Ne nous trompons pas de combat !

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Ne nous trompons pas de combat !

 

Ne nous trompons pas de combat, l'ennemi en France, n'en déplaise à l'atmosphère malsaine ambiante qui cherche des boucs émissaires faciles dans un fantasme complotiste, n'est rien d'autre que le système colonial toujours en vigueur structurellement, un système viscéralement raciste. C'est lui le véritable ennemi et personne d'autre, c'est lui qui nous fait du mal à tous en France. C'est lui qui tue, qui oppresse dans la vie de tous les jours. Il faut détruire et combattre catégoriquement ces bases, ces idées, il faut décoloniser nos cerveaux et les remplacer par un idéal de justice, d'égalité et de fraternité, c'est possible tout le monde y aspire intuitivement. Il est là notre salut à tous. Si la décolonisation semble être terminée, les bases demeurent dans toutes les branches de la société, notamment dans les institutions publiques. Ces bases nuisent à tous directement ou indirectement, elles ne rendent pas heureux collectivement.

 

Le système demande un conformisme à un idéal de perfection fragile que l'on ne peut atteindre qu'à de moindres occasions et dont on subit frontalement les contradictions. Il façonne un esprit manichéen, pervers, nostalgique et intolérant. Il détruit la sensibilité et force à devenir un barbare froid. Ce système crée de la délinquance institutionnalisée et de la délinquance sociétale. Les vrais responsables de la délinquance sont ceux qui font perdurer ce système de domination, les différents délinquants n'en sont que les victimes.

 

 

Le système nouveau qu'il faut bâtir ensemble doit être basé sur des bases saines.Tel un jardin qui s'enrichit de différentes cultures et des différentes saisons, du soleil et de la pluie, les multi-cultures, les différentes religions, les différences, les imperfections, les changements permettent de créer des opportunités, une profusion d'idées, elles sont créatrices de merveilles et permettent de répondre aux besoins de nouveauté, de sécurité, de reconnaissance sans quoi nul bonheur collectif n'est possible. 

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"Wissan est mort, et il ne se passe rien" Article

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link http://cqfd-journal.org/Wissan-est-mort-et-il-ne-se-passe

Wissam el Yamni est passé d’une fête entre amis au musée des refroidis aussi rapidement que l’on se souhaite « Bonne année ! ». Il lui aura suffi de croiser les forces de l’ordre. C’était le 1er janvier 2012. Depuis, la justice s’empresse de traîner.

Dans la presse, l’autre, la mainstream, celle appartenant aux marchands de béton ou de canon – et à la pub –, pour qu’un sujet soit traité, il faut au minimum un lien avec l’actualité. Et, surtout, surtout, qu’il y ait du neuf. De nouvelles infos à vendre, coco.

Rien de tout cela ici. Wissam el Yamni est mort voilà presque deux ans, début janvier 2012, à Clermont-Ferrand, suite à une arrestation policière musclée le soir de la Saint-Sylvestre. L’information toute chaude que CQFD apporte est celle-ci : rien. Du côté de la justice, il ne se passe rien. « Depuis cet été, un nouveau juge doit reprendre l’affaire. Mais il refuse d’instruire le dossier, il refuse que des enquêtes soient menées », explique Farid el Yamni, frère de la victime.

Wissam el Yamni est décédé à l’hôpital de Clermont-Ferrand après quelques heures aux mains des forces de l’ordre et neuf jours de coma. Il avait été interpellé dans le quartier de la Gauthière pour avoir lancé une pierre sur une voiture de police aux alentours de 3 heures du matin alors qu’il fêtait le nouvel an dehors avec des amis. Suite à son interpellation, il avait été retrouvé allongé face contre terre dans un couloir et mains menottées dans le dos peu après son arrivée au commissariat. Une information judiciaire avait alors été ouverte pour «  violences volontaires par personnes dépositaires de l’autorité publique, ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». Dans son réquisitoire, le procureur visait nommément les deux policiers de la brigade canine qui avaient procédé à l’interpellation et transporté la victime au commissariat. Mais ce n’était pas pour de vrai : les deux policiers visés n’ont pas été mis en examen, et n’ont même pas été entendus par les différents juges d’instruction qui se refilent le dossier depuis bientôt deux ans – nous en sommes au troisième.

