Des assassins qui se font traiter d'assassins

par cjvpourwissam

Des assassins qui se font traiter d'assassins

Les manifestants ne savaient certainement pas qu'ils avaient vu plus juste qu'ils ne le pensaient en traitant certains policiers d'assassins.

Parce que c'est ce qu'ils sont : des assassins en manque de sensations fortes.

Même avec un tour de cou, on ne peut pas échapper à ce que l'on est.

Voir les commentaires

Lettre du préfet Grimaud durant mai 1968

par cjvpourwissam

Lettre du préfet Grimaud durant mai 1968

« Je m’adresse aujourd’hui à toute la Maison : aux gardiens comme aux gradés, aux officiers comme aux patrons, et je veux leur parler d’un sujet que nous n’avons pas le droit de passer sous silence : c’est celui des excès dans l’emploi de la force.

Si nous ne nous expliquons pas très clairement et très franchement sur ce point, nous gagnerons peut-être la bataille sur ce point, nous gagnerons peut-être la bataille dans la rue, mais nous perdrons quelque chose de beaucoup plus précieux et à quoi vous tenez comme moi : c’est notre réputation.

Je sais, pour en avoir parlé avec beaucoup d’entre vous, que, dans votre immense majorité, vous condamnez certaines méthodes. Je sais aussi, et vous le savez avec moi, que des faits se sont produits que personne ne peut accepter. Bien entendu, il est déplorable que, trop souvent, la presse fasse le procès de la police en citant ces faits séparés de leur contexte et ne dise pas, dans le même temps, tout ce que la même police a subi d’outrages et de coups en gardant son calme et en faisant simplement son devoir.

Je suis allé toutes les fois que je l’ai pu au chevet de nos blessés, et c’est en témoin que je pourrais dire la sauvagerie de certaines agressions qui vont du pavé lancé de plein fouet sur une troupe immobile, jusqu’au jet de produits chimiques destinés à aveugler ou à brûler gravement. Tout cela est tristement vrai et chacun de nous en a eu connaissance.

C’est pour cela que je comprends que lorsque des hommes ainsi assaillis pendant de longs moments reçoivent l’ordre de dégager la rue, leur action soit souvent violente. Mais là où nous devons bien être tous d’accord, c’est que, passé le choc inévitable du contact avec des manifestants agressifs qu’il s’agit de repousser, les hommes d’ordre que vous êtes doivent aussitôt reprendre toute leur maîtrise.

Frapper un manifestant tombé à terre, c’est se frapper soi-même en apparaissant sous un jour qui atteint toute la fonction policière. Il est encore plus grave de frapper des manifestants après arrestation et lorsqu’ils sont conduits dans des locaux de police pour y être interrogés. Je sais que ce que je dis là sera mal interprété par certains, mais je sais que j’ai raison et qu’au fond de vous-mêmes vous le reconnaissez.

Si je parle ainsi, c’est parce que je suis solidaire de vous. Je l’ai dit déjà et je le répèterai : tout ce que fait la police parisienne me concerne et je ne me séparerai pas d’elle dans les responsabilités. C’est pour cela qu’il faut que nous soyons également tous solidaires dans l’application des directives que je rappelle aujourd’hui et dont dépend, j’en suis convaincu, l’avenir de la préfecture de police.

Dites-vous bien et répétez-le autour de vous : toutes les fois qu’une violence illégitime est commise contre un manifestant, ce sont des dizaines de ses camarades qui souhaitent le venger. Cette escalade n’a pas de limites. Dites-vous aussi que lorsque vous donnez la preuve de votre sang-froid et de votre courage, ceux qui sont en face de vous sont obligés de vous admirer même s’ils ne le disent pas.

Nous nous souviendrons, pour terminer, qu’être policier n’est pas un métier comme les autres ; quand on l’a choisi, on en a accepté les dures exigences mais aussi la grandeur.

Je sais les épreuves que connaissent beaucoup d’entre vous. Je sais votre amertume devant les réflexions désobligeantes ou les brimades qui s’adressent à vous ou à votre famille, mais la seule façon de redresser cet état d’esprit déplorable d’une partie de la population, c’est de vous montrer constamment sous votre vrai visage et de faire une guerre impitoyable à tous ceux, heureusement très peu nombreux, qui par leurs actes inconsidérés accréditeraient précisément cette image déplaisante que l’on cherche à donner de nous.

