Le syndrome du lampadaire

par cjvpourwissam

Le syndrome du lampadaire

Un promeneur marchant à la nuit tombée aperçoit un homme courbé sous un lampadaire. Il s’approcha et lui demanda :

Bonsoir, avez-vous perdu quelque chose ?

Oui, j’ai perdu mes clefs ; lui répondit l’homme sous le lampadaire.

Le promeneur, serviable, commence alors à chercher. Après quelque temps, il interroge à nouveau.

Etes-vous certain d’avoir perdu vos clefs à cet endroit ?

Non, répond l’homme, mais au moins ici il y a de la lumière !

Cette propension à ne regarder que « là où c'est éclairé », à ne chercher que « là où c’est simple » est désignée sous l’acronyme de « syndrome du lampadaire ». Il reflète un attachement naturel de l’homme à prioriser la facilité, sa faiblesse à se cantonner aux éléments supposés acquis et son inclination maladive pour ses zones de confort. Le syndrome du lampadaire décrit la quête de simplicité mêlée à une insuffisance de pensée, qui nous poussent inconsciemment à nous autocensurer sur tout ce qui surpasse l’état actuel de notre vue et/ou de nos savoirs.

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L'effet Pygmalion

par cjvpourwissam

L'effet Pygmalion

L'effet Pygmalion (ou effet Rosenthal & Jacobson) est une prophétie autoréalisatrice qui provoque une amélioration des performances d'un sujet ou une dégradation, en fonction du degré de croyance en sa réussite ou de son échec venant d'une autorité ou de son environnement.

En pensant que quelqu'un possède une caractéristique, nous changeons notre propre attitude vis-à-vis de cette personne, et l'influençons de telle sorte qu'il va effectivement acquérir cette caractéristique ou l'exprimer de plus flagrante façon.

Rosenthal a découvert l'effet Pygmalion en réalisant l'expérience suivante :

Il s’agissait de tester la capacité des rats à traverser un labyrinthe.

Il a expliqué à des étudiants dont il était le professeur, et qu’il faisait travailler, que pour les besoins d’une expérience, il avait sélectionné deux populations de rats, de vulgaires rats et des rats d’une lignée très intelligente.

En réalité, tous les rats étaient des rats provenant de la même parenté

Les rats désignés aux étudiants comme les plus intelligents réussirent à traverser le labyrinthe plus vite que les autres !

Après analyse, il s'avère que les étudiants qui croyaient que leurs rats étaient particulièrement intelligents leur ont manifesté de la sympathie, de la chaleur, de l'amitié, et inversement.

L'expérience est ensuite retentée avec des enfants.

En début d'année, Rosenthal et Jacobson s’arrangent pour que des enseignants prennent connaissance de faux résultats de QI.

Le résultat de l'expérience démontre qu'une année après la divulgation des faux résultats de QI, les personnes surévalués se sont comportés comme les rats de fausse lignée très intelligente.

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Sur Reims des violences policières pour les uns, des chutes pour les autres

par cjvpourwissam

Sur Reims des violences policières pour les uns, des chutes pour les autres

"Rappel des faits:

Samedi 13 février, à la fin du match entre Reims et Bastia, des heurts opposent une dizaine de supporters du club corse à des policiers. 8 personnes sont interpellées et conduites en garde-à-vue. Un étudiant, Maxime, est victime d'un tir de flashball au visage de la part d'un policier et est emmené aux urgences. On apprend plus tard par l'intermédiaire du club de supporter SCB qu'il a perdu l'usage de son oeil.
Immédiatement les réseaux sociaux relaient l'information et Gilles Simeoni, Président de l'Exécutif Corse publie un communiqué de presse dans lequel il affirme que le supporter a été blessé par un tir de flashball et il demande une enquête i
mpartiale.

​Le 15 février, le procureur de la république de Reims, Fabrice Belargent, relaie la version policière qui, bien évidemment, exonère totalement les policiers et prétend que le jeune s'est blessé tout seul contre un poteau:

"Il y a eu une course poursuite au terme de laquelle le policier est parvenu a rattraper l'individu, heu, l'a fait chuter pour le neutraliser et selon les déclarations du policier, c'est à cet instant que l'individu aurait chuté et serait tombé, tête la première, sur un des poteaux qui borde heu, le parcours du tram… Je vous ai apporté des photos de ces poteaux (il montre des photos des poteaux). Et c'est à cette occasion que l'individu se serait blessé au visage. Lors de la course poursuite avec le policier, après qu'il ait été déséquilibré et qu'il ait chuté."