« Ils nous ont d’abord parlé d’un “règlement de comptes”, puis d’une prise de contention – un “pliage” – effectuée par un des policiers qui lui aurait compressé la carotide », poursuit Farid el-Yamni. Enfin, suite à une expertise complémentaire, il a été dit que Wissam serait mort du “cocktail toxique” d’alcool et de cocaïne. Et que les traces constatées au niveau du cou ne seraient que des marques de frottements de vêtements… « Or, dans le rapport du premier médecin qui a examiné mon frère, il est bien marqué : “marques de strangulation”, assure Farid. Nous avons les photos de mon frère à l’hôpital, il a des bleus dans le cou, et ce ne sont pas des traces de “frottement”. Quant à l’explication liée à la prise d’alcool et de stupéfiants, nous avons les preuves scientifiques qu’elle ne tient pas. »

Depuis bientôt deux ans, Farid et sa famille se battent pour obtenir justice, et connaître les circonstances exactes du décès de Wissam : «  On voudrait que la justice prenne en compte tous les éléments, mais elle ne veut pas enquêter », estime son frère. Elle pourrait, par exemple, exploiter ce témoignage recueilli par le site Mediapart quelques jours après les faits : « Les policiers sont descendus, ils ont mis de la musique à fond, de la funk, et ont démuselé les deux chiens. Ils étaient chauds, ils ont fait un décompte : “Trois-deux-un, go” et ils lui ont mis des coups. »

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De juin 2012 à aujourd'hui

Nous voici donc au mois de Juin 2012, cela fait 6 mois que le corps de Wissam est en train de pourrir (ils ne l'ont pas mis dans le froid). Le procureur de la république de Clermont-Ferrand, ancien procureur de la république de Poitiers, choisit de réaliser, enfin, une contre-autopsie à Poitiers avec l'ensemble des éléments. Nous lui faisons confiance, cette fois tout se passera normalement, croit-on …

 

 

Le médecin légiste a jusqu'à Septembre 2012 pour rendre son rapport. De mois en mois, le délai est repoussé par le médecin légiste dont on comprendra ensuite qu'il sera malhonnête, la justice trop contente de faire trainer l'affaire accepte les prolongations successives sans sourciller.

 

Parallèlement, la chambre d'instruction a demandé aux juges de retrouver les photos du 1er janvier (photos les plus récentes par rapport aux faits), photos qui n'ont toujours pas été recherchées depuis parce qu'elles prouveraient que le capitaine de police judiciaire a trafiqué les preuves, en plus d'accroitre la gravité des blessures au cou. Les photos du 2 janvier où il n'est pas autant marqué que sur celles du 1er janvier lui sont tout de même données.

 

Pendant ce temps le médecin légiste de Poitiers, non spécialiste en cardiologie a besoin de l'avis d'expert cardiologue pour mieux faire passer la pilule. Dans la liste des experts spécialisés en cardiologie il existe un seul expert à Poitiers, expert que le médecin légiste ne prend pas :

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(source : http://www.courdecassation.fr/IMG///Liste_experts_CA_Poitiers_2013.pdf)

 

Le médecin légiste de Poitiers préfère prendre un simple gériatre qui a peut être un diplôme en cardiologie mais il n'en est pas un expert, un copain certainement. Ce gériatre (médecine des personnes âgées) avait affirmé ceci : «Si le patient est en bonne santé intellectuelle et physique et ne présente qu’ une pathologie, par exemple un infarctus, il relève de la cardiologie et non de notre filière»

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(source : http://www.chu-poitiers.fr/eBook/ChuMag47/index.html#/15/zoomed page 15)

 

 

La justice au lieu de refuser le choix de cette personne, le valide, prêt à tout pour défendre des assassins d'arabes. Peu importe la manière tant que les conclusions lui font plaisir.

 

Le gériatre va réaliser une expertise cardiologique avec de nombreuses omissions. Le médecin légiste se glisse dans ces nombreuses omissions, rajoute quelques mensonges sur la nature du traitement thérapeutique pour faire des raccourcis scandaleux et forcer le mensonge. Parallèlement, il va utiliser les moyens les plus ignobles, les plus fourbes pour écarter la thèse de la strangulation (plus d'informations prochainement).

 

Il rend son rapport au mois d'Avril 2013. Le procureur trop content des conclusions données par le médecin légiste et impatient d'en avertir la presse va le jour même convoquer la presse et lui annoncer les résultats mensongers. Il ne montrera pas les photos à la presse mais lui demande en tant que Procureur de la République de bien lui croire. Rappelons que le procureur de la république est le chef de la police locale. Pendant ce temps, les avocats de la défense n'ont pas comme ils devraient avoir le rapport sous les yeux pour pouvoir l'analyser et donc le critiquer si besoin. Ils ne peuvent pas répondre aux médias. Ils l'auront une semaine plus tard, une fois que la tempête médiatique de mensonges sera passée.

