Césaire

par cjvpourwissam

Césaire

Tout système évolue de la même manière selon les contraintes.

 

La résistance d'un système et des hommes face aux injustices est comparable à celui des matériaux face à des contraintes.

 

Si les contraintes sont faibles, on reste dans le domaine élastique, le relâchement de la contrainte rétablit la forme initiale. On dit que la transformation est réversible.

 

Le système espère qu'à chaque injustice on revienne à la position initiale.

 

A force d'injustices, de mensonges (de contraintes) on en arrive à la limite d'élasticité.

 

Au-delà de la limite d’élasticité, la déformation n’est plus réversible et un allongement résiduel subsiste après la suppression de la contrainte.

 

On parle de déformation plastique.

 

La limite d’élasticité du matériau augmente lors d’une nouvelle déformation. Avec les injustices, les hommes et le système acceptent plus facilement des injustices.

 

Lorsque la déformation augmente encore, la contrainte nécessaire d’une part augmente, mais d’autre part le matériau s’affaiblit. On parle d’un phénomène de striction. Ceci conduit irrémédiablement à la rupture.


En 1950, Césaire disait :

 

« Une civilisation qui s’avère incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement est une civilisation décadente.

 

Une civilisation qui choisit de fermer les yeux à ses problèmes les plus cruciaux est une civilisation atteinte.

 

Une civilisation qui ruse avec ses principes est une civilisation moribonde.

 

Le fait est que la civilisation dite « européenne », la civilisation « occidentale », telle que l’ont façonnée deux siècles de régime bourgeois, est incapable de résoudre les problèmes majeurs auxquels son existence a donné naissance : le problème du prolétariat et le problème colonial ; que, déférée à la barre de la « raison » comme à la barre de la « conscience », cette Europe-là est impuissante à se justifier ; et que, de plus en plus, elle se réfugie dans une hypocrisie d’autant plus odieuse qu’elle a de moins en moins chance de tromper.

 

L’Europe est indéfendable.

 

Il paraît que c’est la constatation que se confient tous bas les stratèges américains.

 

En soi cela n’est pas grave.

 

Le grave est que « l’Europe » est moralement, spirituellement indéfendable.

Et aujourd’hui il se trouve que ce ne sont pas seulement les masses européennes qui incriminent , mais que l’acte d’accusation est proféré sur le plan mondial par des dizaines et des dizaines de millions d’hommes qui, du fond de l’esclavage, s’érigent en juges.

 

On peut tuer en Indochine, torturer à Madagascar, emprisonner en Afrique Noire, sévir aux Antilles. Les colonisés savent désormais qu’ils ont sur les colonialistes un avantage. Ils savent que leurs « maîtres » provisoires mentent.

 

Donc que leurs maîtres sont faibles. »

 

Et puis, comme pour l'esclavage, tous les pays colonisés se sont émancipés.

L'homme traité de plus en plus injustement hier comme aujourd'hui ne se laisse pas faire et plus il est traité injustement plus la rupture est proche.

Césaire

Voir les commentaires

" A Clermont Ferrand 5 ans après la mort de Wissam, la solidarité reste active"

par cjvpourwissam

" A Clermont Ferrand 5 ans après la mort de Wissam, la solidarité reste active"

http://desarmons.net/2017/01/08/a-clermont-ferrand-5-ans-apres-la-mort-de-wissam-la-solidarite-reste-active/

 

" Près de 200 personnes se sont réunies ce vendredi 6 janvier à l’appel de la famille El Yamni et de ses proches à Clermont Ferrand, pour les cinq années de la mort de Wissam.

A partir de 17h30, les avocats de la famille, Me Jean-François Canis et Me Jean-Louis Borie ont donné une conférence de presse aux côtés de Farid, le frère de Wissam El Yamni. Ils sont revenus ensemble sur l’état d’avancement du dossier, rappelant les différentes étapes et les obstacles rencontrés dans leur quête juridique. Trois semaines seulement après le dernier coup de Trafalgar du juge d’instruction, Myriam Fenina (nommée en septembre 2016), qui annonçait le 7 décembre refuser les demandes d’expertises complémentaires de la famille et la clôture imminente du dossier, les avocats ne mâchent par leurs mots et pointent clairement la malhonnêteté des experts et le cynisme des juges.

