Comment pensent nos détracteurs ?

par cjvpourwissam

Comment pensent nos détracteurs ?

En regardant les sites, facebook, twiter et les contenus de nos détracteurs, ils semblent avoir globalement le même paradigme.


Voici en gros les points récurrents :
- les valeurs françaises sont attaquées
- les politiques et la justice sont laxistes
- les délinquants ont plus de droits que les honnêtes citoyens
- les délinquants savent qu'ils n'ont rien à craindre
- notre culture est en danger
- nous sommes en danger de mort
- il nous faut des solutions radicales, on ne fait pas des omelettes sans casser des oeufs
- notre France va droit dans le mur


Je crois leurs auteurs sincères, ils pensent réellement ainsi.


Les questions que l'on peut se poser  : 
- Ont ils raison dans ce qu'ils affirment ?
- Pourquoi le fait de penser ainsi fait qu'ils nous détestent alors que l'on ne fait que demander le respect de nos droits ?


Est ce que les valeurs françaises sont attaquées ?
Le monde est en perpétuel changement, les valeurs d'un pays ne sont que le résultat du métissage de l'ensemble des multi-cultures environnantes et passées. La Gaulle a subit l'influence de la Rome c'est pour cela que l'on parle de culture Gallo-romaine, cette Rome avait subit l'influence de la Grèce antique, la Grèce de l'Egypte ... A cet époque il devait exister des gens pour s'en plaindre, l'homme n'a jamais aimé le changement pour lui même, que les autres changent ce n'est pas un problème mais pas lui. La culture d'un pays est en perpétuel changement, on ne peut pas arrêter ce changement, il se fait malgré nous, alors oui il peut être tellement rapide et imposé que l'on perd ses repères mais c'est le monde qui est ainsi, tout change très rapidement car tout est en relation. La mode, la musique, les goûts, les tendances, les films ... tout ce qui crée une même opinion publique est devenu très rapide. Ce n'est pas forcément quelque chose de mauvais, il y a dans tout changement des opportunités, des menaces, des forces et des faiblesses.  On peut se focaliser sur les faiblesses et les menaces mais les gens, les pays qui réussissent sont ceux qui voient les opportunités dans chaque changement plutôt qu'ils ne se focalisent sur les menaces. Si vous regardez le côté de la route en conduisant vous risquez de foncer dessus. Il faut donc faire une différence entre le monde tel qu'il est et le monde tel que nous le percevons. Les valeurs françaises sont naturellement attaquées, elles l'ont toujours été.


Est ce que les politiques et la justice sont laxistes ?
Ceux qui pensent ainsi pensent à la solution miracle : en supprimant une cause d'un problème, on supprime le problème. Des recherches sur la peine de mort démontre que la peine de mort ne dissuade pas un meurtrier de passer à l'acte. C'est la société qui crée le problème. Le dealer de drogues envoyé en prison sera remplacé par un autre parce qu'il y aura la même demande. C'est la demande qui crée l'offre de délinquance. La cause d'un acte de délinquance ne peut pas être dissuadé par la peur, au contraire elle diminue l'offre et augmente les bénéfices en cas de satisfaction de la demande. Ce qui est vrai pour la drogue est vrai pour tout acte de délinquance même les plus amoraux. Tant qu'il y aura des gens qui seront en manque de sécurité, de reconnaissance, de nouveautés, tant que nous serons insensibles aux plus vulnérables, tant que l'on aura la haine des plus vulnérables, tant que l'on sera matérialiste et que la société ne saura pas satisfaire ses manques, la société sera violente et nous aurons les politiques et la justice que l'on mérite. Le problème ce n'est pas les gens mais le processus qui amène les gens à se comporter tels qu'ils se comportent. On ne peut pas en vouloir à un ouvrier dans une chaine automobile d'avoir fait une erreur mais au pdg de ne pas avoir mis en place un processus de contrôle évitant que cet erreur ne se propage et ne touche le client final du processus. Un individu qui voit tous les jours qu'il faut avoir de belles voitures,  beaucoup d'argent, pour exister aux yeux de la société et qui ne peut pas les avoir va chercher d'autres solutions illégales pour les obtenir même en sachant qu'elles sont illégales. On ne convainc pas un fumeur d'arrêter en lui disant que fumer c'est pas bien pour la santé mais en l'amenant par lui même à combler le manque que remplit l'acte de fumer lorsque ce manque se fait sentir. Le problème il est dans notre tête, dans nos habitudes, par l'enchainement des causes/conséquences et dans la gestion des besoins et des désirs de la société.