 

Une semaine après, nous avons le rapport devant les yeux. Nous nous rendons compte que le médecin légiste de Poitiers, extrêmement machiavélique et cynique, a réalisé un scénario des plus sournois. Il est doué pour romancer les choses, c'est d'ailleurs l'un de ses loisirs mais n'a pas la droiture que l'on respecte tous chez un médecin légiste :

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Source : http://www.lanouvellerepublique.fr/Vienne/Loisirs/Livres-cd-dvd/n/Contenus/Articles/2011/04/13/Michel-Sapanet-dedicace-a-Jardres

 

 

En gros, il définit plusieurs causes de la mort, il a éliminé malhonnêtement la thèse de strangulation, il ne lui restait que le problème cardiaque qu'il n'a bien sûre pas éliminé comme il aurait dû. Puis tel un prophète, il a décidé que c'était la cause de la mort et nous devons accepter la parole du prophète.

 

Nous demandons l'avis de nombreux experts cardiologues, de vrais experts cardiologues, des grands, reconnus. Ils nous disent tous que le médecin légiste a été malhonnête, qu'il a omit des informations importantes qui contredisent les conclusions données. La cause de la mort ne peut pas être la thèse avancée. Puisque l'on était persuadé que les marques de bleu au cou n'étaient pas de simples frottements, puisque l'on nous cache les photos du 1er janvier, on en conclut que seule une mort par strangulation expliquerait ce qu'il lui était arrivé.

 

Le fait, que la justice refuse d'entendre les témoins du commissariat, de donner les enregistrements audios des 2 voitures sur lesquelles se portent de lourds soupçons, ni même de donner les enregistrements vidéos du commissariat, le fait que l'on nous dise que les cellules étaient pleines alors que ce n'est pas vrai, le fait que le temps au commissariat soit dissimulé, que nombreuses contradictions dans les versions apparaissent, tout cela laisserait à penser qu'il s'est passé dans le couloir du commissariat quelque chose que l'on souhaite nous cacher.

 

Les juges reçoivent la famille pour lui présenter les conclusions. Seules les conclusions sont données, si celle-ci sont basées sur des bases fausses ce n'est pas grave, il faut croire les prophètes. Malheureusement la famille n'en croit pas un mot, il y a trop de choses qui ne vont pas pour que se soit un simple accident. Celui qui ment a quelque chose à cacher, celui qui n'a rien à se reprocher n'a rien à cacher. Le juge les menace, ça sera de pire en pire si on refuse d'accepter ces conclusions, il faut accepter ces conclusions ou bien les prochaines seront pires. Que faut-il comprendre ?

 

On prouvera que les marques sont bien comme l'affirme le dossier médical des marques de strangulation importantes et non de simples frottements vêtements comme l'affirme le médecin légiste de Poitiers corrompu. Nous ne faisons pas cela de gaieté de cœur, il en va de la mémoire de Wissam, de notre dignité. Que va t-on cette fois nous dire, se serait il étranglé tout seul en résistant aux 25 policiers qui n'ont pas la moindre égratignure ? Une maladie génétique aurait amplifiée la mort ? Il y aurait une réaction allergique aux tissus qui expliquerait les marques au cou?

 

Depuis Avril 2013, pour mieux nous punir de ne pas accepter les mensonges, la justice refuse d'instruire, elle ne répond pas au moindre acte demandée.

 

Sommes nous dans un état de droit ?

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une société juste, fraternelle, profite à tout le monde

Édouard Martin se présente aux élections...

Beaucoup le critiquent, à titre personnel je ne m'impliquerai jamais parce que je ne peux pas utiliser la mort de mon frère mais je comprends son choix et j'invite tous ceux qui me suivent à l'imiter pour débourgeoiser les partis politiques et leurs fils : les institutions publiques.

Le pouvoir se prend, il ne se donne pas, aussi il faut le prendre ou le subir. J'espère simplement que les personnes qui l'imiteront n'oublieront pas d'où ils viennent et le sort de leurs concitoyens qui souffrent. La politique est au service de l'humanité et de la nation tout entière et non pas au service de celui qui exerce son pouvoir.

Une fois au pouvoir, il ne faudra pas non plus oublier qu'une société juste, fraternelle, profite à tout le monde et que les petit blancs, les petit juifs, les petits entrepreneurs, les petits policiers sont dans la majorité des victimes collatérales d'une société injuste dont l'injustice et le déchaînement de violence et ses ramifications de haine par ceux qui souffrent telle une catharsis se répercutent sur les premiers sans qu'ils en comprennent la source. A bon entendeur!!!