Jusque là, tout va bien pour le policier, le procureur et surtout notre gentille "journaliste" de I-Télé. La seule version officielle est celle du poteau qui agresse un supporter et le mutile. Ouf, l'honneur de la police est sauf. Pas besoin de faire une enquête comme un journaliste digne de ce nom. Faut pas déconner, merde, ils ont autre chose à faire.

Mais patatras, voilà qu'apparaissent plusieurs témoignages qui dénoncent exactement le contraire. Sur France Bleu un témoin direct de la scène décrit la scène:

"Ce que j'ai vu, c'est que Maxime était en train de fuir les policiers qui le poursuivaient et il s'est fait tirer dessus par un policier en civil délibérément au visage…
Maxime était poursuivi par des policiers en civil. Un avait un flashball en main. Il lui a visé délibérément à quelques mètres le visage. Quelques secondes après il s'est écroulé par terre, il a été par la suite tabassé, menotté et emmené au comm
issariat."

Finalement, le procureur, acculé par les témoignages et les contradictions dans la version policière est contraint d'ouvrir une information judiciaire pour "violences volontaires". Brrr. Le poteau en tremble déjà à l'idée de se retrouver en garde-à-vue.

Et oui, seul le poteau peut craindre la justice. Le policier qui a mutilé le supporter, lui, n'a absolument rien à craindre. C'est un classique de la justice française. Depuis des années, les policiers qui s'amusent à viser le visage avec leur flashball ne sont pas inquiétés. La plupart des affaires ne vont même pas jusqu'à un procès, les procureurs classant sans suite les plaintes.

C'est ce qui est arrivé par exemple en avril 2014 pour un pompier qui a perdu son oeil suite à un tir de flashball. Le procureur de Grenoble classe sans suite pour "absence d'infraction". Si, si. Pour ceux qui n'auraient pas bien compris, le procureur ajoute même que la grave blessure du pompier « ne résulte donc pas d'une infraction, mais de sa participation à cette manifestation violente et l'emploi de la force légitime proportionnée et nécessaire pour y faire face »

Circulez, ya rien à voir. Si vous ne voulez pas perdre un oeil, vous n'avez qu'à pas manifester.

Avec l'état d'urgence, les policiers peuvent se balader, même en dehors de leurs heures de service avec leur arme. Comme s'il n'y avait pas assez de bavures comme ça pendant les heures de service. Et puis, c'est une nouveauté aussi, les policiers vont bénéficier de la présomption de légitime défense et de l'irresponsabilité pénale. En gros, si un flic vous tire dessus, c'est forcément que vous l'avez cherché alors ne venez pas vous plaindre ensuite.

Alors qu'un policier qui vient de mutiler un étudiant rédige un faux procès-verbal pour se couvrir, on a déjà vu. Qu'un procureur mente comme un arracheur de dents pour couvrir la police, on a déjà vu aussi ... " (Vu sur http://fr.sputniknews.com/blogs/20160219/1021932499/reims-bastia-incident-match-foot.html#ixzz416wS5i25 )

P.S :

Certains diront que si la police s'est mise d'accord sur cette thèse, c'est peut être parce qu'ils pensent que la médecine légale de Reims la validera facilement aussi farfelue soit elle et alors qu'elle vise à faire passer, malhonnêtement et injustement pour la victime et son entourage, des violences policières pour des chutes.

Heureusement que le médecin légiste de Reims n'a pas déjà validé cette thèse farfelue sur Wissam, on aurait pu un instant le penser !

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Journée Internationale contre les violences policières

par cjvpourwissam

Journée Internationale contre les violences policières

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Un peu d'humour

par cjvpourwissam

Un peu d'humour

HUMOUR - Arrestation d'une "dangereuse activiste" de 72 ans à Poitiers, Katia Lipovoï, membre du collectif "Sauvons les...

