Quel sera le prochain mensonge ?

Début janvier 2014, le procureur général de Riom avait certifié que le collège d'experts allait se prononcer dans les 5 mois (cf article) ce qui est déjà un délai anormalement long. 9 mois après toujours rien.

 

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Lorsqu'il s'agit de couvrir des puissants contre les petits, le médecin légiste corrompu de Poitiers Michel Sapanet et le professeur Gaillard ne sont jamais loin

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EN PLEIN DANS LE MILLE [TRIBUNE PUBLIÉE DANS LIBÉRATION DU 18/08/14]

Il y a cinq ans, le soir du 8 juillet 2009, à Montreuil, la police nous a tiré dessus au flash-ball. Nous avons été touchés à l’épaule, à la clavicule, à la nuque, au front. Joachim, lui, a perdu un œil. La procureure avait requis le renvoi devant la cour d’assises d’un des trois policiers mis en examen et un non-lieu pour les deux autres. La juge d’instruction a finalement renvoyé les trois policiers devant le tribunal correctionnel.

Si ces derniers vont comparaître devant les tribunaux, ce n’est pas la règle.

Combien de familles endeuillées, de personnes mutilées attendent que la justice reconnaisse le tort qui leur a été fait, pour finalement se voir signifier un non-lieu ou une relaxe ?

Dans les quartiers, tout le monde connaît une ou plusieurs histoires d’une famille qui a perdu un fils et qui n’a reçu de la part de la justice que mépris et humiliation. Combien de personnes mutilées par un tir de flash-ball ont vu leur agresseur comparaître devant les tribunaux ? Deux sur trente-six, exactement. Combien parmi elles ont vu leur agresseur condamné ? Une seule.

Le procès qui s’annonce est trop rare pour que la partie civile ne s’élargisse, au moins symboliquement, aux autres victimes de la police et laissés-pour-compte de la justice.

Ce que certains appellent la hogra, ce mélange de silence et de déni de justice qui entoure les crimes policiers, s’élabore à différents niveaux de la société. Ce sont par exemple les policiers qui produisent de faux témoignages. La police des polices – Inspection générale des services (IGS), Inspection générale de la police nationale (IGPN) – et le juge d’instruction qui enquêtent à décharge des policiers.

Le procureur qui requiert un non-lieu et le juge d’instruction qui le prononce.

Le préfet qui transforme la victime en coupable à travers un communiqué de presse mensonger, et les médias qui le relaient sans contre-enquête.

Le maire qui encourage la famille à ne pas manifester et l’enjoint à s’en remettre à la justice.

L’avocat qui réclame des honoraires ruineux à une famille modeste, et délaisse le dossier pendant des années.

Tout au long de notre procédure, pendant cinq ans, nous avons rencontré de nombreuses personnes en prise avec la police et la justice.

A partir de leurs histoires et de la nôtre, nous voudrions montrer comment un non-lieu s’élabore, mais aussi comment la mobilisation et la médiatisation autour d’une affaire peuvent influer sur le cours ordinaire de la justice.

La police. Dans notre cas, comme à leur habitude, les policiers mis en cause et leurs collègues ont menti sur le déroulement des faits. Malheureusement pour eux, des habitants du quartier ont assisté à la scène. Sous la pression de la rue et des médias, l’IGS a recueilli leurs témoignages. Tous contredisent la version des policiers. A partir de là, il devenait très difficile pour les magistrats de les disculper. Mais, nous le savons, si aucun témoignage n’était venu contredire les policiers, notre parole contre la leur, ils l’auraient emporté et nous aurions accusé un non-lieu.

La police des polices. Si elle n’est pas soumise à une forte pression, elle enquête le plus souvent en faveur des policiers, quand elle ne produit pas des faux.

On peut citer l’exemple de Wissam, tabassé par une dizaine de policiers le soir du 31 décembre 2011 à Clermont-Ferrand. Il décède après neuf jours passés dans le coma. Les photos de Wissam prises juste après les faits vont être frauduleusement remplacées par des photos prises à la fin de sa période de coma. Sur ces photos, les traces de coups et de strangulation sont estompées. La famille s’aperçoit du subterfuge et le signale au juge d’instruction. Quand le juge se décide à saisir l’ordinateur et l’appareil photo de l’IGPN, il s’aperçoit qu’ils ont été reformatés.

Les magistrats. En ce qui nous concerne, une fois le scandale retombé, le second juge d’instruction a discrètement commandé deux expertises techniques visant à disculper les policiers. Les dits experts se sont employés à démontrer que les traces de flash-ball sur nos corps n’en étaient pas. C’est sur cette base manifestement faussée que le procureur sollicitera un non-lieu pour deux des policiers mis en examen. Au regard de nos observations, la dernière juge d’instruction ne suivra pas les conclusions des expertises. Il faudrait faire l’inventaire des descriptions d’experts, qui mettent en doute les faits et permettent aux juges de prononcer des non-lieux sous couvert de science.