Farid El Yamni

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L’Etat garant de la sécurité commune

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Source : http://www.gouvernement.fr/presse/refondation-de-la-politique-d-integration-releve-de-conclusions

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L’Etat garant de la sécurité commune

La cristallisation de la question de l’insécurité dans les banlieues et la focalisation médiatique sur les jeunes des quartiers, avec une focalisation particulière sur les descendants de immigration coloniale et postcoloniale, lors des révoltes urbaines de l’automne 2005, a marqué une réactivation de la thématique des « classes dangereuses » fixant ainsi, sur un population déterminée, ce que la société porte en elle-même comme insécurité. Dans une telle configuration politique et médiatique qui leur impute la seule responsabilité de l’insécurité sociétale, il est important de souligner que les recherches abondent pour dresser le constat que dans leurs recherches d’emploi ou de stages, les jeunes des quartiers sont confrontés simultanément à des critères de sélection légitimes, du point de vue du fonctionnement du marché du travail (niveau de formation, motivation, flexibilité) en même temps qu’à des critères discriminatoires illégitimes (origine, patronyme, apparence physique, appartenance religieuse, lieu d’habitation). Si les premiers traduisent les effets d’une insécurité sociale (une injustice sociale légale) entendue au sens d’une dégradation généralisée des conditions d’insertion de la jeunesse des classes populaires, la seconde série de critères alimente une forme d’insécurité civile (une injustice illégale), définie comme une atteinte à l’intégrité des biens et des personnes, venant redoubler les effets de la première. Or l’absence de lutte contre cette forme d’insécurité quotidienne à laquelle sont confrontés les jeunes des classes populaires, et pas seulement dans leur recherche d’emploi mais également dans leur accès au logement, aux loisirs, vient souligner les enjeux d’une sécurité commune, d’une sécurité inclusive.

La question de l’apaisement des rapports entre les agents de la puissance publique et les populations des quartiers populaires pose donc non seulement la question de la sécurité, du maintien de l’ordre et des fonctions de la police dans ces territoires stigmatisés par leur image publique, mais aussi celle de la coproduction de la sécurité vue comme un bien public qui ne peut pas faire l’économie d’un traitement social pour pallier les formes d’anomie, de fracture ethnico-sociale, de fragmentation et de déstructuration du lien social. Le grand renfermement des quartiers populaires dans une logique sécuritaire, s’il apparait lié à des formes avérées de délinquance, d’incivilités et de violences parfois spectaculaires, ne doit pas faire oublier qu’il résulte aussi d’une dégradation plus large des relations sociétales du fait de l’insécurité sociale et civile que vivent au quotidien les populations de ces territoires. Les tensions avec la police, les « incompréhensions » réciproques, résultent aussi de la faillite des dispositifs de gestion sociale et de prévention de la délinquance et on ne saurait envisager d’apaiser les relations et redonner confiance à ceux qui incarnent l’autorité de l’Etat sans s’appuyer sur le développement social et le relais d’autres acteurs publics, institutionnels ou associatifs sur le terrain. L’action des agents de l’ordre sur le terrain des quartiers populaires, si elle n’est pas facilitée par leur position de face à face avec des jeunes précarisés qui occupent les lieux publics à défaut de trouver place dans d’autres lieux, doit respecter les formes élémentaires de respect des droits et de la dignité de tout citoyen. Une formation adéquate des agents et le développement d’une police de proximité associée à d’autres relais sociaux peut favoriser une déontologie de l’action des forces de l’ordre reconnue par les citoyens qu’elle doit protéger, mais soulignons qu’aucune formation ne saurait préparer l’agent de police à porter le fardeau de la désorganisation des services publics dans ces certains quartiers populaires. De plus, les mises en cause des attitudes policières ont le plus souvent été oblitérées par un jeu complexe de rapports de force et de demandes contradictoires. La demande de sécurité émanant d'une partie de la population locale excédée par la petite délinquance, a souvent conduit les autorités municipales à demander un renforcement du dispositif policier, à multiplier les contrôles qui ont un effet insécurisant sur les populations contrôlées, sans d'ailleurs pouvoir enrayer le développement d'un sentiment d'insécurité pour le reste de la population. Dans ce contexte, les accusations à l'égard de certains comportements policiers, émanant de jeunes sans garanties de représentation sont de fait entachées d'un défaut de crédibilité et cette question récurrente dans l’actualité urbaine des rapports conflictuels entre les jeunes et la police n'est pas apparue comme une des priorités de l'action publique. Or ces tensions récurrentes sont une composante de la « crise de la notion d'ordre public dans les quartiers populaires ». Ce qui est en cause ici, ce sont des manières de maintenir l'ordre public dans le contexte des quartiers d'habitat social qui se concilient difficilement avec un objectif de paix civile. En fait la police est à la conjonction d'une double attente dans ces situations. D'une part la définition officielle de sa mission lui demande de faire en sorte que la loi soit respectée et que les infractions soient sanctionnées. D'autre part on lui réclame d'oeuvrer dans le sens du renforcement de la paix civile et d'un apaisement des conflits locaux, de définir un rôle de proximité qui tienne compte de son insertion dans les quartiers. Ces deux exigences ne se confondent pas et sont difficilement compatibles. L'application de la loi passe en effet par la mise en oeuvre de procédures d'investigation, de contrôle public : elle conduit à des pratiques où les risques de dérapage sont quotidiens, facilités par la suspicion généralisée à l'égard des populations à contrôler. La recherche de la paix civile, quant à elle, suppose que l'ordre public que la police cherche à faire respecter soit doté non seulement de la force de la loi, mais d'une légitimité locale. Il s'agit alors de faire en sorte que cet ordre public et cette sécurité commune apparaissent comme un bien collectif coproduit entre la police, les habitants des quartiers et les acteurs locaux. Des rapprochements avec les populations concernées, dont les demandes sont parfois contradictoires, deviennent dès lors nécessaires et des dispositifs d’intermédiation restent à inventer."