Le collectif à l’origine de l’événement avait prévu un concert le lendemain, mais il n’a finalement pas été possible d’obtenir une salle. Sur le chemin parsemé d’embûches des familles de victimes de la police, c’est parfois ce genre de détails qui rendent leur combat si difficile. Même si le maire a toujours soutenu la famille, des pressions s’exercent de façon insidieuses pour ne pas laisser s’exprimer la voie de celles et ceux qui dénoncent les violences et le racisme de l’État et de sa police.

Pour autant, la très grande salle de l’espace multimedia Georges Conchon a permis d’organiser une soirée riche, axée sur une conférence de presse, la projection du film « Les coups de leurs privilèges », une conférence et un débat au cours desquels plusieurs proches de victimes et de personnes en lutte contre le racisme et les violences policières ont donné de la voix. Mathieu Rigouste est revenu sur les origines et les formes de la violence d’État, ainsi que sur la nécessité de s’organiser de manière autonome. Mireille Fanon-Mendes France a introduit son propos sur la violence néo-coloniale de l’État, rappelant que le chef de l’Etat lui-même prononce régulièrement des assassinats ciblés extra-judiciaires contre des personnes considérées comme une menace.

Étaient présent-e-s aussi Amal Bentounsi, Lassana et Assa Traoré, des personnes des collectifs Justice et Vérité pour Ali Ziri, pour Houcine Bourras et diverses personnes et collectifs luttant contre les violences policières. L’occasion de rappeler que la solidarité et la présence auprès des familles dans la lutte est déjà une victoire, que les liens créés par delà les clivages politiques et les divergences tactiques participent d’une dynamique qui casse les tentatives de l’État de nous séparer et de réduire les premier-e-s concerné-e-s au silence.

Il a été dit qu’une distinction existe de fait entre celles et ceux qui sont à la fois oppressé-e-s pour ce qu’il/elles sont (ou représentent) et réprimé-e-s pour ce qu’il/elles font et celles et ceux qui subissent essentiellement la répression pour leurs actions. Si les formes de la violence vécue sont différentes, l’ennemi reste pour autant le même, et les logiques qui conduisent son action répondent à des facteurs systémiques, qu’on retrouve aussi bien aux Etats-Unis qu’en Europe. Enfin, quelqu’un a dit qu’aucun changement fondamental de société ne pourrait aboutir s’il ne venait pas aussi des quartiers populaires et ne s’appuyait pas sur les constats essentiels qui en émanent. Assa Traoré a insisté sur le fait que les habitant-e-s de ces quartiers n’avaient pas besoin d’aide extérieure, mais devaient porter eux-mêmes la lutte. Il a été évoqué aussi le cas des dizaines d’assigné-e-s à résidence qui le sont ou l’ont été après avoir été désignés comme « ennemis intérieurs » par des institutions portant en elles un racisme à peine voilé et sur la base de considérations policières souvent mensongères ou édulcorées.

Le film qui a précédé a bien réussi à introduire la discussion, en balayant d’un regard sensible la lutte des proches de victimes, et notamment celles des familles de Wissam El Yamni (Clermont-Ferrand) et Morad Touat (Marseille). Chaudement accueilli à Berlin, il était projeté pour la première fois en France.

Le lien qui s’est créé et continue de se créer autour des familles en lutte pour la vérité et la justice constitue, par sa sincérité, ainsi que par la sensibilité et la solidarité qu’il contient, un ferment de résistance incontestable. Après la soirée, un certain nombre de personnes présentes se sont retrouvées autour d’un repas convivial dans la maison familiale des El Yamni, pour un de ces moments précieux qui révèlent l’importance vitale de rester humain-e-s et de ne pas céder aux pressions et manœuvres politiciennes et policières qui visent à nous rendre étrangers les un-e-s aux autres."

Voir les commentaires

Jeudi 12 janvier 20H à Montreuil : projection/débat

par cjvpourwissam

Voir les commentaires

Retour sur la journée du Vendredi 6 janvier

par cjvpourwissam

Retour sur la journée du Vendredi 6 janvier

" La salle Conchon était comble, d'un peuple assoiffé de vérité ignorée par la justice.

La mémoire collective n'a pas oublié Wissam, ni les autres victimes de violences des mains de la police en France et dans le monde. 

Les familles endeuillées parcourent les mêmes galères et se rapprochent pour se soutenir depuis des années, encore ce soir elles étaient "coudes contre coudes", venues des quatre coins du pays, pour intervenir une fois de plus. Une fois de plus car leur vie c'est ça depuis la disparition de leurs proches. Ils vivent en permanence, depuis des années, avec la recherche de vérité comme planning. La leur offrir serait le moindre des respects de la part de l'Etat.