Les délinquants ont plus de droits que les honnêtes citoyens ?
Il n'existe pas de délinquants ni d'honnêtes citoyens. Il n'existe que des actes bons et des actes mauvais. Ce n'est pas de l'angélisme, c'est un fait, on peut trouver des actes bons chez n'importe qui et des actes mauvais. Si on ne comprend pas ça on n'a rien compris, on ne peut rien comprendre et résoudre un problème c'est d'abord le comprendre. On va nous répondre que ceux qui volent sont les mêmes et donc doivent être appelés voleurs. Les gens se comportent comme on les perçoit. Il n'y a que des intentions de voleurs, qui engendrent des actes mais c'est les intentions qu'il faut attaquer. Comment attaquer une intention malveillante ? Par la fraternité. Il n'y a pas dix milles solutions. Les pires voleurs ne voleraient jamais quelqu'un qu'ils respectent : leur mère, leur frère, leur meilleur ami ... Le pire voleur est peut etre pour une autre personne la meilleure personne au monde. L'homme même le plus criminel recherche dans son acte à être heureux, celui qui tue cherche à être heureux en tuant. C'est ce manque qui crée le crime. Celui qui commet un vol est d'abord quelqu'un qui manque d'empathie, qui ne se met pas à la place de l'autre. D'où vient ce manque d'empathie ? D'un manque d'amour. Celui qui a reçu de l'amour a de l'empathie, celui qui en est dépourvu ne se met pas à la place de l'autre. Lorsque l'on est heureux, on cherche à satisfaire les autres, lorsque l'on est malheureux les autres sont perçus comme des personnes dangereuses, nocives, néfastes. Encore une fois c'est notre regard sur les autres qui doit être changé. Tant qu'il existera des "eux" et des "nous", il y aura une barrière entre les personnes, un manque d'empathie et donc une délinquance qui peut d'ailleurs être légale mais qui ne sera jamais légitime. On va nous rétorquer mais que faire alors aimer des méchants ? Non, les comprendre et ne s'attaquer qu'à leurs actes un par un. C'est ainsi que le dalai lama disait qu'il fallait parler avec Daesch. Les talibans n'ont pas été détruit après l'invasion américaine, les armes et la violence ne changent pas la manière de penser des autres. Si on catégorise de façon binaire, en bien ou mauvais, on maintient ces catégories, on en fait des prophéties auto-réalisatrices. Si on sort de l'humanité des personnes, ces personnes vont chercher refuge vers ceux qui les ressemblent et il y aura deux catégories qui seront homogènes et par nature ennemies. Il y aura un groupe qui verra le monde selon la différence de traitements et il aura raison, et il y aura un autre groupe qui verra le monde selon le respect des normes et il aura raison également. Mais en réalité, la faute est dès le départ, dans le fait d'enfermer dans des catégories sans porte de sortie. 


Les délinquants savent qu'ils n'ont rien à craindre ?
L'important c'est d'être juste. Etre juste même dans la sanction. On ne change les autres que par l'exemplarité. Un supérieur doit venir plus tôt et partir plus tard de ce qu'il attend de ses employés sinon ses employés partiront aussi tôt. L'autorité nait de l'exemplarité. C'est la seule règle du management. Lorsque l'on tue, ment sous procès verbaux et que l'on bénéficie du laxisme de la justice parce que policier, il ne faut s'attendre à ce que la population qui est loin d'être aussi bête que l'on ne pense incarne les valeurs que ceux qui sont censés les faire respecter bafouent. Les délinquants n'ont pas rien à craindre, ils ont juste l'impression de voler à plus voleur, de taper sur plus mauvais, de mentir à plus mauvais ... Celui qui commet un acte de délinquance est un salaud, il se croit en droit d'être plus mauvais que l'autre parce que l'autre est plus mauvais. En agissant ainsi, à chaque fois que l'on traite l'autre d'une pire manière que l'on voudrait être traité, on est co-responsable des actes de délinquance que l'on infuse dans la société et de ses conséquences.