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Lorsque Wissam remportait le plus grand cross d'Auvergne

Wissam avait un très bon coeur à 12 ans il avait remporté le courir à clermont (plus grande course de cross de la région). Voici ce que dit l'article "Premier à couper la ligne El Yamni Wissam, 12 ans, n'eut aucun mal à retrouver sa respiration. Déjà très sur de le lui, le bambin : "Je suis parti le premier et ils n'ont jamais pu me rattraper!". A peine le temps de finir sa phrase qu'il a déjà disparu, courant chercher ses cadeaux"

Sauf que ce soir là ils l'ont rattrapé et ils l'ont massacré comme des barbares, n'importe qui à sa place aurait été mort. ON EST TOUS WISSAM    

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APPEL DU 7 DECEMBRE

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"Le 3 décembre 1983, 100 000 personnes manifestaient à Paris, concluant une Marche partie de Marseille le 15 octobre. Décidée par un groupe de marcheurs issus des cités de la banlieue lyonnaise, cette Marche pour l’égalité des droits et contre le racisme marqua l’émergence d’une nouvelle génération, celle des enfants d’immigrés. Elle fût organisée suite aux crimes racistes, aux violences policières, et à une campagne électorale marquée par la xénophobie et l’idéologie sécuritaire qui vit, comme à Dreux, des alliances avec le Front national. Elle prolongeait, à sa manière, les luttes menées dans la décennie précédente par les travailleurs immigrés pour l’égalité des droits. Les « invisibles » devenaient des acteurs à part entière de la société française. 


Notre Marche ne s’est pas terminée le 3 décembre 1983. Nous n’avons jamais cessé de marcher et de lutter. Même si nous avons remporté des victoires ou obtenu quelques avancées, la situation des immigrés et de leurs descendants, dont beaucoup sont français, n’a cessé de se dégrader. Les habitants des quartiers populaires d’aujourd’hui sont confrontés à des situations plus dures qu’en 1983. 

Trente ans pour arriver à ce constat amer : les violences policières comme les crimes racistes n’ont pas cessé et restent impunis. Pire, un racisme d’État fait de lois, de pratiques et de discours nauséabonds s’est propagé d’en haut; la négrophobie et l’islamophobie se sont développées, prolongeant le racisme anti-arabe. La promesse du Président de la République d’alors, celle du droit de vote pour les étrangers extra-communautaires n’a jamais été tenue. 

Aujourd’hui, après une décennie de pouvoir de droite avec tous ses excès et ses démagogies populistes - débats sur l’identité nationale et le « rôle positif » de la colonisation - le nouveau gouvernement reste dans la ligne de tous ses prédécesseurs : restriction au droit d’asile, accentuation des discriminations dans tous les secteurs de la société, relégation des quartiers populaires et de leurs habitants, menaces de disparition des associations de terrain et de proximité, contrôles aux faciès, justice à deux vitesses, chasse aux sans papiers et aux Rroms, multiplication des expulsions… Et pendant ce temps, les Chibanis, nos anciens, sont reclus et privés de leurs droits. 