Les magistrats encore. Une décision de justice est fonction d’un rapport de force qui est d’emblée en faveur des policiers.

On peut citer l’exemple de Lahoucine, assassiné, le 28 mars 2013, de cinq balles dans le corps tirées par trois policiers alors qu’il rentrait chez lui. A sa demande, la famille est reçue par le juge d’instruction qui lui dit : «N’attendez rien, il y aura un non-lieu. Pour moi, les policiers étaient en légitime défense car Lahoucine possédait une paire de ciseaux.» Quel rapport entre un homme avec une paire de ciseaux et trois policiers qui lui tirent cinq balles dans le corps à bout portant ? Aucun. Rien de commensurable. Mais sans une forte mobilisation, cette paire de ciseaux suffira à justifier la mort de Lahoucine.

Les faux témoignages des policiers, les enquêtes à décharge de la police des polices, les soustractions de preuves, les expertises partisanes ne sont que quelques exemples de la manière dont l’impunité policière se fabrique et se perpétue.

Dans notre histoire, si la vérité n’apparaît pas dans les témoignages des policiers, elle ressort, banale et répugnante, au détour d’une communication radio entre policiers, enregistrée et portée au dossier. En se rendant sur les lieux, l’un des policiers dit : «On arrive sur le stand de tir.» Il faut se répéter deux fois cette phrase pour y croire et mesurer sa violence au regard des actes qui l’ont accompagnée. «On arrive sur le stand de tir.» Ces quelques mots révèlent l’état d’esprit dans lequel étaient les policiers le soir du 8 juillet, quand ils nous ont tiré dessus au flash-ball.

A quoi font-ils référence ? A une séance d’entraînement, à un concours sportif, à un jeu de fête foraine ?

Tout cela à la fois, sûrement. Qu’étions-nous pour les policiers qui nous ont tiré dessus ? Des silhouettes en carton ? Sauf que les cibles n’étaient pas dessinées sur nos torses mais sur nos visages. Le gagnant du soir partait favori. Le policier qui a éborgné Joachim était champion de France de tir. En plein dans le mille.

Le procès qui s’annonce touche, lui aussi, en plein dans le mille. Il aura lieu en Seine-Saint-Denis, au tribunal de grande instance de Bobigny. Il nous permettra de mettre en lumière les violences policières dans les quartiers populaires, ainsi que le silence et le déni de justice qui les entourent. Il nous permettra aussi de faire le procès du flash-ball, et de toutes les nouvelles armes dont la police se dote pour frapper, blesser, mutiler les corps.

Le collectif 8 juillet
(tribune publiée dans Libération du 18/08/14)

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Recherche libraires pour faire la promotion du livre événement "Permis de tuer" à paraître en Septembre

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Si vous connaissez des libraires intéressés pour faire la promotion du livre événement "Permis de tuer" qui sort en Septembre, n'hésitez pas à leur en parler. Merci 

 

"Le livre événement "Permis de tuer" à paraître en Septembre

L'année 2013 a vu se multiplier les commémorations de la marche pour l'égalité et contre le racisme de 1983, initiée en réaction à la multiplication des crimes racistes et sécuritaires. Pourtant, trente ans après, les morts dans les commissariats, entre les mains de la police ou sous les balles des forces de l'ordre n'ont pas cessé. Enfin, l'impunité dont bénéficient les auteurs de ces crimes continue de leur être assurée par la justice.

Ce livre propose une série d'enquêtes, d'analyses et d'entretiens sur des affaires récentes et sur le combat menée par les proches et les familles des victimes pour obtenir la vérité et la justice sur ces morts. L'ouvrage donne la parole à ces familles et livre une série d'analyses sur le racisme d'État, l'impunité judiciaire dont bénéficient les violences et les crimes policiers. Il tente également d'offrir des pistes pour s'organiser contre la « présomption de légitime défense » accordée à la police, contre la propagande médiatique, contre l'oubli qui permet à ces crimes de se reproduire depuis des dizaines d'années contre les habitants des quartiers populaires désignés comme l'ennemi intérieur.

En pleine offensive islamophobe, dans un contexte de montée de l'extrême droite et de radicalisation à droite de l'ensemble du champ politique, ce livre vient apporter un éclairage sur le fonctionnement de la police et de la justice française du point de vue de ceux qui les subissent. On pourra notamment lire un entretien avec Farid El Yamni, frère de Wissam El Yamni, mort le 9 janvier 2012, à la suite de son interpellation violente par une dizaine de policiers. Un autre avec Amal Bentounsi, la soeur d'Amine Bentounsi, abattu d'une balle dans le dos le 21 avril 2012, à Noisy-le- Sec. Amal Bentounsi fait par ailleurs l'objet d'une plainte du ministère de l'intérieur pour diffamation.

Le Parti des Indigènes de la République et la Brigade Anti Négrophobie livrent pour leur part une analyse du racisme d'État et de la persistance des crimes policiers et des agressions islamophobes dans le contexte actuel.