Posté par France Inter sur mercredi 17 février 2016

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"Le monde et le siècle" de Victor Hugo

par cjvpourwissam

"Le monde et le siècle" de Victor Hugo

Le monde et le siècle

Que faites-vous, Seigneur ? à quoi sert votre ouvrage ?
À quoi bon l'eau du fleuve et l'éclair de l'orage ?
Les prés ? les ruisseaux purs qui lavent le gazon ?
Et, sur les coteaux verts dont s'emplit l'horizon,
Les immenses troupeaux aux fécondes haleines
Que l'aboiement des chiens chasse à travers les plaines ?
Pourquoi, dans ce doux mois où l'air semble attiédi,
Quand un calice s'ouvre aux souffles de midi,
Y plonger, ô Seigneur, l'abeille butinante,
Et changer toute fleur en cloche bourdonnante ?
Pourquoi le brouillard d'or qui monte des hameaux ?
Pourquoi l'ombre et la paix qui tombent des rameaux ?
Pourquoi le lac d'azur semé de molles îles ?
Pourquoi les bois profonds, les grottes, les asiles ?
À quoi bon, chaque soir, quand luit l'été vermeil,
Comme un charbon ardent déposant le soleil
Au milieu des vapeurs par les vents remuées,
Allumer au couchant un brasier de nuées ?
Pourquoi rougir la vigne et jeter aux vieux murs
Le rayon qui revient gonfler les raisins mûrs ?
À quoi bon incliner sur ses axes mobiles
Ce globe monstrueux avec toutes ses villes,
Et ses monts et ses mers qui flottent alentour,
À quoi bon, ô Seigneur, l'incliner tour à tour,
Pour que l'ombre l'éteigne ou que le jour le dore,
Tantôt vers la nuit sombre et tantôt vers l'aurore ?
À quoi vous sert le flot, le nuage, le bruit
Qu'en secret dans la fleur fait le germe du fruit ?
À quoi bon féconder les éthers et les ondes,
Faire à tous les soleils des ceintures de mondes,
Peupler d'astres errants l'arche énorme des cieux,
Seigneur ! et sur nos fronts, d'où rayonnent nos yeux,
Entasser en tous sens des millions de lieues
Et du vague infini poser les plaines bleues ?
Pourquoi sur les hauteurs et dans les profondeurs
Cet amas effrayant d'ombres et de splendeurs ?
À quoi bon parfumer, chauffer, nourrir et luire,
Tout aimer, et, Dieu bon ! incessamment traduire,
Pour l'oeil intérieur comme pour l'oeil charnel,
L'éternelle pensée en spectacle éternel ?
Si c'est pour qu'en ce siècle où la loi tombe en cendre
L'homme passe sans voir, sans croire, sans comprendre,
Sans rien chercher dans l'ombre, et sans lever les yeux
Vers les conseils divins qui flottent dans les cieux,
Sous la forme sacrée ou sous l'éclatant voile
Tantôt d'une nuée et tantôt d'une étoile !
Si c'est pour que ce temps fasse, en son morne ennui,
De l'opprimé d'hier l'oppresseur d'aujourd'hui ;
Pour que l'on s'entre-déchire à propos de cent rêves ;
Pour que le peuple, foule où dorment tant de sèves,
Aussi bien que les rois, — grave et haute leçon ! —
Ait la brutalité pour dernière raison,
Et réponde, troupeau qu'on tue ou qui lapide,
À l'aveugle boulet par le pavé stupide !
Si c'est pour que l'émeute ébranle la cité !
Pour que tout soit tyran, même la liberté !
Si c'est pour que l'honneur des anciens gentilshommes,
Aux projets des partis s'attelle tristement ;
Si c'est pour qu'à sa haine on ajoute un serment
Comme à son vieux poignard on remet une lame ;
Si c'est pour que le prince, homme né d'une femme,
Né pour briller bien vite et pour vivre bien peu,
S'imagine être roi comme vous êtes Dieu !
Si c'est pour que la joie aux justes soit ravie ;
Pour que l'iniquité règne, pour que l'envie,
Emplissant tant de fronts de brasiers dévorants,
Fasse petits des coeurs que l'amour ferait grands !
Si c'est pour que le prêtre, infirme et triste apôtre,
Marche avec ses deux yeux, ouvrant l'un fermant l'autre,
Insulte à la nature au nom du verbe écrit,
Et ne comprenne pas qu'ici tout est l'esprit,
Que Dieu met comme en nous son souffle dans l'argile,
Et que l'arbre et la fleur commentent l'Évangile !
Si c'est pour que personne enfin, grand ou petit,
Pas même le vieillard que l'âge appesantit,
Personne, du tombeau sondant les avenues,
N'ait l'austère souci des choses inconnues,
Et que, pareil au boeuf par l'instinct assoupi,
Chacun trace un sillon sans songer à l'épi !
Car l'humanité, morne et manquant de prophètes,
Perd l'admiration des oeuvres que vous faites ;
L'homme ne sent plus luire en son coeur triomphant
Ni l'aube, ni le lys, ni l'ange, ni l'enfant,
Ni l'âme, ce rayon fait de lumière pure,
Ni la création, cette immense figure !