Trente ans se sont écoulés, après le formidable espoir soulevé par la Marche de 1983. Notre détermination reste intacte. Nous ne lâcherons rien. Le message de la Marche pour l’égalité des droits et contre le racisme, même s’il n’est pas enseigné comme il se doit à l’école, est plus que jamais d’actualité et nous voulons qu’il soit à nouveau entendu avec force. 

C’est pour cela que partout, dès maintenant, et du 15 octobre au 3 décembre 2013, nous proposons à toutes celles et tous ceux qui se reconnaissent dans cet appel de mettre en place des assemblées générales et des initiatives au niveau local, régional, national. Nous ne nous contenterons pas de crier notre colère contre les injustices et les inégalités. Nous proposerons à toute la société d’autres solutions, celles de l’égalité des droits pour en finir avec la République du mépris. 

D’ores et déjà, nous appelons à participer aux différentes initiatives organisées en région par des collectifs et associations signataires de cet appel. Partout en France, des semaines pour l’égalité des droits et la justice pour toutes et tous sont organisées d’ici le 8 décembre. 

Faisons du 7 décembre, une journée de rassemblements et de manifestations. Contre le racisme et pour l’égalité des droits Tou-te-s en marche, on arrive ! Organisons une manifestation nationale à paris le 7 décembre "

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"Pour vaincre, il nous faut de l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace" Danton

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"Trente ans après : la Marche oubliée, ses idées négligées" par Sihame Assbague

link http://www.huffingtonpost.fr/sihame-assbague/trente-ans-apres-la-marche-na-rien-produit_b_4361718.html?utm_hp_ref=france

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"Trente ans après, triste ironie du sort, l'histoire de la Marche pour l'égalité semble presque se rejouer sous nos yeux. Nous sommes certes loin des multiples meurtres racistes qui, à cette époque, ont (ou auraient dû) endeuillé notre République mais les mêmes feuilles fanées jonchent le sol national.

Au racisme ambiant qu'étaient partis dénoncer les marcheurs de 1983, fait ainsi écho ce climat délétère qui corrompt la France chaque jour un peu plus. Si certains semblent (re)découvrir ce fléau autour des insultes négrophobes qui ont visé la Garde des Sceaux, la plupart des Français ont suivi, souvent impuissants, l'aggravation des actes et discours racistes. Rejet, désinformation, islamobsession croissante, chasse aux Roms et aux sans-papiers, bannissement des quartiers populaires, autant de sujets de société qui trouvent leurs racines dans ces penchants racistes.

Résonnent également les doléances en termes d'égalité des droits et de reconnaissance citoyenne. Exagèrerais-je si je constatais qu'en la matière, peu de progrès ont été accomplis ? Je ne le pense pas. Les marcheurs regrettaient, par exemple, que la justice ne soit pas si aveugle que ça. Comme si lorsqu'un descendant de colonisés était jugé - notamment face à des institutions -, elle soulevait légèrement le bandeau censé recouvrir ses yeux pour prendre sa décision. En 2013, colin-maillard se joue encore très bien. Et, s'agissant de la citoyenneté, rappelons simplement qu'après les promesses de 1981, 1983, 2012 et 2013 nous attendons toujours le droit de vote des étrangers. Ah ! j'apprends que cette fois c'est prévu pour 2014, après les municipales. Bon.

Retentissent enfin les râles de ces citoyens sur lesquels on lâchait pêle-mêle chiens, balles, haine, de ces victimes de crimes policiers. La Marche de 1983 est d'ailleurs partie de là, de l'exaspération générée par ces violences policières. Soulèvement silencieux, elle est venue, à sa façon, donner du poids à ces révoltes urbaines qui depuis 1979 secouent la France à chaque fois qu'un acte policier est perçu comme outrageusement injuste. Les récentes révoltes, celles d'Amiens (2012) ou de Trappes (2013) indiquent clairement que, sur cette question, rien n'est résolu. Poke ce gouvernement, issu du grand parti antiraciste français, qui préfère palabrer à la Mutualité et marcher dans Paris, plutôt que de mutualiser ses forces pour légiférer en faveur de l'égalité. Ah, si seulement la récupération des luttes s'accompagnait de la récupération des propositions qui leur sont affiliées...

S'ils ont parfois pris d'autres formes, les abus policiers, très majoritairement impunis, continuent de renvoyer de manière extrêmement brutale une partie de la population à ses origines supposées. Contrôles au faciès, insultes, propos racistes, agressions physiques, aucun de ces agissements ne s'est évaporé dans le bureau de feu M. Mitterrand. Pis encore, une vingtaine de français meurent encore chaque année suite à une interpellation ou à une garde à vue.