Notre culture est en danger ?
Oui, comme le sont toutes les cultures. Après la seconde guerre mondiale, la culture américaine a influencé les cultures européennes, qui ont elles mêmes influencé les cultures coloniales ... Comme tout changement, il y a des pertes et des gains. Lorsque l'on perd le sacré, ce qui est important, les murs porteurs, c'est là que ça fait mal, c'est la limite. Alors que faire ? Résister à quoi ? Ce qui fait peut être mal c'est quand le changement est soudain et qu'il nous est imposé alors que son absence nous aurait satisfait. Mais d'un autre côté ça a du bon, Spartes se sentant en danger s'était tellement fermée du monde qu'elle en est morte. D'un autre côté trop s'ouvrir ce n'est pas bon non plus parce que l'on perd ce qui lie. Il y a peut être un juste milieu qui devrait être atteint pour faire en sorte de respecter au mieux tout le monde. Là aussi il s'agit d'être juste avec la différence, de ne pas accepter que l'on nous l'impose mais de ne pas l'imposer à l'autre non plus. Il s'agit de respecter le sacré de l'autre, ce qui le rend digne. La dignité c'est ce qu'il reste quand on a tout perdu, si on attaque ce qui rend digne autrui, on crée un ennemi éternel. Il se bat pour sa survie, il allie pulsion de vie et pulsion de mort, créant une potion magique redoutable, dans une même direction.


Nous sommes en danger de mort ?
Celui qui est en danger c'est celui qui fait de la mort de l'autre une fin. Aucune civilisation ne s'est développée en détruisant ce que l'autre était. L'Espagne s'est appauvrie a en devenir l'un des pays les plus pauvres du continent européen après en avoir été l'un des plus riches après la reconquista et la conquête des Amériques. L'Allemagne nazie en est un autre exemple. L'autre détruit ne sert à rien et mène à son auto-destruction. En revanche, comprendre l'autre pour en profiter pour connaitre ses forces et les opportunités pour combler ses faiblesses et ses menaces est la meilleure stratégie. Grâce à l'Allemagne nazie, la France a connu les trentes glorieuses. Les Etats Unis sont apparus comme les "défenseurs de la liberté" dans le monde ... Grâce au Barça, le Real de Madrid a du excellé jusqu'à remporter la ligue des champions et le Barça doit rattraper le Real dans ses exploits. Les chinois ont beau être des milliards, ils n'arrivent pas à produire des Messi et des Ronaldo parce qu'ils n'existent pas chez eux le besoin et un point de repère de dépassement... Il y a du bon dans l'émulation, dans la comparaison imposée. L'autre d'à côté que l'on ne peut ignorer, nous pousse à nous sublimer, aussi bon soit il il nous pousse à l'imiter.


Il nous faut des solutions radicales, on ne fait pas des omelettes sans casser des oeufs ?
Si vous êtes du côté de la force et du pouvoir bonne chance !

Donnez nous un exemple qui a fonctionné ainsi sur le long terme ? La fin est dans les moyens. Si on utilise des moyens injustes on fait croitre l'injustice dans son environnement et tout ce qui en est lié souffrance, malheur, cycle de vengeance, de chantage. Alors il y aura toujours quelqu'un pour dire qu'il faut aller plus loin, toujours plus de la même chose mais plus intensément. Si ça ne fonctionne pas ça serait à les entendre qu'on n'a pas été assez fort ... Ce n'est pas une question de degrés mais de méthodes. Si la méthode est bonne le résultat est bon. Lorsque l'on est du côté de celui qui a le pouvoir et la puissance, il n'y a pas pire stratégie.


Notre France va droit dans le mur ?
Tant que les puissants ne seront pas justes oui ! Il n'y pas de justice dans l'injustice.

Ce n'est pas au moins puissant d'initier le changement mais au plus puissant. Le moins puissant a le droit de tout, même d'être injuste s'il n'a pas d'autres choix pour rétablir sa dignité (c'est la seule condition), c'est même un devoir.

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Affiche du film "Les coups de leurs privilèges" qui sera projeté Vendredi 6 janvier en avant première à Clermont-Ferrand

par cjvpourwissam

Affiche du film "Les coups de leurs privilèges" qui sera projeté Vendredi 6 janvier en avant première à Clermont-Ferrand

lien vers le teaser https://vimeo.com/197267982

 

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Le teaser du film "Les coups de leurs privilèges" sortie en salle le 12 janvier prochain

par cjvpourwissam

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Extrait du livre " un président ne devrait pas dire ça ..."

par cjvpourwissam

Extrait du livre " un président ne devrait pas dire ça ..."