De là vient que souvent je rêve et que je dis :
— Est-ce que nous serions condamnés et maudits ?
Est-ce que ces vivants, chétivement prospères,
Seraient déshérités du souffle de leurs pères ?
Ô Dieu ! considérez les hommes de ce temps,
Aveugles, loin de vous sous tant d'ombre flottants.
Éteignez vos soleils, ou rallumez leur flamme !
Reprenez votre monde, ou donnez-leur une âme !

Victor Hugo

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Y a-t-il une "colère noire" française ?

par cjvpourwissam

Y a-t-il une "colère noire" française ?

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Liens vers différents collectifs et sites internet

par cjvpourwissam

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Analyses des blessures

par cjvpourwissam

Analyses des blessures

Le 1er janvier, la médecine légale de Clermont-Ferrand a fait des constatations médicales. Des radios et des scanners ont également été faites.

Le 4 janvier, d'autres constations médicales. Comme on le répète partout, tout le temps, Wissam était en soins intensifs.

Wissam est mort le 9 janvier après midi, c'est à dire 9 jours et demi après avoir été en soins intensifs (il faut visiblement encore le répéter).

Le médecin légiste de Saint-Etienne va l'autopsier comme s'il venait de mourir sans les constations médicales du 1er janvier, ni du 4 janvier. Il conclura qu'elle valide l'hypothèse policière que Wissam n'a pas reçu de violences.

Nous avons signalé qu'il s'agissait d'une grave erreur qui entrainent forcément une minimisation des blessures.

Le médecin légiste de Poitiers va analyser ses blessures avec les photos du 10 janvier (c'est à dire de la même manière que le médécin légiste de Saint-Etienne). Là aussi les constations médicales du 1er janvier ainsi que les radios et les scanners du même jour ne sont pas utilisés. Il conclura qu'elle valide l'hypothèse policière que Wissam n'a pas reçu de violences.

Nous avons signalé qu'il s'agissait encore d'une grave erreur qui entrainent forcément une minimisation des blessures.

Le médecin légiste de Reims lui va analyser les blessures à partir des analyses médicales du 4 janvier sans les radios et les scanners du 1er janvier, sans les analyses médicales du 1er janvier. Il conclura qu'elle valide l'hypothèse policière que Wissam n'a pas reçu de violences.

L'escuse étant que les analyses médicales du 4 janvier sont identiques à celles du 1er janvier.

Nous avons signalé qu'il s'agissait encore d'une grave erreur qui entrainent forcément une minimisation des blessures.

Jamais les analyses médicales ainsi que les radios et les scanners du 1er janvier n'ont servi à décrire les blessures.

Les médecins légistes choisis par la justice ne veulent pas.

Wissam a été torturé à mort c'est une évidence. Notre dignité, nos droits, notre honneur sont continuellement bafoués.

Que doit on faire ?

Accepter qu'on nous punisse d'avoir dénoncer des vérités ?

Que fait on à part demander la vérité ?

Que fait on à part parler, écrire ?

Serait il plus grave de dénoncer que d'assassiner ?

Accepter d'être maltraités ?

Accepter des mensonges qui sont évidents ?

Accepter qu'on ait torturé impunément avec jouissance ?

Accepter que nos vies soient inutiles ?

Accepter que l'on cherche à protéger des assassins qui nous ont gaché nos vies ?

Accepter que l'on s'accommode de la vérité parce que ça serait dans l'ordre des choses ?

Accepter qu'il est juste d'être injuste avec nous et injuste d'être juste avec des assassins ?

Mais dans quel monde vit on ?

Mais pour qui se prennent ils ?

Ces questions m'assaillent quotidiennement.

Puis une intime conviction me reprend et me donne du courage de continuer. La suivante :

Wissam était quelqu'un de bien. Personne ne pourra nous convaincre du contraire parce que personne ne le connaissait mieux que nous. Personne ! Il cherchait à faire plaisir, à faire rire, à aider. Wissam était un grand clown qui aimait la vie. Il faisait partie de ces personnes qui avaient la joie de vivre et qui réussissait à la communiquer. Il a apporté plus de bien que de mal dans sa courte vie. Jamais il n'a haussé la voix sur ma mère. Cette mère qui pourtant aujourd'hui souffre tant injustement, elle qui est capable de s'excuser alors qu'elle a raison pour faire plaisir et éviter un conflit, elle qui a vu son premier enfant grandir, s'épanouir. Elle qui s'est sacrifiée pour notre bonheur et constate que les institutions cherchent à nous détruire mentalement, physiquement. Après avoir torturé mon frère, ils osent torturer ma mère et s'en complaire ? Ils ont touché à ceux qui est intouchable.