Je vous redis toute ma confiance et toute mon admiration pour vous avoir vus à l’œuvre pendant vingt-cinq journées exceptionnelles, et je sais que les hommes de cœur que vous êtes me soutiendront totalement dans ce que j’entreprends et qui n’a d’autre but que de défendre la police dans son honneur et devant la nation. »

Voir les commentaires

On ne sait jamais ce qu'on filme ? Pas vraiment

par cjvpourwissam

La vidéo que l'on nous a fait parvenir montre l'envers du décor des arrestations, la complaisance des policiers qui assistent aux violences policières, en sont ils étonnés ?


C'était place de la république. C'était à Paris. C'était en France.


Menoté, la police en profite pour se venger, elle considère qu'elle n'a pas à attendre que la justice se prononce.


Elle veut assouvir sa vengeance, sa justice, voir sa proie à genoux, sentir sa respiration haletante, entendre ses cris sourds, entrevoir la pitié, la défaite, le peur dans les yeux de la bête, arrêter la muscularisation de l'esprit et d'un corps qui nous échappaient, dominer et encore dominer, être le scénariste de la société.


Dominer celui qui rêve d'un monde meilleur, qui a fait de sa révolte une poésie.


Dominer celui qui n'est pas parfait et qui doit être puni pour avoir commis un délit et qui nous renvoie à notre désir de perfection et donc à notre imperfection insupportable.


Dominer celui qui nous permettra de se dire que l'on vaut mieux qu'un autre, qu'on est plus fort qu'un autre, meilleur qu'un autre groupe qui nous déteste et donc que notre vie a une importance, un sens plus élevé.


Dominer les droits des autres et imposer nos privilèges. Nos privilèges comme notre violence sont légitimes.


Dominer celui qui cherche à échapper à la domination de ceux qui nous dominent et dont on cherche à faire plaisir parce qu'ils nous fournissent notre drogue de reconnaissance, notre gamelle. La vie de nos maitres est plus légitime que ces révoltés, ces égarés. Ils en imposent beaucoup plus que ces clochards et que la racaille.


Servir oui mais servir d'abord nos maitres.


Protéger oui mais protéger d'abord nos maitres.


Et le peuple ? Le peuple a choisi ses maitres !


Et si ses maitres le trahissent, il y aura d'autres élections, tant pis si ces autres maitres le trahiront à nouveau, le monde n'est pas parfait, il y a pire ailleurs et c'est toujours mieux qu'avant faut pas déconner.


Dominer celui qui remet en cause un ordre permanent dans un monde en perpétuel changement parce que c'est ça aimer et rendre service à son pays : combattre le chaos, l'anarchie latentes et menaçantes.


L'ordre c'est d'abord une hiérarchie.


Dominer l'autre, parce que l'autre n'est pas mon frère, je n'ai pas de bienveillance à lui accorder, il ne la mérite pas et ça serait l'encourager, il a choisi de sortir de l'humanité, il a joué il a perdu, ce n'est pas mon alter ego, mon autre moi et au fond c'est comme ça qu'on doit me traiter pour que je comprenne.


Sortir de ces peurs, de ces insultes, de cette violence, de ces épreuves plus forts, plus soudés, plus prompts à repartir au charbon. Venger nos collègues humiliés, blessés.


Les détruire, les lacérer à jamais.


Tester son courage face à des ames insoumises, qui n'ont pas de valeurs honorables, qui sont en périphérie de l'humanité, nous en sommes au centre (enfin nos maitres qui ont un ascendant sur nous).


Mais le laxisme n'est pas le même pour nous, policiers, nos actions sont légitimes, elle font du bien, les actions dépendent des personnes qui les commettent, les nôtres par nature, rendent service aux vies utiles. Celles-ci ne le sont pas, elles survivent plus qu'elles ne vivent, elles détruisent plus qu'elles construisent.