Alors oui, certains changements sont certainement à noter, je ne le nierai pas. Ainsi, j'ose espérer que si je me prends une balle dans la tête aujourd'hui pour la simple et bonne raison que l'officier en face de moi a "la gâchette facile", ce sera l'homme et non son arme qui sera reconnu coupable d'homicide volontaire... mais, la vérité, c'est que je n'en suis pas sûre. Parce que si l'expression du racisme individuel a pris d'autres formes que le meurtre hebdomadaire, ce racisme systémique, structurel, institutionnalisé que nous dénonçons est toujours à l'œuvre. C'est notamment lui qui est à l'origine de l'absence de décisions concrètes en matière d'égalité des droits, de lutte contre les discriminations, de citoyenneté, de refonte des relations police/citoyens et de traitement des problématiques des quartiers populaires. Si très peu de choses ont évolué, ce n'est pas parce que les moyens manquent mais parce que trop nombreux sont ceux qui s'accommodent de cet état d'exception. Aucun gouvernement, aussi républicain soit-il, n'a eu le courage de regarder ces problèmes dans la rétine. Les politiques sociales, les rénovations urbaines, l'égalité couscous-barbecues en bas des tours, n'agissent qu'en surface. Et encore. A l'instar du droit des femmes qu'on a su faire évoluer, ces inégalités racistes structurelles appellent un traitement politique, et très certainement ministériel, spécifique.

Trente après, triste ironie du sort, nous sommes des millions de citoyens, des milliers d'organisations, de collectifs, d'associations, à avoir...les mêmes revendications que nos prédécesseurs : l'égalité et la justice. Nous en sommes les fiers et assurés héritiers ; la fierté émanant du courage de nos aînés (courage malheureusement absent de nos manuels scolaires (1)), la détermination de l'état des lieux que nous dressons des années plus tard. A l'habitante qui profitait de la venue de M. Valls pour l'interpeller sur des problèmes locaux, le Ministre répondit "vous m'avez l'air bien préparée..." (Citation audible à la fin de cette vidéo du Ministre de l'Intérieur interpellé le 22 juillet à 2013 à Trappes) Tu m'étonnes, 40 ans de foutage de gueule ça prépare bien. Et si elle vous a paru "préparée", vous risquez d'être encore plus frappé par ces générations qui arrivent et qui sont bien décidées à obtenir égalité et justice, ici et maintenant ! Ce ne sont nullement des menaces. Ce sont des promesses. Des promesses républicaines."

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MARDI 26 NOVEMBRE : CINEMA L’UNIVERS LILLE - 20 H

PROGRAMME DETAILLE
DE LA SEMAINE POUR L’ÉGALITÉ ET CONTRE LE RACISME DU 25 AU 30 NOVEMBRE 2013


LUNDI 25 NOVEMBRE : - CINEMA L’UNIVERS LILLE - 20 H
30 ans de marche pour l’égalité

Il y a 30 ans déjà la marche pour l’égalité et contre le racisme
parcourait notre pays pour s’opposer au racisme et aux discriminations,
dénoncer les crimes racistes et les politiques sécuritaires, et exiger
l’égalité des droits pour tous les habitants de France. Les raisons et
colères qui nous ont poussés à marcher hier sont encore présentes
aujourd’hui : les quartiers populaires s’enfoncent dans la paupérisation
et la précarisation, les discriminations se sont étendues à tous les
domaines, le contrôle au faciès et la chasse aux sans-papiers continuent,
les résidents étrangers n’ont toujours pas le droit de vote, etc. Trente
ans après la marche, nous débattrons du bilan de ces trois décennies de
luttes.
Film : « Les marches de la liberté » de Rokhaya Diallo
Débat en présence de Rokhaya Diallo et des animatrices du collectif
parisien d’accueil de la marche de 1983 : Salikha Amara, Kaïssa Titous,
Alima Boumediene.


MARDI 26 NOVEMBRE : - CINEMA L’UNIVERS LILLE - 20 H
Les crimes racistes et sécuritaires

La raison première de la marche pour l’égalité et contre le racisme de
1983 est la multiplication des crimes racistes et sécuritaires et leur
impunité. Au cours des trois dernières décennies, de nombreuses luttes
pour exiger une véritable justice ont eu lieu. Elles interpellent
l’opinion publique, appellent à des mobilisations et investissent le champ
juridique. Plus largement le rapport à la police dans les quartiers
populaires se caractérise par un contrôle au faciès aussi inefficace
qu’humiliant. Sur cet aspect également des revendications existent et des
mobilisations sont à construire. Trente ans après la marche, nous
débattrons de l’organisation nécessaire contre les crimes racistes et les
politiques sécuritaires.
Film : Mouvement de l’Immigration et des Banlieues : chronique 2001-2002
Débat en présence de représentants de familles de victimes et de comité de
lutte contre les violences policières (Paris, Clermont-Ferrand, Lille)