Mais de respect il n'y a pas chez les hautes gens pour le bas peuple. Constat rude de cette année 2016 pour ceux qui ne l'avaient pas encore fait, dans les manif contre la loi scélérate du travail... malgré les appels lancés depuis des décennies par les quartiers populaires à travers différents collectifs et organisations. 

Ces familles sont nos familles. Ces enfants sont nos enfants. 

Nous ne pouvons plus être spectateurs de cette guerre raciste menée dans nos quartiers et nos rues, pas plus que nous ne pouvons ignorer la violence policière pour les intérêts de bourgeois possédant tout.

Nous sommes les pauvres, les sans-grade, en bas des hiérarchies. Ils nous ont appelé les "Black-Blanc-Beur" quand ça leur était utile.
Le discours a changé. Pas le peuple. Et ça va faire boule de neige contre leurs palais un jour.

Nous reconnaissons les nôtres.

Leurs guerres 
Leurs armées 
Leurs polices
Nos Morts"

Ndlr : 

MERCI À TOUS !!!!!!!!!

Merci à celui qui a écrit ce texte, aux intervenants, spectateurs, membres du comité, à la réalisatrice, à ceux qui se sont déplacés, à ceux qui ont fait circuler l'info, à ceux qui nous ont preté la salle (la municipalité), aux regisseurs, aux avocats, aux journalistes, à ceux qui luttent, à ceux qui ont filmé, photographié, à votre bienveillance ...

Voir les commentaires

" Affaire Wissam El Yamni : autopsie d'une enquête aux multiples irrégularités "

par cjvpourwissam

Voir les commentaires

Comment pensent nos détracteurs ?

par cjvpourwissam

Comment pensent nos détracteurs ?

En regardant les sites, facebook, twiter et les contenus de nos détracteurs, ils semblent avoir globalement le même paradigme.


Voici en gros les points récurrents :
- les valeurs françaises sont attaquées
- les politiques et la justice sont laxistes
- les délinquants ont plus de droits que les honnêtes citoyens
- les délinquants savent qu'ils n'ont rien à craindre
- notre culture est en danger
- nous sommes en danger de mort
- il nous faut des solutions radicales, on ne fait pas des omelettes sans casser des oeufs
- notre France va droit dans le mur


Je crois leurs auteurs sincères, ils pensent réellement ainsi.


Les questions que l'on peut se poser  : 
- Ont ils raison dans ce qu'ils affirment ?
- Pourquoi le fait de penser ainsi fait qu'ils nous détestent alors que l'on ne fait que demander le respect de nos droits ?


Est ce que les valeurs françaises sont attaquées ?
Le monde est en perpétuel changement, les valeurs d'un pays ne sont que le résultat du métissage de l'ensemble des multi-cultures environnantes et passées. La Gaulle a subit l'influence de la Rome c'est pour cela que l'on parle de culture Gallo-romaine, cette Rome avait subit l'influence de la Grèce antique, la Grèce de l'Egypte ... A cet époque il devait exister des gens pour s'en plaindre, l'homme n'a jamais aimé le changement pour lui même, que les autres changent ce n'est pas un problème mais pas lui. La culture d'un pays est en perpétuel changement, on ne peut pas arrêter ce changement, il se fait malgré nous, alors oui il peut être tellement rapide et imposé que l'on perd ses repères mais c'est le monde qui est ainsi, tout change très rapidement car tout est en relation. La mode, la musique, les goûts, les tendances, les films ... tout ce qui crée une même opinion publique est devenu très rapide. Ce n'est pas forcément quelque chose de mauvais, il y a dans tout changement des opportunités, des menaces, des forces et des faiblesses.  On peut se focaliser sur les faiblesses et les menaces mais les gens, les pays qui réussissent sont ceux qui voient les opportunités dans chaque changement plutôt qu'ils ne se focalisent sur les menaces. Si vous regardez le côté de la route en conduisant vous risquez de foncer dessus. Il faut donc faire une différence entre le monde tel qu'il est et le monde tel que nous le percevons. Les valeurs françaises sont naturellement attaquées, elles l'ont toujours été.