Nous rendons service à la société, grâce à nous on combat les terroristes et les gens sont bien contents d'avoir besoin de nous. Alors il faut accepter notre chantage perpétuel, c'est la contre-partie. Il ne faut pas critiquer nos actions, parce que ça serait nous critiquer dans ce que l'on fait de bien aussi, il faut venir sur le terrain pour voir ce que l'on prend. Les violences policières ? Et les violences sur les policiers ? Et si on soutient les policiers qui mutilent et tuent impunément, si on ment sous procès verbaux c'est parce qu'on n'a pas trop le choix, il faut choisir entre la racaille et la police, entre la délinquance et la sécurité, vous comprenez ?


Il ne s'agit pas d'une violence qui est commise sur la même personne, ni deux, ni trois mais QUATRE en moins de deux minutes (au minimum le reste n'étant pas filmé).


Ces scènes et leurs portées ont été vécues par de nombreuses personnes, elles sont répétées et traumatisantes, tels en sont les objectifs.


Certaines en sont mortes et leurs auteurs sont traités comme des champions par la mafia policière, parce qu'il s'agit bien d'une mafia lorsque l'on parle de famille policière. Les victimes quant à elles, leurs rêves, leur bonheur, leurs familles, leurs amis ?


Cet ordre illégitime du monde, étant ensuite défendu par les chiens de garde.


C'est ça la police d'aujourd'hui !


Oui nous avons la haine de cet état, Monsieur Cazeneuve, la haine de ses injustices !

Voir les commentaires

Toujours le même capitaine de police

par cjvpourwissam

Parmi les 25 policiers présents lors de l'arrestation de Wissam le jour de l'an, le plus gradé était un capitaine de police qui a certainement donné des ordres aux policiers qui ont transporté Wissam au commissariat avant qu'il ne tombe dans le coma.

Alors qu'il devait lui même se prêter au test d'alcoolémie, le capitaine s'auto-administrera la supervision des faux tests et il mentionnera par un procès verbal dont il sera l'auteur et qui ne sera que la seule preuve que les policiers sont négatifs au test d'alcoolémie.

On retrouve le capitaine de police dans cette vidéo donnant l'ordre de charger des manifestants devant une mairie alors qu'ils lèvent pourtant les bras et qu'ils sont inoffensifs et surtout sur la voie publique.

Il avait pourtant été également rappelé, lors de la commission d'enquête parlementaire ayant suivi la mort de Rémi Fraisse à Sivens, que les TASERS sont interdits dans les missions de maintien de l'ordre.

Admirez le coup de poing à la 36ème seconde sur un individu à terre

Mais vous pensez que ce capitaine de police, multi-récidiviste, connu pour sa délinquance, détesté de ses propres hommes, utilisant parfois les policiers à de viles fins, qui se croit toujours dans l'armée respecte la loi ?

Quand on se sent au dessus des lois et que l'on nous autorise tout, on se croit tout permis et le pire c'est qu'il aura certainement des félicitations pour ses actions.

Voir les commentaires

"Et doucement tout pourrit"

par cjvpourwissam

"Et doucement tout pourrit"

