattache au monde et donne une place mais, en même temps, il renforce et légitime le sentiment d’étrangeté et d’extériorité. C’est à travers son prisme que sont évaluées les situations et jugées les pratiques institutionnelles.

C’est pourquoi, déjà fortes, la distance et la méfiance vis-à-vis de la République ont aussi considérablement augmenté : les institutions ne sont pas légitimes dans la mesure où elles sont extérieures, comme si elles agissaient et s’exprimaient dans un langage étranger au profit des catégories sociales supérieures ou des Blancs. L’école notamment suscite un fort ressentiment comme l’a montré la polémique récente sur les ABC de l’égalité et les incompréhensions réciproques avec les familles. L’école engendre de fortes attentes, tout en faisant l’objet de méfiance et d’hostilité : les habitants considèrent qu’elle ne fonctionne guère à leur bénéfice et sont inquiets de ce que pourrait cacher son opacité. Les réactions aux attentats de janvier ont aussi révélé ce sentiment d’étrangeté ou de non-appartenance à la République ou à une même nation.

Dix ans après 2005, les mécanismes qui avaient généré l’émeute ont été renforcés. La décennie passée n’a pas permis de résoudre les problèmes, bien au contraire. Les relations entre les populations et la police ou les institutions sont aussi distantes et difficiles, les logiques d’enfermement et de repli ont été alimentées par la crise économique, générant culture de la pauvreté et économie souterraine, la situation des femmes s’est dégradée, l’emprise de la religion s’est accrue. Rien n’a été fait pour sortir d’une situation de désintégration politique que ce verdict illustre et renforce. Le problème des banlieues, problème d’abord politique, reste sans solution.

Didier Lapeyronnie est professeur de sociologie à l’université de la Sorbonne - Paris IV et membre du Centre d’analyse et d’intervention sociologiques (EHESS-CNRS)."

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