" Bien sûr qu'un individu peut être coupable, la question c'est de savoir comment on traite cet individu. Dans toute collectivité humaine, même la plus irréprochable, il y a toujours quelqu'un qui peut faillir. Ce qui compte, c'est de savoir comment le reste de la collectivité peut réagir. Le pape n'est pas responsable des actes pédophiles, mais il le serait s'il ne les sanctionnait pas. "

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Gloire à la famille d'Adama Traoré

par cjvpourwissam

Gloire à la famille d'Adama Traoré

En 5 ans de luttes sur la question des violences policières, j'ai jamais vu ça.

 

Souvent à la suite d'un mort, les familles sont cassées, elles font de nombreuses erreurs et lorsqu'elles reprennent leurs esprits c'est trop tard, la machine médiatique et étatique de propagande a lavé le cerveau du citoyen lambda.

 

Cette famille a su très rapidement comprendre les tenants et les aboutissants, elle a compris que si elle n'attaquait pas les propagandistes de l'Etat c'est lui qui chercherait à les détruire sans vergogne.

 

Elle a su utiliser les réseaux existants sans se mettre à dos les uns et les autres qui ne s'entendent pas mutuellement. C'est assez exceptionnel, nous n'avons pas réussi. A ce stade, lorsque l'on se fait un ennemi on s'en fait 10 puis 100 puis 1000 ...

 

Elle a su faire du ju-jitsu des attaques mensongères et vicieuses de l'institution judiciaire qui ne cherchait qu'à les salir pour détruire toute solidarité.

 

Elle a crée un véritable rapport de force comme personne avant, en comptant d'abord sur elle même et la bonté du peuple qui commence à ouvrir les yeux.

 

Nous n'avons rien à lui apprendre mais tout à apprendre d'elle sur les méthodes, la communication, la stratégie, les tactiques ... C'est réjouissant pour la lutte contre les injustices

 

Si ... finalement, nous avons peut être une chose à lui rappeler.

 

Il y a le temps des émotions et ce temps est un temps court. Les criminels assermentés aux dents acérés n'attendent qu'une chose que les gens passent à autre chose pour leur faire à l'envers et festoyer de leur exploit d'avoir magouillé encore une fois l'affaire, ce qui leur permettra de cristalliser l'appartenance au groupe. Un groupe qui serait perçu comme faible par les autres collègues ailleurs qui sont dans le même délire. On se sent fort ensemble, en meute. Avec la contre-propagande de la famille Traoré ça sera difficile, ils ont marqué l'histoire en France et peut être même ce qui est encore plus exceptionnel aussi à l'étranger.

 

Attention ! Il ne faut pas baisser la garde et sous-estimer la bête immonde qui a l'expérience de 40 ans de crimes policiers impunis, passés sous silence. La bête immonde qui enterre tous les jours des dossiers jugés enterrables et qui montent des dossiers tous les jours sur les personnes qu'elle ne peut pas piffrer.

 

Quoiqu'il en soit, Adama de là où il est, il peut être fier de sa famille. Il y a des vies qui sont vécues par certains dans les institutions pour détruire celles des autres et il y a des morts qui donnent espoir aux vivants et qui surtout sauvent des vies, des destins, des rêves.

 

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Héliocentrisme versus géocentrisme

par cjvpourwissam

Héliocentrisme versus géocentrisme

Il était une fois un homme qui allait être brulé vif parce qu'il affirmait un sacrilège : la terre tourne autour du soleil.


Un procès fut ordonné pour faire la lumière sur ces évènements.


Un premier homme d'église affirmait que selon la bible la terre est au centre de l'univers et donc que cet homme est un menteur.


L'homme démontra qu'il n'en pouvait pas être la cas au regard du rythme des mouvements des étoiles, du soleil, des autres planètes et de la lune.


Un deuxième homme d'église affirmait qu'il a bien étudié la question, il est évident que  c'est le soleil qui tourne autour de la terre.


L'homme démontra qu'il n'en pouvait pas être la cas au regard des saisons, de la nuit, des marrées.


Un collège d'expert (trois hommes d'église) fut donc nommé pour faire la lumière, ce collège d'expert conclut sans preuve, sans démonstration, que c'est le soleil qui tourne autour de la terre.


L'homme démontra par une démonstration scientifique que si c'était la cas il n'y aurait pas de pesanteur et que c'est donc simplement impossible.