"Et doucement tout pourrit, ça pourrit, ça s'éteint, on se laisse fatiguer par tous les jours la vie qui avance et qui va plus vite que le cerveau qui pense, et doucement tout pourrit, tout pourrait pourtant avancer doucement si l'on osait être forts et si l'on osait vivre comme ailleurs d'autres meurent, courageusement, violemment, librement, sans peur, mais doucement tout pourrit parce qu'il faut bien penser un peu à soi et à la vie qui coule mais qui pourrit, doucement, qui s'efface, qui efface ses traces et les preuves de sa barbarie originelle, de son origine vivace, les traces des coups reçus, sentis, imaginés, les blessures honteuses, celles du silence qu'on s'impose à soi-même pour se sentir léger, pour se sentir en sécurité, les traces qui s'effacent doucement dans nos esprits, notre corps qui pourrit, notre corps collectif à tous qui disparaît derrière les papiers et les mots d'un grand bureau en or qui s'appelle la France et qui porte les coups et tout de suite après les efface, laisse le corps putréfié d'un Wissam dans un couloir de morgue, pour que disparaisse l'évidence que nous avons raison, et doucement tout pourrit et puis un jour le corps ouvrira les yeux et on réalisera que la France et les autres, les états, les nations, et tous ces grands bureaux, cachaient cette horreur qui ne nous surprend plus, des mensonges, des camps, des massacres, de la complicité de tous, partout, sur tous les corps et dans tous nos cerveaux les traces de nos peurs incapables, de notre inaction, nous étions juste là, présents, nous savions qu'on nous effaçait, qu'on pourrissait, et pas loin, en Turquie, à Calais, d'autres corps pourrissaient et nous nous bouchions le nez pour ne pas sentir la putréfaction dans l'air, l'Oréal nous aidait, à grands renforts de parfum, et les télés aussi, la musique, le vent, les paroles inutiles nous cachaient les cris et le ronflement sordide de frères venus de loin crever d'autre chose que de la guerre, crever du pourrissement, de la honte, crever à nos frontières, et nous serons complices et ébahis, un jour peut-être le corps ouvrira-t-il les yeux mais doucement tout s'éteint, toute la nuit avance, il semblerait urgent de retrouver les interrupteurs, la barbarie originelle, les gesticulations de la bête prise au piège qui fait tout pour s'enfuir, même se couper une patte, s'arracher le bout de la truffe, car elle sait qu'il n'y aura personne pour la défendre, notre corps collectif est seul et ce ne sont pas les lois qui diront le contraire, les lois qui nous séparent, nous effacent, nous éteignent, nous rassurent et nous plombent, nous plongent dans le ciment et nous taillent un sourire qui ne tiendra bientôt plus, il semblerait urgent de retrouver le droit d'être intolérants, excessifs, tendus, agressifs, il semblerait urgent que le grand corps s'autorise la douleur, s'autorise à détruire les sourires qu'on nous vend partout et tout le temps, la mascarade, leurs masques qui pourrissent doucement, ces visages de matons bienveillants souriants au-dessus du corps de Wissam et puis de tous les autres d'avant et d'après, de quand nous nous réveillerons et verrons sous nos pieds le grand tas de cadavres marqués des sigles et des logos de ce cauchemar qu'ils appellent le progrès, et l'industrie, et la croissance, alors que ce n'est que leur lâcheté et leur soif de pouvoir et d'argent, et c'est ce qui ne les rend pas plus heureux que nous, pas plus courageux, pas plus beaux, tout pourrit doucement, viendra un jour où ils se suicideront sûrement parce qu'ils n'auront plus personne sur qui exercer leur pouvoir et que l'argent ne vaudra plus rien puisqu'il n'y aura plus rien à acheter, tout aura pourri, tout ne sera qu'un grand tas de merde, et ce sera tant mieux, ils pleureront de rancune et trouveront bien quelqu'un à payer pour les suicider à leur place, plus personne ne saura plus quoi penser, plus personne ne sait déjà plus quoi penser, peut-être qu'il ne faut plus penser et qu'il ne faut que faire tout l'inverse de ce qu'on nous dit, ne plus avoir peur et retrouver la sauvagerie, ils nous éteignent et nous effacent et nous rassurent et nous obéissons, il semblerait urgent de désapprendre à dire oui à tout, car doucement, oui, tout pourrit, et sur le corps de Wissam sont en train de germer des fleurs, reste à savoir si ce sont les nôtres ou les leurs."

Texte que l'on nous a fait parvenir, mille merci.

Voir les commentaires

Wissam El-Yamni -- Enquête, expertise et impunité policière

par cjvpourwissam

Voir les commentaires

Lundi matin

par cjvpourwissam

Lundi matin

Lundi matin, lisez lundi matin et notamment le prochain article de lundi matin.

Merci aux copains

https://lundi.am

Voir les commentaires

Ce qui sera présenté à l'ONU

par cjvpourwissam

Ce qui sera présenté à l'ONU

Le jour de l'an 2012, Wissam retrouve des amis d'enfance sur le parking de son quartier d'enfance. Des videos filmées à ce moment là permettent de connaître les personnes présentes et surtout de voir que Wissam portait une ceinture.

A une dizaine de mètres où des vidéos du jour de l'an le montre filmé, Wissam El Yamni jette une pierre sur un véhicule de police, il est 3h20 du matin.

