Une autre façon de voir

par cjvpourwissam

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La gangrène du « Oui, mais… »

par cjvpourwissam

La gangrène du « Oui, mais… »

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Vous êtes un gros raciste, xénophobe, antimusulman ? Vous êtes aussi très lâche et vous craignez de l’affirmer ouvertement ? (Sait-on jamais, des fois que ce ne soit pas une simple opinion, mais un délit…) Réjouissez-vous : le « oui mais » est là pour vous !

Le «oui mais» c’est la nouvelle figure de rhétorique à la mode. Pour le moins spécieux, le « oui mais » a colonisé certains esprits et il fait des ravages.

Il consiste, plutôt que de condamner une situation choquante –mais cela vous écorcherait la gueule de le reconnaître vu que vous êtes raciste et/ou xénophobe et/ou antimusulman-, à détourner l’attention du sujet principal en effectuant une comparaison avec une autre situation.

Deux jeunes se revendiquant ouvertement du «patriotisme» ont tenté d’incendier une mosquée à Mâcon «pour venger Charlie Hebdo» et ont été condamnés ? Vous trouvez cela bien d’incendier une mosquée, vous en auriez fait autant mais n’osez pas le dire ? Qu’à cela ne tienne, le «oui mais» est là pour vous !

«oui, mais pour les Femen qu’ont abîmé les cloches de Notre Dame, c’était pas aussi sévère». Traduire: les chrétiens sont en droit de jalouser les musulmans qui sont mieux protégés par la Justice (de gauche), il y a deux poids deux mesures, c’est injuste…

Ce qui est injuste, c’est de comparer une dégradation légère certes condamnable et qui a d’ailleurs été condamnée, à une tentative d’incendie sur fonds de racisme et d’anti-islam.

C’est de mettre sur le même plan le racisme avec ce qui ne l’est pas.

Et de la «jalousie» au ressentiment, du ressentiment à l’amertume, de l’amertume à la haine de l’autre, il n’y a qu’un pas.

Autre exemple: des migrants se font tabasser par des CRS à Calais ? Vous trouvez cela justifié bien fait pour leur gueule, zont qu’à pas être là ? le «oui mais» vous permet de cautionner indirectement ces actes de violences : «oui, mais les migrants ils se battent bien entre eux…et ce ne sont pas des anges…»

Quel rapport ? aucun. Mais cela permet par des raccourcis nauséabonds de détourner l’attention du sujet principal. Quand on compare tout, quand on relativise tout, on ne condamne plus rien.

«Ne disons pas trop de mal d’Hitler et du nazisme. Après tout, Staline et le communisme ont fait bien plus de victimes…Hitler est victime d’une injustice, réhabilitons-le !»

Ne nous y trompons pas: derrière la rhétorique, derrière ces comparaisons, derrière la mauvaise foi qui consiste à détourner du sujet, il y a sous-jacent, rampant, un racisme qui ne veut pas dire son nom.

Nous savions déjà que le racisme pouvait être lâche. Nous savons à présent qu’il peut être, aussi, monstrueusement habile.

N’hésitez pas à traquer les commentaires « oui mais ». Sur internet, ils sont légions !

Le « oui mais » incite à l’immobilisme face à des situations révoltantes. « pourquoi aider les népalais alors qu’il y a tant de malheureux chez nous ?

Pourquoi repêcher les migrants en mer et les accueillir alors que tant de « nos » familles sont touchées par le chômage ? »

Au moment où j’écris ces lignes, mon fils de 6 ans vient de commettre une bêtise. Mais dénonce une autre bêtise, moins grave, de sa petite sœur, pensant ainsi échapper à la punition. Le « oui mais » chez les enfants, est encore innocent.

J’ai puni les deux, à proportion des bêtises respectives."

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"il y a des bons et des mauvais comme partout"

par cjvpourwissam

"il y a des bons et des mauvais comme partout"

Pour la perte d'éléments personnels je devais me rendre à un commissariat.

J'ai été très bien accueilli par 3 policiers qui ne me connaissaient pas mais qui ont tout fait pour me faciliter les démarches, me conseillant, m'orientant avec gentillesse et bienveillance.

Je voyais des chartes de bonnes conduites orientées clients affichaient sur les murs.

Plus ces personnes m'aidaient plus je me revoyais penser à ma volonté de prendre les armes qui m'avait traversé l'esprit, aux mots que j'utilisais partout depuis 4 ans. A cette "mafia policière" qui ne cherchait qu'à m'aider.