Le jeune pape fut donc invité pour délibérer.


Au fond de lui le pape sait bien que cet homme dit la vérité, il voit bien qu'il n'y a pas une seule preuve objective qui permettrait de dire que le soleil tourne autour de la terre, bien au contraire le raisonnement logique prouve le contraire. Le pape a aussi des informations non officielles selon lesquelles il ne ment pas. Le pape sait que l'homme incriminé ne ment pas mais ça le dérange, ce n'est pas dans l'ordre des choses, il vaut mieux sacrifier un homme (surtout en début de carrière) qui dit la vérité plutôt qu'un système qui repose sur des mensonges. Il a plus besoin d'un clergé bien dressé à qui on satisfait le moindre caprice qu'un révolutionnaire de moeurs qui n'apporte que troubles.


Tout le monde attend sa réaction, la voici : "Considérant que d'honorables hommes d'église affirment la même chose, il en est ainsi, le soleil tourne autour de la terre. Brulons l'impie "


L'homme est brulé vif.

 

Nous sommes comme cet homme brulé vif, des expertises toxycologiques et cardiologiques indépendantes démontrent de façon scientifique sans se baser sur la confiance aveugle que l'on peut accorder aux uns ou aux autres qu'étant donné qu'il n'y a aucune lésion cardiaque (même microscopique), aucune anomalie cardiaque, un taux de drogues reconnu par la science comme étant en dessous du seuil de létalité, pire en dessous du seuil de toxicité, pire en dessous du seuil de positivité, étant donné qu'il n'y a aucun élément médical  sur le corps de Wissam permettant de valider une mort d'origine toxique, il est juste impossible que la mort soit d'origine toxique.

 

Mais le jeune pape ne veut rien savoir.

 

L'histoire elle, n'oublie pas, elle ne pardonne pas.

 

 

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#justicedeclasse

par cjvpourwissam

#justicedeclasse

(Vu sur le Web)

 

D'un côté, il y a cet homme, un marocain de 22 ans. C'est l'hiver, il meurt de faim. Il vole un fromage pour se nourrir, dans un supermarché de Toulouse. Il est arrêté par un vigile. Le 22 novembre, il est condamné à 3 mois de prison ferme. Il dort aujourd'hui en taule.

http://france3-regions.francetvinfo.fr/midi-pyrenees/3-mois-prison-ferme-vol-fromage-homme-qui-avait-faim-toulouse-1137481.html

De l'autre, il y a cette femme, Christine Largarde, ancienne ministre du gouvernement Sarkozy ... Elle vient d'être condamnée – pour « négligence » – pour le détournement de 400 millions d'euros dans l'affaire Tapie. Mais elle est « dispensée de peine ».

http://www.20minutes.fr/societe/1984279-20161220-decision-cour-justice-concernan

Dans le même acabit 2 mois de prison pour un vol de pâtes :

Jusqu'ici tout va bien ...

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Lorsque l'on combat des violences policières, on serait d'extrême gauche

par cjvpourwissam

Lorsque l'on combat des violences policières, on serait d'extrême gauche

Qu'est ce que ça veut dire ?

 

Ca veut d'abord dire que l'on fait malgré nous de la politique, et ceux qui font de même sont mis dans des catégories et que l'on nous a mis dans cette catégorie.

 

Celui qui cherche à être indépendant ne l'est déjà plus.

 

Celui qui cherche à être avec tout le monde est avec personne.

 

Alors que faire doit on accepter cette catégorisation ?

 

Oui et non,

 

  • Oui, ceux qui nous soutiennent majoritairement sont de gauche.

 

  • Oui, nous devons aider ceux qui nous aident.

 

  • Oui, les violences policières c'est la partie visible de l'iceberg d'injustices qui sont aussi combattues majoritairement par la gauche.

 

  • Oui, on dit que la gauche cherche l'amélioration des droits de l'homme.

 

  • Oui, les victimes sont majoritairement de gauche.

 

  • Oui, le nationalisme à outrance est une cause des injustices policières.

 

  • Oui, le suprématisme blanc est une cause des injustices policières.

 

  • Oui, la police fait le tampon entre ceux qui sont privilégiés et qui sont majoritairement de droite et ceux qui ont le plus d’intérêt à remettre en cause cet ordre social et racial et qui sont majoritairement de gauche.

 

  • Oui, sans rapport de force nous ne serons que des mendiants.