Wissam El Yamni est interpellé rapidement selon les témoins à l'entrée parking de l'Ecole Jean De la Fontaine à Clermont-Ferrand. Selon la version policière, Wissam El Yamni aurait appelé la police par son téléphone avant de jeter une pierre. La partie civile est catégorique, la voix enregistrée avec un accent bien marqué ne correspond pas à celle de Wissam (qui est né à Clermont-Ferrand) ni même celles des personnes présentes qui l’entouraient.

Arrêté par surprise, par Arnaud P., le policier qui ne le quittera plus avant qu'il tombe dans le coma, il est menotté face contre terre, des policiers qui arriveront sur les lieux diront qu'il était calme.

Étonnamment, il n'est pas emmené directement au commissariat.

Certains témoins parlent pendant cet intervalle de temps d'un premier passage à tabac dans les 10 minutes qui suivent.

Beaucoup pensaient que c'était ce passage à tabac qui avait entrainé la mort. Version aujourd'hui peu plausible aux vues de l'ensemble des éléments judiciaires.

Il y avait 25 policiers, 2 policiers l’emmènent au commissariat, ce qui est la preuve qu'il était calme. Le policier qui l'a interpellé reste avec lui dans la banquette arrière, Arnaud P. n'aura pas la moindre égratignure.

Une autre voiture accompagne la voiture canine qui transporte Wissam.

Dans une seconde version, en raison de la disparition de la ceinture, beaucoup pensaient que la mort avait été pu provoqué par un étranglement ou un étouffement dans la voiture. Version aujourd'hui également peu plausible.

Arrivé au commissariat, plusieurs policiers affirment qu'il était encore conscient, un policier affirmera même qu'il parlait encore.

Selon la version policière simplement deux policiers le déposeront dans le couloir du commissariat où ils constateront qu'il est par magie tombé en arrêt cardiaque.

Selon une autre version, la version aujourd'hui la plus plausible, un autre passage à tabac avec les policiers de la voiture qui accompagnaient la voiture canine aurait eut lieu dans le couloir du commissariat entrainant le coma. C'est souvent à l'endroit où la victime meurt que le crime a lieu.

Arnaud P. apparaitra le visage jouissif dans une vidéo filmée dans la salle des geôles qui n'étaient pas pleines comme il était dit pour justifier qu'on l'avait laissé dans le couloir du commissariat (le pantalon au niveau des chevilles et sans ceinture).

Wissam est plongé dans le coma, en soins intensifs par des policiers qui étaient ce soir là, nuit de la Saint-Sylvestre censés le protéger des autres et surtout de lui même.

Une analyse toxicologique est effectuée, elle montre des traces de cocaïne, ces traces suffisent à justifier selon la version policière qu'il était sous emprise de drogues au moment de l'interpellation. Les parties civiles soulignant dès le début que les taux sont très faibles et ne peuvent pas expliquer son traitement ni même son état. La force strictement nécessaire ne peut pas tenir.

Pendant qu'il est toujours dans le coma, le capitaine de la police judiciaire vient prendre des photos qu'il mettra, lui ou un autre, dans un procès verbal daté du 1er janvier. Ces photos seront remplacées par d'autres dans les jours qui suivent, toujours dans le procès verbal du 1er janvier.

L'équipe médicale prend également des photos le 2 janvier.

La famille prend des photos les jours suivant.

Pendant que Wissam est dans le coma, la police revient prendre de nouvelles photos avant qu'il décède.

Wissam, décèdera 9 jours plus tard, le 9 janvier.

Une autopsie est effectuée dans la foulé à Saint-Etienne, sans le dossier médical, sans les photos du 1er janvier, Wissam est autopsié comme s'il venait de mourir.

Entre temps, sort le dossier judiciaire. La police des polices conclue, qu'il n'y a pas de violences dans le parking du commissariat malgré les nombreux témoins et alors que c’est une évidence. Il n'est peut être pas mort dans le parking mais il est peu probable qu'il n'est pas subi de violences. La police des polices cherche à imposer une mort par pliage dans la voiture préférant croire à la version d'un seul policier, préférant surtout croire une version qui a le mérite d'éviter une cause de la mort beaucoup moins acceptable par l'opinion publique. Il n'y avait dans le dossier que des photos en noir et blanc très mal photocopiées d'un visage dont on ne voit rien. A ce moment là nous ne pouvons pas douter de la sincérité du capitaine de la police judiciaire.