Je sais reconnaître la bienveillance et la gentillesse lorsqu'elles sont sincères. A la fin des requêtes, je les ai remercié de m'avoir aidé de cette manière inattendue, j'ai tout de même signalé que ce n'était pas l'image que j'avais de la police. Je leur ai dit que des policiers, couverts par tous, ont fait du mal à ma famille, et donc que c'était l'image que je me faisais désormais d'eux. L'un des policiers me répond alors simplement qu'il y a des bons et des mauvais comme partout en haussant les épaules.

Habituellement, lorsque l'on me disait cela, cette phrase maintes fois entendues dans les rues et les réseaux sociaux, je sentais la malhonnêté du type qui la prononçait, en gros nous sommes des erreurs statistiques le salaud. Je repensais habituellement à ce que nous ont fait les syndicats policiers, la police des polices, la communication médiatique de la Direction Départementale de Sécurité Publique, le ministre de l'intérieur, qui nous niaient pour couvrir des assassins. La phrase « qui ne dit mot consent » résonnait habituellement dans ma tête et le programme mental était lancé au moindre stimuli. Non, il n'y a pas de bons policiers dans un système mauvais. C'était la conclusion du programme.

Sauf que là c'était différent, je sentais la sincérité émotionnelle du type qui me disait qu'en gros il fait du mieux qu'il peut pour être un type bien.

Puis je suis sorti du commissariat avec beaucoup de questions.

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Une leçon de lâcheté

par cjvpourwissam

Une leçon de lâcheté

Le 26 avril 1491 commence le siège final de Grenade, seule province espagnole encore aux mains des Maures commandés par le Sultan Boabdil. Les réserves de nourriture s’épuisant et le moral de ses hommes étant au plus bas, Boadbil, comprenant que la fin était proche, négocia, dans le souci de conserver sa vie, celle de sa famille et de sa cour, les 1 et 2 janvier 1492 sa reddition qui prévoyait un départ en exil vers l’Afrique du Nord.


Le 2 janvier au matin, les Espagnols entraient sans combattre dans Grenade.


Dans le même temps, arrivé avec sa troupe sur les hauteurs d’un col surplombant Grenade d’où l’Alhambra se dessinait majestueusement, Boadbil, dans un instant de dépressive mélancolie se mit à pleurer. Le surprenant en larmes, sa mère Aïcha El Horra, s’exclama sur un ton de reproches : « Lloras como una mujer, lo que no has sabido defender como un hombre ! » (Pleure comme une femme ce que tu n’as pas su défendre comme un homme).


Boadbil est aujourd'hui mort, sa richesse ne lui sert plus à rien, l'histoire se rappelle désormais de lui comme un lache, comme un pleurnichard, comme quelqu'un qui ayant peur de perdre le peu qu'il avait finit par tout perdre avec déshonneur.

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UNE VILLE RENOUE AVEC LA DÉMOCRATIE DIRECTE. RÉSULTATS : 0 CHÔMAGE, 0 VIOLENCE… ET 0 MISÈRE !!!

par cjvpourwissam

UNE VILLE RENOUE AVEC LA DÉMOCRATIE DIRECTE. RÉSULTATS : 0 CHÔMAGE, 0 VIOLENCE… ET 0 MISÈRE !!!

« Grâce à une approche nouvelle de l’économie et à un retour aux fondamentaux de la démocratie, cette ville andalouse de 2 778 âmes ne connaît ni chômage, ni police, ni délinquance. Et les salaires y sont bien plus élevés qu’ailleurs !

A Marinaleda, toutes les décisions du village sont soumises à la démocratie directe (la véritable démocratie). Autrement dit, pour être adoptées, chacune d’entre elles doit faire l’unanimité au sein de la commune. »

http://l1d.fr/une-ville-renoue-avec-la-democratie-directe-resultats-0-chomage-0-violence-et-0-misere/

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Brecht

par cjvpourwissam

Brecht

"Si j'ai épousé la lutte, c'est que j'ai vu de quel côté est l'humanité.


Derrière, les tombes fleuries des camarades tombé.e.s,


Devant, tout ce que l'on pourra glaner.


Des sourires, des pleurs et de la justice,


Des cris, des flammes et un grand arbre,


Construire et détruire, toujours.


Vivre avec l'amour. Toujours.


Je veux qu'on laisse vivre les tritons marbrés et les humains,

Je veux tout pour tout le monde,

Je veux vivre et mourir en émancipant les autres,


Et je veux me faire émanciper.


Et je veux partager.


Je veux être.


Être un nous.



« Nos défaites d'aujourd'hui ne prouvent rien, si ce n'est que nous sommes trop peu dans la lutte contre l'infamie, et de ceux qui nous regardent en spectateurs, nous attendons qu'au moins, ils aient honte. Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu.»

