La symphonie du nouveau monde pour un nouveau monde

par cjvpourwissam

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De Ferguson à Paris, marchons pour la dignité !

par cjvpourwissam

De Ferguson à Paris, marchons pour la dignité !
De Ferguson à Paris, marchons pour la dignité !

"De Ferguson à Paris, marchons pour la dignité !"

Tel est le dernier chapitre du livre événement d'Angela Davis à paraître en France le 13 Mai.

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Le suprématisme

par cjvpourwissam

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Des assassins qui se font traiter d'assassins

par cjvpourwissam

Des assassins qui se font traiter d'assassins

Les manifestants ne savaient certainement pas qu'ils avaient vu plus juste qu'ils ne le pensaient en traitant certains policiers d'assassins.

Parce que c'est ce qu'ils sont : des assassins en manque de sensations fortes.

Même avec un tour de cou, on ne peut pas échapper à ce que l'on est.

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Lettre du préfet Grimaud durant mai 1968

par cjvpourwissam

Lettre du préfet Grimaud durant mai 1968

« Je m’adresse aujourd’hui à toute la Maison : aux gardiens comme aux gradés, aux officiers comme aux patrons, et je veux leur parler d’un sujet que nous n’avons pas le droit de passer sous silence : c’est celui des excès dans l’emploi de la force.

Si nous ne nous expliquons pas très clairement et très franchement sur ce point, nous gagnerons peut-être la bataille sur ce point, nous gagnerons peut-être la bataille dans la rue, mais nous perdrons quelque chose de beaucoup plus précieux et à quoi vous tenez comme moi : c’est notre réputation.

Je sais, pour en avoir parlé avec beaucoup d’entre vous, que, dans votre immense majorité, vous condamnez certaines méthodes. Je sais aussi, et vous le savez avec moi, que des faits se sont produits que personne ne peut accepter. Bien entendu, il est déplorable que, trop souvent, la presse fasse le procès de la police en citant ces faits séparés de leur contexte et ne dise pas, dans le même temps, tout ce que la même police a subi d’outrages et de coups en gardant son calme et en faisant simplement son devoir.

Je suis allé toutes les fois que je l’ai pu au chevet de nos blessés, et c’est en témoin que je pourrais dire la sauvagerie de certaines agressions qui vont du pavé lancé de plein fouet sur une troupe immobile, jusqu’au jet de produits chimiques destinés à aveugler ou à brûler gravement. Tout cela est tristement vrai et chacun de nous en a eu connaissance.

C’est pour cela que je comprends que lorsque des hommes ainsi assaillis pendant de longs moments reçoivent l’ordre de dégager la rue, leur action soit souvent violente. Mais là où nous devons bien être tous d’accord, c’est que, passé le choc inévitable du contact avec des manifestants agressifs qu’il s’agit de repousser, les hommes d’ordre que vous êtes doivent aussitôt reprendre toute leur maîtrise.

Frapper un manifestant tombé à terre, c’est se frapper soi-même en apparaissant sous un jour qui atteint toute la fonction policière. Il est encore plus grave de frapper des manifestants après arrestation et lorsqu’ils sont conduits dans des locaux de police pour y être interrogés. Je sais que ce que je dis là sera mal interprété par certains, mais je sais que j’ai raison et qu’au fond de vous-mêmes vous le reconnaissez.

Si je parle ainsi, c’est parce que je suis solidaire de vous. Je l’ai dit déjà et je le répèterai : tout ce que fait la police parisienne me concerne et je ne me séparerai pas d’elle dans les responsabilités. C’est pour cela qu’il faut que nous soyons également tous solidaires dans l’application des directives que je rappelle aujourd’hui et dont dépend, j’en suis convaincu, l’avenir de la préfecture de police.

Dites-vous bien et répétez-le autour de vous : toutes les fois qu’une violence illégitime est commise contre un manifestant, ce sont des dizaines de ses camarades qui souhaitent le venger. Cette escalade n’a pas de limites. Dites-vous aussi que lorsque vous donnez la preuve de votre sang-froid et de votre courage, ceux qui sont en face de vous sont obligés de vous admirer même s’ils ne le disent pas.