La police n'effleure pas la possibilité d'un autre passage à tabac dans le couloir du commissariat alors que cette version nous apparaît comme celle qui doit être privilégiée.

Mi janvier 2012, le médecin légiste rend un pré-rapport d’autopsie, celui-ci ne mentionne aucune fracture alors qu'elles étaient rendues publiques. S'il réfute la mort d'origine cardiaque en raison d'absence de lésion cardiaque et du faible taux de drogues trouvé, il affirme qu'une excroissance osseuse aurait pu accélérer une mort par pliage. La version du pliage ne repose que sur la version d'un policier, elle sera contredite par les autres médecins légistes.

Pendant ce temps, Wissam est en attente d'inhumation, son corps n'est pas conservé dans le froid.

La justice joue dès le départ la montre.

La version du pliage est retenue jusqu'au rapport final en Mars 2012. Les parties civiles demandent dans le bureau de la juge une contre-autopsie, l'autopsie n'a pas été réalisé avec le dossier médical (radios, scanners, constations médicales du 1er janvier).

Lors de cette rencontre, la partie civile constate que les originaux en couleur des photos placées dans un procès verbal du 1er janvier ne sont pas les bonnes, elle comprend alors qu'il s'agissait en réalité des secondes photos prises lors de leur deuxième venue alors qu'il était dans le coma et sont remplacées dans les quelques jours d'après dans le procès verbal du 1er janvier. La partie civile donne instantanément les photos prises après le 3 janvier par la famille où Wissam est plus marqué que sur les photos censées être prises le 1er janvier. Tout le monde comprend alors à ce moment là que le dossier a été ficelé et les photos ont clairement été antidatées.

Toujours en Mai 2012, la justice refuse de réaliser une contre-autopsie, le corps de Wissam n'est toujours pas inhumé depuis le 1er janvier, elle demande un complément d'expertise avant une contre-autopsie avec cette fois le dossier médical. Le but est clairement de donner au médecin légiste de Saint-Etienne une chance de se rattraper. La juge qui n'est pas malhonnête pourtant est clairement le dindon de la farce.

En juin 2012, à la suite du complément d'expertise du médecin légiste de Saint-Etienne, le corps de Wissam en putréfaction est envoyé pour une contre-autopsie à Poitiers. L'état du corps rend impossible une contre-autopsie réelle, elle est faite sur dossier. Il est ensuite enterré 6 mois après sa mort.

Le médecin légiste de Saint Etienne change de version, 3 fractures réapparaissent comme par magie, pas toutes. Il s'agit désormais d'une mort d'origine toxique et un allongement du temps de QT dans les tracés cardiologiques prises pendant qu'il était en soins intensifs, en serait la preuve. Il ne croit pas plus en la version du pliage qu'il a pourtant avancé le premier.

Le médecin légiste de Saint-Etienne n'est pas connu comme un étant malhonnête, il n'a pas lieu de douter de sa malhonnêté, il a bâclé son autopsie ou a été influencé. Le fait qu'il dise qu'il n'y a aucune lésion cardiaque semblerait prouver son honnêteté. Il lui aurait suffi de dire qu'il y a des lésions cardiaques et la thèse d'une mort subite aurait pu être légitime.

Entre temps l’hôpital signale l'existence des photos prises par les médecins le 2 janvier, photos que la police des polices n'a pas récupéré avec le dossier médical, elles sont jointes au dossier et confirment ce que nous disions au juge, c'est à dire que les photos annexées au 1er janvier dans le procès verbal du capitaine judiciaire ne peuvent pas être du 1er janvier.

Où sont donc passées les premières photos du 1er Janvier ? Aujourd'hui encore le mystère demeure.

La partie civile demande alors un acte judiciaire : que l’on date les photos numériques. Cet acte est refusé par le premier juge d'instruction, elle accorde une confiance aveugle dans un capitaine judiciaire qui lui ment pourtant.