Brecht"

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Cagnotte : Pour les familles de victimes de violences policières

par cjvpourwissam

Cagnotte : Pour les familles de victimes de violences policières

Lahoucine Ait Omghar, Amine Bentounsi, Houcine Bouras, Abdoulaye Camara, Wissam El Yamni, Amadou Koumé, Mourad Touat... Bien que les crimes policiers fassent rarement la Une, ces noms vous disent peut-être quelque chose. Ils sont ceux d'hommes morts sous les coups de feu, de poings ou de Taser de policiers français.

Afin d'obtenir vérité sur les circonstances de ces décès, leurs familles se sont constituées partie civile et se sont rassemblées au sein du collectif Urgence Notre Police Assassine (UNPA). Pour chacun des proches, la quête de justice s'apparente à un véritable parcours du combattant : incompréhension, criminalisation des victimes, difficultés à obtenir certaines pièces et à consulter les dossiers, enquêtes au point mort, menaces de représailles, non-lieux...

Pour faire face, au-delà de la solidarité des familles ayant traversé les mêmes épreuves et du soutien de réseaux militants qui constituent une véritable force, les familles de victimes ont besoin d'une aide financière.

Entre les frais d'avocat et de procédures, les divers déplacements en région mais aussi en Ile-de-France pour faire en sorte que leurs dossiers ne soient pas oubliés et l'organisation de manifestations/marches en hommage aux victimes, les familles ont du mal à joindre les deux bouts. Nous pensons notamment à l'une d'elles qui doit rassembler 3000 € au plus vite afin de financer une contre-expertise. Nous savons aussi que les familles du Collectif UNPA auraient souhaité se rendre à Rennes pour apporter leur soutien aux proches de Babacar Gueye (https://blogs.mediapart.fr/jean-claude-leroy/blog/091215/rennes-un-jeune-homme-desempare-abattu-de-cinq-balles-par-la-police) mais que, faute de moyens, elles ont dû annuler.

Ainsi, au-delà du soutien moral et logistique que nous pouvons leur apporter, il nous appartient de les soutenir financièrement. Aidons ces familles à mener à bien leur quête de justice et de vérité ! Il n'y a pas de petits dons, chaque euro compte. Alors n'hésitez pas !

https://www.leetchi.com/c/association-de-pour-les-familles-de-victimes-de-violences-policieres

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"résistons ensemble" du mois de décembre

par cjvpourwissam

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Le tennis relationnel

par cjvpourwissam

Le tennis relationnel

http://www.cegis.be/fr/news/view/26/ficelle_20_Tennis_relationnel

« La communication est une interaction. En d’autres termes, notre comportement est très souvent la réponse au comportement d’une autre personne, qui, lui-même est une réponse à notre comportement et ainsi de suite.

Ainsi, comme au tennis, chaque coup relationnel influence le coup relationnel reçu en retour. Certains matches relationnels sont équilibrés et d’autres non.

Dans ce cas, chaque coup appelle un coup identique mais un peu plus fort. Chaque réaction de l’un amène l’autre à répondre sur le même mode de comportement, en faisant un peu plus de la même chose (plus je fais ça, plus l’autre fais ça…). C’est l’escalade.

Dans une interaction relationnelle dysfonctionnelle, chacun des deux joueurs pense et essaie de prouver que « c’est l’autre qui a commencé », que c’est « à cause de l’autre, de son comportement »…

CONCRETEMENT : comment s’en sortir ?

Deux solutions pour mettre fin à l’escalade :

Chercher à changer l’autre

Cette solution est évidente et logique puisque « si j’agis comme je le fais c’est parce que l’autre agit comme il le fait ».

Seul inconvénient, elle ne fonctionne pas ! (ou très peu, ou à très court terme…)

Changer soi-même quelque chose dans la relation

Si vous changer votre comportement, votre façon de réagir, l’autre va devoir s’adapter et l’interaction va se modifier.

Moins logique à priori que la première solution (puisque nous sommes convaincu que c’est l’autre qui …) mais beaucoup plus efficace dans la pratique.

Si je vous dis que dans une partie de tennis, un seul joueur peut décider de frapper moins fort ou même de ne plus renvoyer la balle ? Ca semble évident là, non ? »

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A la croisée des chemins

par cjvpourwissam

A la croisée des chemins

Voici ce que pourrait dire un Français du futur lorsqu'il racontera l'époque que nous vivons à ses petits enfants :