Est ce que les politiques et la justice sont laxistes ?
Ceux qui pensent ainsi pensent à la solution miracle : en supprimant une cause d'un problème, on supprime le problème. Des recherches sur la peine de mort démontre que la peine de mort ne dissuade pas un meurtrier de passer à l'acte. C'est la société qui crée le problème. Le dealer de drogues envoyé en prison sera remplacé par un autre parce qu'il y aura la même demande. C'est la demande qui crée l'offre de délinquance. La cause d'un acte de délinquance ne peut pas être dissuadé par la peur, au contraire elle diminue l'offre et augmente les bénéfices en cas de satisfaction de la demande. Ce qui est vrai pour la drogue est vrai pour tout acte de délinquance même les plus amoraux. Tant qu'il y aura des gens qui seront en manque de sécurité, de reconnaissance, de nouveautés, tant que nous serons insensibles aux plus vulnérables, tant que l'on aura la haine des plus vulnérables, tant que l'on sera matérialiste et que la société ne saura pas satisfaire ses manques, la société sera violente et nous aurons les politiques et la justice que l'on mérite. Le problème ce n'est pas les gens mais le processus qui amène les gens à se comporter tels qu'ils se comportent. On ne peut pas en vouloir à un ouvrier dans une chaine automobile d'avoir fait une erreur mais au pdg de ne pas avoir mis en place un processus de contrôle évitant que cet erreur ne se propage et ne touche le client final du processus. Un individu qui voit tous les jours qu'il faut avoir de belles voitures,  beaucoup d'argent, pour exister aux yeux de la société et qui ne peut pas les avoir va chercher d'autres solutions illégales pour les obtenir même en sachant qu'elles sont illégales. On ne convainc pas un fumeur d'arrêter en lui disant que fumer c'est pas bien pour la santé mais en l'amenant par lui même à combler le manque que remplit l'acte de fumer lorsque ce manque se fait sentir. Le problème il est dans notre tête, dans nos habitudes, par l'enchainement des causes/conséquences et dans la gestion des besoins et des désirs de la société.


Les délinquants ont plus de droits que les honnêtes citoyens ?
Il n'existe pas de délinquants ni d'honnêtes citoyens. Il n'existe que des actes bons et des actes mauvais. Ce n'est pas de l'angélisme, c'est un fait, on peut trouver des actes bons chez n'importe qui et des actes mauvais. Si on ne comprend pas ça on n'a rien compris, on ne peut rien comprendre et résoudre un problème c'est d'abord le comprendre. On va nous répondre que ceux qui volent sont les mêmes et donc doivent être appelés voleurs. Les gens se comportent comme on les perçoit. Il n'y a que des intentions de voleurs, qui engendrent des actes mais c'est les intentions qu'il faut attaquer. Comment attaquer une intention malveillante ? Par la fraternité. Il n'y a pas dix milles solutions. Les pires voleurs ne voleraient jamais quelqu'un qu'ils respectent : leur mère, leur frère, leur meilleur ami ... Le pire voleur est peut etre pour une autre personne la meilleure personne au monde. L'homme même le plus criminel recherche dans son acte à être heureux, celui qui tue cherche à être heureux en tuant. C'est ce manque qui crée le crime. Celui qui commet un vol est d'abord quelqu'un qui manque d'empathie, qui ne se met pas à la place de l'autre. D'où vient ce manque d'empathie ? D'un manque d'amour. Celui qui a reçu de l'amour a de l'empathie, celui qui en est dépourvu ne se met pas à la place de l'autre. Lorsque l'on est heureux, on cherche à satisfaire les autres, lorsque l'on est malheureux les autres sont perçus comme des personnes dangereuses, nocives, néfastes. Encore une fois c'est notre regard sur les autres qui doit être changé. Tant qu'il existera des "eux" et des "nous", il y aura une barrière entre les personnes, un manque d'empathie et donc une délinquance qui peut d'ailleurs être légale mais qui ne sera jamais légitime. On va nous rétorquer mais que faire alors aimer des méchants ? Non, les comprendre et ne s'attaquer qu'à leurs actes un par un. C'est ainsi que le dalai lama disait qu'il fallait parler avec Daesch. Les talibans n'ont pas été détruit après l'invasion américaine, les armes et la violence ne changent pas la manière de penser des autres. Si on catégorise de façon binaire, en bien ou mauvais, on maintient ces catégories, on en fait des prophéties auto-réalisatrices. Si on sort de l'humanité des personnes, ces personnes vont chercher refuge vers ceux qui les ressemblent et il y aura deux catégories qui seront homogènes et par nature ennemies. Il y aura un groupe qui verra le monde selon la différence de traitements et il aura raison, et il y aura un autre groupe qui verra le monde selon le respect des normes et il aura raison également. Mais en réalité, la faute est dès le départ, dans le fait d'enfermer dans des catégories sans porte de sortie. 