En Septembre 2012, vu le refus de la juge d'instruction de dater ces photos, et face aux évidences, la chambre d'instruction est saisie. Celle-ci, alors honnête, demande une expertise technique sur l'appareil photo et l'ordinateur du capitaine judiciaire.

Le policier de la police des polices qui a dédouané les policiers avant toute autopsie s'auto-administrera la commission rogatoire qui doit mener à l'expertise technique. Alors qu'il n'a rien d'un expert, il fera lui même cette expertise et il dira dans un verbiage extraordinaire que les photos du procés verbal du 1 er janvier sont bien du 1 er janvier. Il ment.

La 3eme juge d'instruction, beaucoup moins naïve, beaucoup plus intelligente et beaucoup plus honnête relèvera, qu'il n'avait pas à faire cette expertise n'étant pas un expert technique, et étant surtout juge et partie.

Une autre expertise technique sera ordonnée celle-ci révélera que l'ordinateur et l'appareil photo ont été formaté en février 2013, c'est à dire après la demande de les analyser et avant son expertise technique.

En avril 2013, les résultats de la contre-autopsie tombent. Le rapport est donné à la partie civile une semaine après que les conclusions soient rendues public. Il reprend la version d'une mort toxique donnée dans la seconde version du rapport du médecin légiste de Saint-Etienne. Les fractures seraient toutes anciennes, les marques au cou causées par des frottements de vêtements, il aurait été en plus, au moment de l'interpellation sous l'emprise de la cocaïne. Un cocktail dangereux de coca-éthylène, mélange explosif d'alcool et de cocaïne ... (Sauf que les policiers n'ont pas la moindre égratignure et que celui qui est tombé dans le coma c'est Wissam). Là aussi, selon le médecin légiste de Poitiers, l'allongement du temps de QT dans les électrocardiogrammes en seraient la preuve. Le nombre de mensonges dans ce rapport est impressionnant. Le médecin légiste va jusqu'à justifier de prendre les photos les plus proches des évènements pour analyser les blessures et faire deux lignes plus loin le contraire, analyser les photos à partir des photos les plus éloignées de ces évènements. Il est clairement malhonnête, il triche sans vergogne dans son argumentation à plusieurs reprises.

Une expertise de cardiologie indépendante réalisée en 15 jours seulement prouvera qu'il n'y a aucune anomalie cardiaque. Beaucoup de médicaments administrés peuvent influer sur l’espace QT et notamment l’ERYTROMYCINE. Cette influence de l'hypothermie explique parfaitement le début des troubles électriques sur le premier électrocardiogramme à 9h32, deux heures seulement après sa mise en place, sa majoration à 21h08 au maximum de l'effet hypothermique et sa normalisation le 3 janvier alors que l'hypothermie est suspendue depuis 24h. La concordance entre allongement du QT et l'onde J d'Osborn, leur présence, leur majoration et leur disparition renforcent le lien entre l'allongement entre le QT et le traitement thérapeutique et non pas avec la drogue.

Le médecin légiste de Poitiers avait préféré prendre comme expert cardiologue, un gériatre qui avait dit publiquement en décembre 2003 dans le magasine du CHU Poitiers «Si le patient est en bonne santé intellectuelle et physique et ne présente qu’ une pathologie, par exemple un infarctus, il relève de la cardiologie et non de notre filière».

Suite à ces observations, une autre expertise est demandée, cette fois 3 experts judiciaires doivent rendre un rapport.