" Jadis, les maitres utilisaient habilement les pouvoirs que la population avait bien voulu prêter. En échange d'une assurance de protection, on octroyait aveuglement aux gouverneurs les clés de la cité. Le pouvoir qu'ils s'étaient construit les avaient, à force d'impunité malheureusement enivrés. Tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes pensait-on. En ces temps, chaque époque se considérait comme privilégiée par rapport à la précédente, chaque peuple se voyait plus favorisé que d'autres. Les membres du peuple se haïssaient mutuellement pour diverses raisons, les maîtres étaient,volontairement ou pas, responsables de cette haine et l'amplifiaient au lieu de réconcilier la nation. Ces mêmes maitres que l'on avait choisi et à qui on accordait une confiance sans pareille avaient soif de pouvoirs, ce qui les avaient détournés des valeurs qu'ils étaient censés incarnés. Il détruisait dangereusement l'idée de fraternité. Ce système avait son age d'or, il se perfectionna avec malice, se légitima par habitude et s'installa culturellement et furtivement dans le groupe. Rien ne semblait pouvoir ébranler le colosse aux pieds hypocrites. Rien ni personne ne pouvait rompre les colonnes établies, ils détenaient avec les clés de la cité, le pouvoir, l'information, le savoir, le salut. Pour participer au tricotage et garantir les bases de cette matrice en cas d'erreurs, de nombreux bouffons choisis avec soin accouraient tels des hyènes affamées, ils bavaient sur une part des privilèges futurs. Ils prostituaient les serments qu'ils avaient fait, leurs honneurs dans une anesthésie généralisée. La mécanique était fort bien huilée, l'application était connue, maintes fois visiblement répétées. On jugulait savoirs, fonctions et moyens, du travail d'orfèvres en surface et de l'essence de charlatanisme en profondeur. Les gouverneurs se considéraient à l'époque comme magnanimes, ils pouvaient effacer sans scrupules les traces de culpabilité, inverser les preuves, transposer les fonctions du passé pour en faire des solutions d'un aspect clinquant, semblables à la réalité. Tels des kopos, la voici la revanche des petits chefs issus du peuple et qui se méprisaient pour les premiers, la stricte loi du darwinisme pour les autres ! On assistait à l'apogée de la banalité du mal, au pinacle de l'hypocrisie des tables rondes officielles où l'on se partageait allègrement le festin des brebis dont on était responsable de l'égarement. On était au nirvana du culte de l'existence illusoire par l'égo, on assistait au sein des institutions à la victoire de l'animalité sur la vertu, à la réduction des pouvoirs régaliens aux simples droits et dont on oubliait les devoirs. Ces maitres trahissaient à force de témérité et de mépris, petit à petit, sans vergogne, à la vue de tous, les droits du peuple au nom du peuple par des moyens donnés par le peuple.

Recherchant systématiquement la part du lion, ils ne protégeaient plus, ils étaient le vecteur du problème plus que la solution. Injustices, mensonges, fissurèrent lentement les lignes déjà fragiles de la fraternité qui n'était alors qu'une idée, le fil d'écrin de confiance était prêt à rompre. Les yeux, les cœurs, initialement fermés s'ouvraient d'abord à l'intérieur du pays et progressivement à l'extérieur. La saison de l'ignorance des pratiques sauvages était bel et bien terminée. Le constat collectif enfin fait, il fallait choisir entre l'automne et le printemps, prendre la pilule du renoncement aux sacrifices et donc prendre le risque de sombrer collectivement dans les abîmes sombres et implacables de l'histoire comme un nageur qui refuse de nager, ou bien prendre une bonne respiration, après avoir osé croire collectivement aux possibilités d'un changement vers un monde meilleur, agir avec efforts et détermination pour nourrir cet espoir, puis changer de dimensions et s'élever..."

Fanon disait que "chaque génération découvre sa mission, l’accomplit ou la trahit". Nous sommes ainsi à la croisée des chemins, l'histoire est en marche, à nous de choisir la suite, le seul chemin qui garantira aux générations futures, une vie apaisée.

Notre responsabilité est énorme.

Nous pouvons continuer à suivre le chemin que nous trace Valls et Cazeneuve, celui qui consiste à écraser ceux qui se rebellent justement parce qu'ils se sentent écrasés, créant ainsi toujours plus du même problème en apportant naïvement toujours plus de la même solution. On ne construit rien par le feu de la violence physique ou mentale, on détruit. On ne fait pas taire une indignation légitime ou pas par de la violence et la dissimulation répétée. La dissimulation systématique, dure un temps comme le management par la peur mais il ne peut durer éternellement. N'est ce pas évident ?

Il ne s'agit pas là d'une utopie irréalisable comme on nous accuse mais d'un effort que l'on doit tous en nous même déjà incarner. Se sont les mythes qui construisent l'histoire et qui guident telle une boussole les hommes.

Nous devons choisir le chemin de l'élévation, celui de la vérité, celui de la bienveillance et du respect de la dignité humaine.

Ce chemin est possible, nous devons simplement nous entendre en alignant le seul dénominateur commun, la quête ultime de tout individu et de collectifs : la recherche du bonheur. Le vrai bonheur, celui dont la maxime peut être posé en loi universelle.

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