 

  • Oui, nous ne serons jamais soutenus mais plutôt combattus par une majorité de la droite.

 

  • Oui, la gestion de la police et de sa justice sont des questions politiques.

     

 

Vous me voyez venir …

 

  • Il y a aussi des limites à cette catégorisation.

 

  • Est ce qu'un Etat qui produit des injustices ne coute pas ?

 

  • Les libéraux qui cherchent à amoindrir l'omnipotence de l'Etat via la fameuse "main invisible" ne peuvent ils pas être susceptibles d'être ouverts à nos questions ?

 

  • En acceptant une catégorie, n'acceptons nous pas toutes les contradictions que porte cette catégorie et cette catégorisation ?

 

  • Est ce que l'on ne dénature pas le combat qui devrait être universel ?

     

  • Toutes les civilisations n'ont elles pas prohibé le crime de son prochain ?

 

  • Est ce que l'on ne perd pas le sens de la partie apolitique de la lutte contre les injustices ?

 

  • Est ce que l'on ne se crée pas des ennemis évitables ?

 

  • Est ce que l'on doit convaincre par la contrainte nos bourreaux d'arrêter ?

 

  • Est ce que le conseiller a moins de pouvoir que celui qui est conseillé ?

 

  • Est ce que celui qui a un idéal inclusif n'est pas au delà de celui qui est au pouvoir et qui ne l'est déjà plus ?

 

  • Peut on être dans la politique sans être méchant et sans avaler des couleuvres ?

 

  • N'existe-il pas parmi ceux qui nous combattent des personnes sincères qui ont peur de perdre des droits en perdant des privilèges ?

     

 

Alors que faire ?

 

Il s'agit là de choix cornéliens.

 

Il y a là deux conceptions du monde mais ces deux conceptions du monde ont in fine le même problème. Toutes les théories ont leurs limites et il n'y a pas de limites acceptables. Or, la politique cherche à faire qu'une théorie s'emparant de la foule devienne force motrice. Ca ne veut pas dire que l'inverse est faux, si on s'améliore en cuisinant, il faut au départ une recette même si elle est imparfaite.

 

La solution est encore une fois dans le « et ». La vérité est quantique !

 

Il s'agit d'être généraliste et spécialisé.

 

L'important c'est d'être avec tous ceux qui sont sincères sans se lier exclusivement avec les uns et avec les autres en politique et ailleurs ni même les trahir tout en revenant régulièrement à la source de notre implication comme étant le centre de gravité de nos actions, de nos pensées et de nos relations.

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C'était il y a 4 ans avec Zebda à Clermont en Hommage à Wissam 

par cjvpourwissam

C'était il y a 4 ans avec Zebda à Clermont en Hommage à Wissam 

Dans le même état d'esprit,  un concert le samedi 7 janvier est prévu avec la présence de Kery James et de La Rumeur.

 

 

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L'ordre et la force

par cjvpourwissam

L'ordre et la force

https://www.acatfrance.fr/public/rapport_violences_policieres_acat.pdf

"AFFAIRE WISSAM EL-YAMNI : AUTOPSIE D’UNE ENQUÊTE AUX MULTIPLES IRRÉGULARITÉS

L’enquête judiciaire réalisée dans l’affaire Wissam El-Yamni est emblématique de tout ce qui est décrit ci-dessus. La nuit du 31 décembre 2011 au 1er janvier 2012, Wissam El-Yamni, 30 ans, était interpellé à Clermont-Ferrand dans des circonstances troubles et décédait quelques jours plus tard. Wissam El-Yamni fêtait alors la nouvelle année avec des amis sur le parking d’un supermarché, lorsque des policiers ont reçu un jet de pierre à leur passage. S’en sont suivies une course-poursuite puis l’arrestation de Wissam El-Yamni. Plusieurs témoignages af rment que ce dernier a alors reçu des coups avant d’être embarqué et conduit au commissariat de police. Le trajet dure à peine quelques minutes, puis une incertitude otte sur ce qui s’est passé à son arrivée au commissariat. Wissam El-Yamni se retrouve inanimé, sans ceinture et pantalon baissé, allongé à plat ventre dans le couloir du commissariat. Il est alors conduit à l’hôpital où un arrêt cardiaque est constaté. Placé en coma artificiel, il décédera neuf jours plus tard. Ce décès est ponctué de nombreuses incertitudes et contradictions, que l’enquête n’a pour l’instant pas permis de lever. L’affaire est toujours en cours.