Ce rapport tombera non pas 15 jours après comme systématiquement dans nos expertises indépendantes mais près de deux ans après la précédente. Ce rapport contredit la version du temps de QT avec les mêmes arguments que l'expertise indépendante de cardiologie. Les fractures qui étaient inexistantes pour un premier médecin légiste, puis réapparues comme par magie dans un second rapport, puis antérieures aux événements pour un deuxième médecin légiste, sont pour le troisième médecin légiste, accidentelles : la conséquence de chutes. Les scanners, les radios, les constations médicales du 1er janvier ne sont pas utilisées pour décrire les blessures alors qu'elles permettraient de savoir beaucoup plus de choses. Les fractures aux côtes, certifiées par les premiers médecins et le procureur à l'époque des faits, n'existent plus. La mort par coup n'est même pas envisagée alors que l'on sait qu'une fracture du plancher orbital peut provoquer un coma et alors que la conclusion de nombreux médias sera « les experts excluent une mort par des coups » (rien ne permet d'affirmer que la fracture du plancher orbital ne soit pas arrivée lors de l'interpellation). Les marques au cou qui étaient des frottements de vêtements dans les précédentes autopsies (les photos n'étaient pas alors rendues publiques), sont compatibles désormais avec des prises digitales lors de l'interpellation alors que les policiers affirment qu'à aucun moment les policiers ne lui touchent le cou. Les versions des témoins de l'arrestation et des autres policiers ne valident pas cette hypothèse, elles l'infirment. Les experts concluent ensuite sans démonstration que la drogue a pu provoquer un arrêt cardiaque alors que l'ensemble des éléments de l'autopsie ainsi que les analyses prouvent le contraire. Ce rapport d'expertise affirme sans démontrer, ni justifier. Il faut croire des experts parce qu'il s'agit d'experts. Force est de constater qu'il n'y a aucun argument scientifique, aucune source scientifique qui permettrait d'appuyer cet argumentaire dans le rapport d'expertise.

Il suffirait d’avoir des traces de drogue pour mourir de drogue ?

En 2015 la chambre d’instruction profitait de cet imbroglio pour annuler la mise en examen des 2 policiers.

Depuis la famille révèle les résultats du deuxième rapport d’expertise indépendant (à lire sur https://lc.cx/4mTm), réalisé par l’un des plus grands experts toxicologues du monde, qui démontre de manière scientifique que Wissam n’était pas sous l’emprise de drogues au moment de l’interpellation et exclut de fait la mort d’origine toxique.

4 ans et demi après le drame la vérité n'a toujours pas été faite sur les causes de la mort.

Aussi la partie civile attend de la justice et notamment de la chambre d’instruction qu’elle agisse enfin pour rétablir la justice et la vérité sur les causes réelles de la mort de Wissam.

Voir les commentaires

Nuit Debout Samedi 8 Avril Clermont-Ferrand

par cjvpourwissam

Nuit Debout Samedi 8 Avril Clermont-Ferrand

"Nous sommes quelques militant-e-s de Clermont-Ferrand, et nous avons pris l'initiative d'organiser la projection de « Merci Patron » de François Ruffin, samedi 9 avril, place de Jaude, à la tombée de la nuit et en plein air.

Nous appelons les citoyen-ne-s, les organisations et le mouvement social à converger place de Jaude à l'arrivée de la manifestation pour le retrait de la loi « Travail » (départ 14h, place du 1er Mai).

À l'image de ce qu'il se passe place de la République à Paris et partout en France, occuper la place de Jaude, ensemble, peut être l'occasion d'échanger, de débattre des luttes en cours, de nos revendications, mais aussi passer un moment convivial, partager un verre, un repas, des savoirs faire, refaire le monde, se réapproprier l'espace, écouter des concerts et élaborer ensemble les bases d'une société d'avenir...

Alors nous appelons les salarié-e-s, les précaires, les privé-e-s d'emploi, les étudiant-e-s, les lycéen-ne-s, les sans-papiers, les réfugié-e-s, les mal logé-e-s, les sans abris, les paysan-ne-s, les ZADistes, les intermittent-e-s, les retraité-e-s, les féministes, les écolos, les anti-racistes, les internationalistes, habitant-e-s des centres villes, des quartiers populaires, des campagnes, les opposant-e-s à l'état d'urgence, les collectifs de lutte contre la répression et les violences policières… à converger, à construire, à occuper la place de Jaude !

Tout est à construire, ce n'est qu'un début !"

Contacts :

Marianne : 06-85-46-90-98
Arthur : 06-60-19-33-77
Courriel : nuitdeboutclermontferrand@gmail.com
Tweeter : @NuitDeboutCLFD

‪#‎ClermontDebout‬ ‪#‎40mars‬ ‪#‎NuitDebout‬ "

Voir les commentaires

:)

par cjvpourwissam

Voir les commentaires