Nous nous tenons à la disposition des libraires qui souhaitent diffuser ou faire la promotion du livre.

Parution : septembre 2014

Prix : 10 €

Pages : Format : 115 x 190

ISBN : 9782849504277

Code Sodis : S547722

Collection : Arguments et Mouvements

Rayon : Politique

Points forts et mots clés : Police, Justice, Violence

Cordialement,

Éditions Syllepse

69 rue des Rigoles

75020 Paris

edition@syllepse.net

www.syllepse.net"

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Le grand chelem du mensonge

Comme on peut le voir dans l'article ci-dessous daté de début janvier 2014, le procureur général de Riom avait certifié que le collège d'experts devait se prononcer dans les 5 mois  ce qui est déjà un délai anormalement long.

 

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7 mois après toujours rien, quel sera le prochain mensonge ?

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Un médecin légiste corrompu invité à un festival sur la vérité

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La police clermontoise encore impliquée dans le traficotage de procés verbaux

http://www.lamontagne.fr/auvergne/actualite/departement/puy-de-dome/clermont-ferrand/2014/06/28/les-avocats-de-la-defense-obtiennent-lannulation-du-proces-verbal-dinterpellation-de-leurs-clients_11060066.html

La police clermontoise est encore impliquée dans le traficotage de procés verbaux et elle trouve ça normal, qu'importe la manière.

Qui ira les sanctionner ? Certainement pas le procureur de la ripoublique ni même lles policiers de la police des polices qui ont décidé de fermer les yeux comme toujours sur ces pratiques qui sont devenus une véritable culture. 

A force de croire que la fin justifie les moyens la belle république ressemble à un régime autoritaire qui ne porte pas son nom. 

Dans la même logique, que la police clermontoise torture ou coupe les mains des voleurs aussi pour arriver à ses fins tant qu'on y est.

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Pourquoi avoir donné le nom Pelissier à un commissariat (commissariat où Wissam a été assassiné) ?

"Un fait de terrible sévérité se rattachait à son nom. Colonel, il avait été chargé de réduire les Ouled-Riah, cachés dans des grottes vastes et profondes. Il les somme de sortir, ils refusent. Il comble l'entrée des grottes de fascines et les somme de nouveau : ils ne bougent pas. Alors il ordonne de mettre le feu aux fascines et 500 Arabes sont enfumés"

En réalité, ce sera même un millier de morts. Et comme le rapporte l'historien Augustin Bernard dans un livre un peu vieilli : Terrible mais indispensable résolution ! écrivait Saint-Arnaud. Pélissier employait tous les moyens, tous les raisonnements, toutes les sommations. Il a dû agir avec vigueur. J'aurais été à sa place, j'aurais fait de même, mais j'aime mieux que ce lot lui soit tombé qu'à moi. Ce triste incident, grossi par des polémiques passionnées, fit grand bruit en France. Bugeaud couvrit son subordonné, qui n'avait fait qu'exécuter ses ordres (Histoire des colonies françaisesAlgérie, Tome 2)

Le colonel Saint-Arnaud et le général-gouverneur Bugeaud, celui à la casquette fameuse, ou encore le général Cavaignac ne sont en effet pas en reste et la pratique des emmurements et des enfumades devient bien commune dans ces régions soulevées de l'Algérie.


Le père Bugeaud conseillera explicitement à ses subordonnés : « Si ces gredins se retirent dans leurs cavernes, enfumez-les à outrance comme des renards ».
Et Pélissier, décidé à ne point faire tâche, renchérira : « Il faut détruire leurs petits, comme les renards ».

Interpellé par des parlementaires indignés tout de même pour cette forfaiture, Pélissier répliquera « La peau d’un seul de mes tambours avait plus de prix que la vie de tous ces misérables ». Le crime est signé et en aucun cas regretté.

Sadek Selam, universitaire algérien, qui classe ces faits avec les crimes contre l'humanité modernes que nous connaissons trop, rappelle qu' "Il convient de préciser que l'armée française a eu recours à l'emmurement des grottes pendant la guerre de 1954 à 1962".

Voilà ce qu'il faudra retenir de notre Aimable Pélissier.

Ne pas oublier, ne pas juger mais ne pas honorer."

Source : http://politicobs.canalblog.com/archives/2009/08/17/10094781.html

Les autorités locales devaient certainement ignorer qu'elles avaient donné le nom d'un responsable d'un crime contre l'humanité au comissariat principal de Clermont-Ferrand. Si tant est que tuer un milier de civil arabes est pour eux un crime contre l'humanité.

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Les premiers seront les derniers (et inversement)

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La coupe du monde de football et l'élimination de l'espagne championne du monde double championne d'europe éliminée dès le premier tour, nous rappelle que la seule chose qui ne change pas c'est le changement. Tôt ou tard les premiers seront les derniers (et inversement) http://www.lequipe.fr/Football/Actualites/Le-chili-a-elimine-l-espagne/475252

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URGENCE

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