Les délinquants savent qu'ils n'ont rien à craindre ?
L'important c'est d'être juste. Etre juste même dans la sanction. On ne change les autres que par l'exemplarité. Un supérieur doit venir plus tôt et partir plus tard de ce qu'il attend de ses employés sinon ses employés partiront aussi tôt. L'autorité nait de l'exemplarité. C'est la seule règle du management. Lorsque l'on tue, ment sous procès verbaux et que l'on bénéficie du laxisme de la justice parce que policier, il ne faut s'attendre à ce que la population qui est loin d'être aussi bête que l'on ne pense incarne les valeurs que ceux qui sont censés les faire respecter bafouent. Les délinquants n'ont pas rien à craindre, ils ont juste l'impression de voler à plus voleur, de taper sur plus mauvais, de mentir à plus mauvais ... Celui qui commet un acte de délinquance est un salaud, il se croit en droit d'être plus mauvais que l'autre parce que l'autre est plus mauvais. En agissant ainsi, à chaque fois que l'on traite l'autre d'une pire manière que l'on voudrait être traité, on est co-responsable des actes de délinquance que l'on infuse dans la société et de ses conséquences.


Notre culture est en danger ?
Oui, comme le sont toutes les cultures. Après la seconde guerre mondiale, la culture américaine a influencé les cultures européennes, qui ont elles mêmes influencé les cultures coloniales ... Comme tout changement, il y a des pertes et des gains. Lorsque l'on perd le sacré, ce qui est important, les murs porteurs, c'est là que ça fait mal, c'est la limite. Alors que faire ? Résister à quoi ? Ce qui fait peut être mal c'est quand le changement est soudain et qu'il nous est imposé alors que son absence nous aurait satisfait. Mais d'un autre côté ça a du bon, Spartes se sentant en danger s'était tellement fermée du monde qu'elle en est morte. D'un autre côté trop s'ouvrir ce n'est pas bon non plus parce que l'on perd ce qui lie. Il y a peut être un juste milieu qui devrait être atteint pour faire en sorte de respecter au mieux tout le monde. Là aussi il s'agit d'être juste avec la différence, de ne pas accepter que l'on nous l'impose mais de ne pas l'imposer à l'autre non plus. Il s'agit de respecter le sacré de l'autre, ce qui le rend digne. La dignité c'est ce qu'il reste quand on a tout perdu, si on attaque ce qui rend digne autrui, on crée un ennemi éternel. Il se bat pour sa survie, il allie pulsion de vie et pulsion de mort, créant une potion magique redoutable, dans une même direction.


Nous sommes en danger de mort ?
Celui qui est en danger c'est celui qui fait de la mort de l'autre une fin. Aucune civilisation ne s'est développée en détruisant ce que l'autre était. L'Espagne s'est appauvrie a en devenir l'un des pays les plus pauvres du continent européen après en avoir été l'un des plus riches après la reconquista et la conquête des Amériques. L'Allemagne nazie en est un autre exemple. L'autre détruit ne sert à rien et mène à son auto-destruction. En revanche, comprendre l'autre pour en profiter pour connaitre ses forces et les opportunités pour combler ses faiblesses et ses menaces est la meilleure stratégie. Grâce à l'Allemagne nazie, la France a connu les trentes glorieuses. Les Etats Unis sont apparus comme les "défenseurs de la liberté" dans le monde ... Grâce au Barça, le Real de Madrid a du excellé jusqu'à remporter la ligue des champions et le Barça doit rattraper le Real dans ses exploits. Les chinois ont beau être des milliards, ils n'arrivent pas à produire des Messi et des Ronaldo parce qu'ils n'existent pas chez eux le besoin et un point de repère de dépassement... Il y a du bon dans l'émulation, dans la comparaison imposée. L'autre d'à côté que l'on ne peut ignorer, nous pousse à nous sublimer, aussi bon soit il il nous pousse à l'imiter.


Il nous faut des solutions radicales, on ne fait pas des omelettes sans casser des oeufs ?
Si vous êtes du côté de la force et du pouvoir bonne chance !

Donnez nous un exemple qui a fonctionné ainsi sur le long terme ? La fin est dans les moyens. Si on utilise des moyens injustes on fait croitre l'injustice dans son environnement et tout ce qui en est lié souffrance, malheur, cycle de vengeance, de chantage. Alors il y aura toujours quelqu'un pour dire qu'il faut aller plus loin, toujours plus de la même chose mais plus intensément. Si ça ne fonctionne pas ça serait à les entendre qu'on n'a pas été assez fort ... Ce n'est pas une question de degrés mais de méthodes. Si la méthode est bonne le résultat est bon. Lorsque l'on est du côté de celui qui a le pouvoir et la puissance, il n'y a pas pire stratégie.