Nous nous souviendrons, pour terminer, qu’être policier n’est pas un métier comme les autres ; quand on l’a choisi, on en a accepté les dures exigences mais aussi la grandeur.

Je sais les épreuves que connaissent beaucoup d’entre vous. Je sais votre amertume devant les réflexions désobligeantes ou les brimades qui s’adressent à vous ou à votre famille, mais la seule façon de redresser cet état d’esprit déplorable d’une partie de la population, c’est de vous montrer constamment sous votre vrai visage et de faire une guerre impitoyable à tous ceux, heureusement très peu nombreux, qui par leurs actes inconsidérés accréditeraient précisément cette image déplaisante que l’on cherche à donner de nous.

Je vous redis toute ma confiance et toute mon admiration pour vous avoir vus à l’œuvre pendant vingt-cinq journées exceptionnelles, et je sais que les hommes de cœur que vous êtes me soutiendront totalement dans ce que j’entreprends et qui n’a d’autre but que de défendre la police dans son honneur et devant la nation. »

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On ne sait jamais ce qu'on filme ? Pas vraiment

par cjvpourwissam

La vidéo que l'on nous a fait parvenir montre l'envers du décor des arrestations, la complaisance des policiers qui assistent aux violences policières, en sont ils étonnés ?


C'était place de la république. C'était à Paris. C'était en France.


Menoté, la police en profite pour se venger, elle considère qu'elle n'a pas à attendre que la justice se prononce.


Elle veut assouvir sa vengeance, sa justice, voir sa proie à genoux, sentir sa respiration haletante, entendre ses cris sourds, entrevoir la pitié, la défaite, le peur dans les yeux de la bête, arrêter la muscularisation de l'esprit et d'un corps qui nous échappaient, dominer et encore dominer, être le scénariste de la société.


Dominer celui qui rêve d'un monde meilleur, qui a fait de sa révolte une poésie.


Dominer celui qui n'est pas parfait et qui doit être puni pour avoir commis un délit et qui nous renvoie à notre désir de perfection et donc à notre imperfection insupportable.


Dominer celui qui nous permettra de se dire que l'on vaut mieux qu'un autre, qu'on est plus fort qu'un autre, meilleur qu'un autre groupe qui nous déteste et donc que notre vie a une importance, un sens plus élevé.


Dominer les droits des autres et imposer nos privilèges. Nos privilèges comme notre violence sont légitimes.


Dominer celui qui cherche à échapper à la domination de ceux qui nous dominent et dont on cherche à faire plaisir parce qu'ils nous fournissent notre drogue de reconnaissance, notre gamelle. La vie de nos maitres est plus légitime que ces révoltés, ces égarés. Ils en imposent beaucoup plus que ces clochards et que la racaille.


Servir oui mais servir d'abord nos maitres.


Protéger oui mais protéger d'abord nos maitres.


Et le peuple ? Le peuple a choisi ses maitres !


Et si ses maitres le trahissent, il y aura d'autres élections, tant pis si ces autres maitres le trahiront à nouveau, le monde n'est pas parfait, il y a pire ailleurs et c'est toujours mieux qu'avant faut pas déconner.


Dominer celui qui remet en cause un ordre permanent dans un monde en perpétuel changement parce que c'est ça aimer et rendre service à son pays : combattre le chaos, l'anarchie latentes et menaçantes.


L'ordre c'est d'abord une hiérarchie.


Dominer l'autre, parce que l'autre n'est pas mon frère, je n'ai pas de bienveillance à lui accorder, il ne la mérite pas et ça serait l'encourager, il a choisi de sortir de l'humanité, il a joué il a perdu, ce n'est pas mon alter ego, mon autre moi et au fond c'est comme ça qu'on doit me traiter pour que je comprenne.


Sortir de ces peurs, de ces insultes, de cette violence, de ces épreuves plus forts, plus soudés, plus prompts à repartir au charbon. Venger nos collègues humiliés, blessés.


Les détruire, les lacérer à jamais.


Tester son courage face à des ames insoumises, qui n'ont pas de valeurs honorables, qui sont en périphérie de l'humanité, nous en sommes au centre (enfin nos maitres qui ont un ascendant sur nous).