Incertitudes sur la cause du décès

Plusieurs expertises médicales se succèdent, mais se contredisent. Les premiers comptes rendus médicaux rédigés aux urgences font état de plusieurs fractures et lésions, notamment au niveau du cou, décrites comme de possibles marques de strangulation. Un rapport d’autopsie mettra ensuite en cause la pratique d’un « pliage », dont l’effet aurait été accentué par une malformation osseuse de la victime, et exclura tout décès par strangulation. De nouvelles expertises médicales invoqueront par la suite un décès dû à une intoxication cardiaque provoquée par la consommation de drogues, hypothèse pourtant exclue par les précédents rapports médicaux et démentie par un rapport de toxicologie réalisé à la demande de la famille.

Contradictions dans les versions policières

Farid El-Yamni, le frère de la victime, s’étonne que certaines contradictions dans les déclarations des policiers n’aient pas été relevées par les juges d’instruction. « La chambre d’instruction relate une version d’un policier, qui affirme que Wissam faisait mine de mourir à l’arrivée au commissariat. Elle ne révélera pas que cette version a évolué, ce même policier affirmant dans d’autres déclarations qu’il était parfaitement conscient puisqu’il parlait, ce qu’un autre policier dans le couloir confirme. »

Disparition d’éléments de preuve ?

Méli-mélo de photos

Plusieurs photographies de la victime ont été réalisées entre son interpellation et son décès. Selon son frère, des photos ont été prises par la police dès le lendemain de l’interpellation : le procès-verbal de police du 1er janvier mentionne l’existence de clichés photographiques. Cependant, aucune photo du 1er janvier n’a jamais été communiquée par la police. D’autres photos ont ensuite été prises le 2 janvier (par les médecins de l’hôpital), puis le 3 (par la famille), puis autour du 9 (par la police), et en n le 10 janvier après le décès (par la police). Sur ces derniers clichés, les blessures se sont alors fortement estompées, la victime ayant continué à recevoir des soins lorsqu’elle était plongée dans le coma. Selon la famille, c’est pourtant l’avant-dernière série de photos qui a été versée au dossier judiciaire en étant présentée comme celles du 1er janvier. Il a fallu à la famille de Wissam El-Yamni de nombreuses démarches pour démontrer qu’il ne pouvait pas s’agir des clichés de cette date. Face à cet imbroglio de photos, la chambre d’instruction a, à la suite d’une demande de la famille, ordonné que les ordinateurs et les appareils photo de la police soient expertisés. Supervisée par l’IGPN, cette analyse se révélera très incomplète, ce qui obligera la juge d’instruction à ordonner une deuxième commission rogatoire. Selon la famille, cette nouvelle expertise a révélé, en 2014, que les ordinateurs et les appareils photo avaient été formatés en janvier 2013, ce qui ne permet pas de dater les photos versées au dossier judiciaire. Les clichés du 1er janvier restent, quant à eux, introuvables.

Enregistrements audio partiels

La famille a par ailleurs demandé l’exploitation des bandes radio et des images de vidéosurveillance sur le trajet emprunté par la police avant d’arriver au commissariat, puis à l’intérieur du commissariat. Obtenus début 2014, ces enregistrements sont, selon le frère de la victime, morcelés et incomplets. Certains passages font défaut.

Disparition de la ceinture de Wissam El-Yamni

Le soir de son interpellation, la victime portait une ceinture, visible sur les vidéos où il apparaît avant d’être conduit au commissariat. Cette ceinture a cependant disparu par la suite et n’a jamais été remise à la famille avec ses effets personnels. « Elle a vraisemblablement été retirée à Wissam avant son arrivée au commissariat, puisque ce dernier avait été déposé le jean baissé dans un couloir.

« Où est passée sa ceinture ? Pourquoi avoir baissé son jean ? », demande son frère Farid.

Que de questions dans cette affaire, auxquelles les autorités de police ne donnent pas d’explications. Le rapport d’enquête de l’IGPN a conclu, n janvier 2012, à un décès dû à la pratique d’un pliage, et ajoute que « rien ne permettait de penser que les conditions de l’arrestation avaient été irrégulières ». Une information judiciaire a été ouverte contre deux policiers pour « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner par personne dépositaire de l’autorité publique ». Dans cette affaire, le Défenseur des droits s’est autosaisi en février 2012. "

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