Notre France va droit dans le mur ?
Tant que les puissants ne seront pas justes oui ! Il n'y pas de justice dans l'injustice.

Ce n'est pas au moins puissant d'initier le changement mais au plus puissant. Le moins puissant a le droit de tout, même d'être injuste s'il n'a pas d'autres choix pour rétablir sa dignité (c'est la seule condition), c'est même un devoir.

Voir les commentaires

Affiche du film "Les coups de leurs privilèges" qui sera projeté Vendredi 6 janvier en avant première à Clermont-Ferrand

par cjvpourwissam

Affiche du film "Les coups de leurs privilèges" qui sera projeté Vendredi 6 janvier en avant première à Clermont-Ferrand

lien vers le teaser https://vimeo.com/197267982

 

Voir les commentaires

Le teaser du film "Les coups de leurs privilèges" sortie en salle le 12 janvier prochain

par cjvpourwissam

Voir les commentaires

Extrait du livre " un président ne devrait pas dire ça ..."

par cjvpourwissam

Extrait du livre " un président ne devrait pas dire ça ..."

" Bien sûr qu'un individu peut être coupable, la question c'est de savoir comment on traite cet individu. Dans toute collectivité humaine, même la plus irréprochable, il y a toujours quelqu'un qui peut faillir. Ce qui compte, c'est de savoir comment le reste de la collectivité peut réagir. Le pape n'est pas responsable des actes pédophiles, mais il le serait s'il ne les sanctionnait pas. "

Voir les commentaires

Gloire à la famille d'Adama Traoré

par cjvpourwissam

Gloire à la famille d'Adama Traoré

En 5 ans de luttes sur la question des violences policières, j'ai jamais vu ça.

 

Souvent à la suite d'un mort, les familles sont cassées, elles font de nombreuses erreurs et lorsqu'elles reprennent leurs esprits c'est trop tard, la machine médiatique et étatique de propagande a lavé le cerveau du citoyen lambda.

 

Cette famille a su très rapidement comprendre les tenants et les aboutissants, elle a compris que si elle n'attaquait pas les propagandistes de l'Etat c'est lui qui chercherait à les détruire sans vergogne.

 

Elle a su utiliser les réseaux existants sans se mettre à dos les uns et les autres qui ne s'entendent pas mutuellement. C'est assez exceptionnel, nous n'avons pas réussi. A ce stade, lorsque l'on se fait un ennemi on s'en fait 10 puis 100 puis 1000 ...

 

Elle a su faire du ju-jitsu des attaques mensongères et vicieuses de l'institution judiciaire qui ne cherchait qu'à les salir pour détruire toute solidarité.

 

Elle a crée un véritable rapport de force comme personne avant, en comptant d'abord sur elle même et la bonté du peuple qui commence à ouvrir les yeux.

 

Nous n'avons rien à lui apprendre mais tout à apprendre d'elle sur les méthodes, la communication, la stratégie, les tactiques ... C'est réjouissant pour la lutte contre les injustices

 

Si ... finalement, nous avons peut être une chose à lui rappeler.

 

Il y a le temps des émotions et ce temps est un temps court. Les criminels assermentés aux dents acérés n'attendent qu'une chose que les gens passent à autre chose pour leur faire à l'envers et festoyer de leur exploit d'avoir magouillé encore une fois l'affaire, ce qui leur permettra de cristalliser l'appartenance au groupe. Un groupe qui serait perçu comme faible par les autres collègues ailleurs qui sont dans le même délire. On se sent fort ensemble, en meute. Avec la contre-propagande de la famille Traoré ça sera difficile, ils ont marqué l'histoire en France et peut être même ce qui est encore plus exceptionnel aussi à l'étranger.

 

Attention ! Il ne faut pas baisser la garde et sous-estimer la bête immonde qui a l'expérience de 40 ans de crimes policiers impunis, passés sous silence. La bête immonde qui enterre tous les jours des dossiers jugés enterrables et qui montent des dossiers tous les jours sur les personnes qu'elle ne peut pas piffrer.

 

Quoiqu'il en soit, Adama de là où il est, il peut être fier de sa famille. Il y a des vies qui sont vécues par certains dans les institutions pour détruire celles des autres et il y a des morts qui donnent espoir aux vivants et qui surtout sauvent des vies, des destins, des rêves.

 

Voir les commentaires