Mais le laxisme n'est pas le même pour nous, policiers, nos actions sont légitimes, elle font du bien, les actions dépendent des personnes qui les commettent, les nôtres par nature, rendent service aux vies utiles. Celles-ci ne le sont pas, elles survivent plus qu'elles ne vivent, elles détruisent plus qu'elles construisent.


Nous rendons service à la société, grâce à nous on combat les terroristes et les gens sont bien contents d'avoir besoin de nous. Alors il faut accepter notre chantage perpétuel, c'est la contre-partie. Il ne faut pas critiquer nos actions, parce que ça serait nous critiquer dans ce que l'on fait de bien aussi, il faut venir sur le terrain pour voir ce que l'on prend. Les violences policières ? Et les violences sur les policiers ? Et si on soutient les policiers qui mutilent et tuent impunément, si on ment sous procès verbaux c'est parce qu'on n'a pas trop le choix, il faut choisir entre la racaille et la police, entre la délinquance et la sécurité, vous comprenez ?


Il ne s'agit pas d'une violence qui est commise sur la même personne, ni deux, ni trois mais QUATRE en moins de deux minutes (au minimum le reste n'étant pas filmé).


Ces scènes et leurs portées ont été vécues par de nombreuses personnes, elles sont répétées et traumatisantes, tels en sont les objectifs.


Certaines en sont mortes et leurs auteurs sont traités comme des champions par la mafia policière, parce qu'il s'agit bien d'une mafia lorsque l'on parle de famille policière. Les victimes quant à elles, leurs rêves, leur bonheur, leurs familles, leurs amis ?


Cet ordre illégitime du monde, étant ensuite défendu par les chiens de garde.


C'est ça la police d'aujourd'hui !


Oui nous avons la haine de cet état, Monsieur Cazeneuve, la haine de ses injustices !

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Toujours le même capitaine de police

par cjvpourwissam

Parmi les 25 policiers présents lors de l'arrestation de Wissam le jour de l'an, le plus gradé était un capitaine de police qui a certainement donné des ordres aux policiers qui ont transporté Wissam au commissariat avant qu'il ne tombe dans le coma.

Alors qu'il devait lui même se prêter au test d'alcoolémie, le capitaine s'auto-administrera la supervision des faux tests et il mentionnera par un procès verbal dont il sera l'auteur et qui ne sera que la seule preuve que les policiers sont négatifs au test d'alcoolémie.

On retrouve le capitaine de police dans cette vidéo donnant l'ordre de charger des manifestants devant une mairie alors qu'ils lèvent pourtant les bras et qu'ils sont inoffensifs et surtout sur la voie publique.

Il avait pourtant été également rappelé, lors de la commission d'enquête parlementaire ayant suivi la mort de Rémi Fraisse à Sivens, que les TASERS sont interdits dans les missions de maintien de l'ordre.

Admirez le coup de poing à la 36ème seconde sur un individu à terre

Mais vous pensez que ce capitaine de police, multi-récidiviste, connu pour sa délinquance, détesté de ses propres hommes, utilisant parfois les policiers à de viles fins, qui se croit toujours dans l'armée respecte la loi ?

Quand on se sent au dessus des lois et que l'on nous autorise tout, on se croit tout permis et le pire c'est qu'il aura certainement des félicitations pour ses actions.

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"Et doucement tout pourrit"

par cjvpourwissam

"Et doucement tout pourrit"