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Le dilemme

par cjvpourwissam

On nous reproche d'être du camp des voyous, de ceux qui apportent le chaos. Il faudrait choisir son camp, celui qui apportera le suicide collectif ou celui qui apportera de la sécurité. Mais pour cela il faudrait faire quelques arrangements, des renoncements.

Entre la sécurité et la liberté, il y a un dilemme il faudrait alors choisir nous disent ils. Il faudrait commencer par assouvir nos besoins primaires de sécurité avant de penser aux besoins d'accomplissement. Maslow serait content.

Certains diront qu'on incarne le monde des bisournous et que la réalité et bien autre, plus subtile, plus complexe, elle est de plus en plus violence et il faut se protéger de la violence par plus de sécurité …

Comme si nos besoins étaient séquentiels.

Comme si on pouvait tout contrôler.

Comme s'il existait des actions salvatrices sans rétro-actions maléfiques.

Comme si on pouvait empêcher l'impermanence du monde.

Même la physique apprend que toute force imposée crée une force résistante. C'est le principe d'homéostasie. Ce qui est vrai pour la matière est aussi vraie pour l'homme.

N'est ce pas là un constat d'échec ?

Peut on construire quelque chose de grand, sur des renoncements ?

Sommes nous comme nos détracteurs, des psychopathes dépourvus d'empathie et de visions globales et futuristes ?

Sommes nous le camp des voyous ou la conscience de ce pays ?

Certaines entreprises s'endettent à faire des études d'opinion, à développer un service après vente pour capter les clients mécontents. Elles ont fait de la subversion, un facteur de succès. Elles ont compris que les produits vaches à lait d'aujourd'hui étaient la conséquence dans le passé d'un haut degré d'exigence et de qualité de clients marginaux, précurseurs.

N'apportons nous pas des opportunités de changement ?

Non ! Cette société plus de sécurité a besoin d'espoir et d'amour, d'autres degrés de liberté.

Elle a besoin de mythes qui fassent vibrer, qui rassemblent plus que de réalités qui l'étouffent de suffisance.

Elle a besoin de réflexions nouvelles plus que de cristallisation.

Elle a besoin d'actions nouvelles plus que d'inertie.

Elle a besoin de relations nouvelles, d'intelligence collective.

Elle a besoin d'agir, plus de réagir.

Elle a besoin de rêves plus que de désespoir.

Elle a besoin de bienveillance plus que d'autoritarisme.

Elle a besoin d'exister plutôt qu'on l'ignore et la méprise.

Elle a besoin de folies, parce qu'il est sage parfois d'être fou.

Elle a besoin de reconnaissance dans son altérité plus que d'argent, d'injonctions et de soupçons.

Elle a besoin de croire en elle parce qu'elle est fragile, blessée.

Elle a besoin d'écouter, de partager parce qu'elle est muselée.

Elle a besoin de nouveautés plutôt que de réalités sclérosées.

Elle a besoin de courage plus que de suffisance.

Elle a besoin de se rassembler et de créer.

Elle a besoin de construire et donc d'émonder.

Elle a besoin qu'on l'accompagne plus qu'on la bride.

Elle a besoin d'y croire, d'exorciser ses renoncements.

Certains diront que nous sommes des doux rêveurs, des marginaux remplis d'utopie. Nous sommes efforts, nous incarnons l'effort, cet effort de dépassement.

Quelqu'un disait « Je crois fermement, que pour tout homme, l'apothéose pour tout ce qui lui est cher, vient lorsqu'il s'est bien battu pour la bonne cause, et git épuisé, sur le champ de bataille, victorieux. »

La réalité n'est elle pas pleine d'utopies réalisables, de mythes qui nous sont tellement familiers qu'on les trouve naturels.

Nous sommes le seul camp de demain qui sera victorieux.

Même meurtris, même blessés, nous ne nous détournerons pas du cap, amour et espoir l'emporteront toujours.

P.S : les matrices suivantes, trouvées sur le net, représentent le cycle de vie d'un produit. Ce qui est valable en marketing est valable aussi pour tout paradigme. Une vache à lait était un ancien dilemme sur lequel on a investit.

Le dilemme
Le dilemme

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