MERCREDI 27 NOVEMBRE : - MAISON DE QUARTIER VAUBAN LILLE - 20 H
De la lutte des OS immigrés à celle des sans-papiers

La marche pour l’égalité de 1983 a été précédée de nombreux combats qui
l’ont préparée. Elle ne peut pas se réduire à une simple réaction à un
contexte raciste qui s’aggrave. Elle plonge au contraire ses racines dans
les luttes pour la dignité qu’ont menées les Ouvriers Spécialisés immigrés
dans la décennie 70 pour être reconnus comme travailleurs à part entière
et en conséquence pour disposer des mêmes droits que les autres salariés.
Les sans-papiers aujourd’hui ne sont que la figure contemporaine de cette
très ancienne lutte pour l’égalité et la dignité. Des OS des années 70 aux
sans-papiers d’aujourd’hui en passant par les marcheurs de 1983 c’est la
même égalité qui sert de boussole.
Film : « La grève des ouvriers de Margoline » (première grève victorieuse
en France des ouvriers sans-papiers en 1973)
Débat en présence de militants immigrés ouvriers de la décennie 70 : Nacer
El Idriss (Bureau national de l’Association des Travailleurs Maghrébins de
France), Driss Nabi (Associations des Travailleurs Arabes du Mans et de la
Sarthe), Saïd Khemisti (ancien militant du Mouvement des Travailleurs
Arabes), Djili-Sy (Union des Travailleurs Sénégalais en France).


JEUDI 28 NOVEMBRE : - PLACE DE LA REPUBLIQUE - 18 H Pour un féminisme
anti-islamophobe
Avec la Rromophobie, l’islamophobie est un des visages du racisme
contemporain. A la différence du racisme biologiste cependant,
l’islamophobie tente de se justifier par des arguments et motivations «
progressistes ». La construction des femmes portant un foulard comme
danger pour la république et la laïcité a eu comme résultat la
multiplication des agressions et violences contre ces femmes. En Suède,
une campagne consistant à se photographier symboliquement avec le foulard
a été lancée en réponse à l’agression d’une femme portant le foulard. En
une seule journée, 4000 personnes ont, de cette manière, démasqué
l’islamophobie. Rassemblons-nous et débattons des luttes à mener pour que
le féminisme ne soit pas instrumentalisé à des fins islamophobes.

PLACE DE LA REPUBLIQUE - 18 H
Rassemblement en soutien aux femmes voilées victimes d’agressions
islamophobes

MAISON DE QUARTIER VAUBAN - 20 H
Film : « Un racisme à peine voilé »
Débat en présence de Sylvie Tissot (sociologue et féministe), Ismahane
Chouder (Collectif féministe pour l’égalité), Lela Bencherif (élue et
féministe), Zakia Méziani (Association pour la Reconnaissance des Droits
et Liberté aux Femmes Musulmanes, ARDLFM).


VENDREDI 29 NOVEMBRE : - LA CONDITION PUBLIQUE – 20H
Femmes de milieux populaires en lutte contre les discriminations

THEATRE « ET PUIS, NOUS PASSIONS LE PANTALON FRANÇAIS»
« La Double Absence » d’Abdelmalek Sayad lu et mis en scène par le
collectif «Quelques Unes d’entre nous » de Blancs Mesnil

21 H 30 : rencontre débat
Présentation du livre « Femmes de milieux populaires en lutte contre les
discriminations » écrit par le collectif « Quelques Unes d’entre nous» et
Said Bouamama.


SAMEDI 30 NOVEMBRE : - LA CONDITION PUBLIQUE – 19 H

19h Accueil de la manif « la marche pour l’égalité et contre le racisme» à
la Condition Publique

20h - projection
« DOUCE FRANCE, LA SAGA DU MOUVEMENT BEUR »
film documentaire de Mogniss Abdallah et Ken Fero - 70 min - 1992
Basé sur des images d’archives de l’agence IM’média, ce film retrace les
temps forts du « mouvement beur » des années 80. Vingt-cinq ans après la
première marche pour l’égalité et contre racisme, c’est l’occasion de
faire un état des lieux.

21h30 rencontre débat
avec Mogniss Abdallah documentariste et Said Bouamama, sociologue.
30 ans déjà, quelles avancées - quelles leçons tirer des expériences de
luttes passées ?

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