"Et doucement tout pourrit, ça pourrit, ça s'éteint, on se laisse fatiguer par tous les jours la vie qui avance et qui va plus vite que le cerveau qui pense, et doucement tout pourrit, tout pourrait pourtant avancer doucement si l'on osait être forts et si l'on osait vivre comme ailleurs d'autres meurent, courageusement, violemment, librement, sans peur, mais doucement tout pourrit parce qu'il faut bien penser un peu à soi et à la vie qui coule mais qui pourrit, doucement, qui s'efface, qui efface ses traces et les preuves de sa barbarie originelle, de son origine vivace, les traces des coups reçus, sentis, imaginés, les blessures honteuses, celles du silence qu'on s'impose à soi-même pour se sentir léger, pour se sentir en sécurité, les traces qui s'effacent doucement dans nos esprits, notre corps qui pourrit, notre corps collectif à tous qui disparaît derrière les papiers et les mots d'un grand bureau en or qui s'appelle la France et qui porte les coups et tout de suite après les efface, laisse le corps putréfié d'un Wissam dans un couloir de morgue, pour que disparaisse l'évidence que nous avons raison, et doucement tout pourrit et puis un jour le corps ouvrira les yeux et on réalisera que la France et les autres, les états, les nations, et tous ces grands bureaux, cachaient cette horreur qui ne nous surprend plus, des mensonges, des camps, des massacres, de la complicité de tous, partout, sur tous les corps et dans tous nos cerveaux les traces de nos peurs incapables, de notre inaction, nous étions juste là, présents, nous savions qu'on nous effaçait, qu'on pourrissait, et pas loin, en Turquie, à Calais, d'autres corps pourrissaient et nous nous bouchions le nez pour ne pas sentir la putréfaction dans l'air, l'Oréal nous aidait, à grands renforts de parfum, et les télés aussi, la musique, le vent, les paroles inutiles nous cachaient les cris et le ronflement sordide de frères venus de loin crever d'autre chose que de la guerre, crever du pourrissement, de la honte, crever à nos frontières, et nous serons complices et ébahis, un jour peut-être le corps ouvrira-t-il les yeux mais doucement tout s'éteint, toute la nuit avance, il semblerait urgent de retrouver les interrupteurs, la barbarie originelle, les gesticulations de la bête prise au piège qui fait tout pour s'enfuir, même se couper une patte, s'arracher le bout de la truffe, car elle sait qu'il n'y aura personne pour la défendre, notre corps collectif est seul et ce ne sont pas les lois qui diront le contraire, les lois qui nous séparent, nous effacent, nous éteignent, nous rassurent et nous plombent, nous plongent dans le ciment et nous taillent un sourire qui ne tiendra bientôt plus, il semblerait urgent de retrouver le droit d'être intolérants, excessifs, tendus, agressifs, il semblerait urgent que le grand corps s'autorise la douleur, s'autorise à détruire les sourires qu'on nous vend partout et tout le temps, la mascarade, leurs masques qui pourrissent doucement, ces visages de matons bienveillants souriants au-dessus du corps de Wissam et puis de tous les autres d'avant et d'après, de quand nous nous réveillerons et verrons sous nos pieds le grand tas de cadavres marqués des sigles et des logos de ce cauchemar qu'ils appellent le progrès, et l'industrie, et la croissance, alors que ce n'est que leur lâcheté et leur soif de pouvoir et d'argent, et c'est ce qui ne les rend pas plus heureux que nous, pas plus courageux, pas plus beaux, tout pourrit doucement, viendra un jour où ils se suicideront sûrement parce qu'ils n'auront plus personne sur qui exercer leur pouvoir et que l'argent ne vaudra plus rien puisqu'il n'y aura plus rien à acheter, tout aura pourri, tout ne sera qu'un grand tas de merde, et ce sera tant mieux, ils pleureront de rancune et trouveront bien quelqu'un à payer pour les suicider à leur place, plus personne ne saura plus quoi penser, plus personne ne sait déjà plus quoi penser, peut-être qu'il ne faut plus penser et qu'il ne faut que faire tout l'inverse de ce qu'on nous dit, ne plus avoir peur et retrouver la sauvagerie, ils nous éteignent et nous effacent et nous rassurent et nous obéissons, il semblerait urgent de désapprendre à dire oui à tout, car doucement, oui, tout pourrit, et sur le corps de Wissam sont en train de germer des fleurs, reste à savoir si ce sont les nôtres ou les leurs."

Texte que l'on nous a fait parvenir, mille merci.

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Wissam El-Yamni -- Enquête, expertise et impunité policière

par cjvpourwissam

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Lundi matin

par cjvpourwissam

Lundi matin

Lundi matin, lisez lundi matin et notamment le prochain article de lundi matin.

Merci aux copains

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