"Le monde et le siècle" de Victor Hugo

par cjvpourwissam

"Le monde et le siècle" de Victor Hugo

Le monde et le siècle

Que faites-vous, Seigneur ? à quoi sert votre ouvrage ?
À quoi bon l'eau du fleuve et l'éclair de l'orage ?
Les prés ? les ruisseaux purs qui lavent le gazon ?
Et, sur les coteaux verts dont s'emplit l'horizon,
Les immenses troupeaux aux fécondes haleines
Que l'aboiement des chiens chasse à travers les plaines ?
Pourquoi, dans ce doux mois où l'air semble attiédi,
Quand un calice s'ouvre aux souffles de midi,
Y plonger, ô Seigneur, l'abeille butinante,
Et changer toute fleur en cloche bourdonnante ?
Pourquoi le brouillard d'or qui monte des hameaux ?
Pourquoi l'ombre et la paix qui tombent des rameaux ?
Pourquoi le lac d'azur semé de molles îles ?
Pourquoi les bois profonds, les grottes, les asiles ?
À quoi bon, chaque soir, quand luit l'été vermeil,
Comme un charbon ardent déposant le soleil
Au milieu des vapeurs par les vents remuées,
Allumer au couchant un brasier de nuées ?
Pourquoi rougir la vigne et jeter aux vieux murs
Le rayon qui revient gonfler les raisins mûrs ?
À quoi bon incliner sur ses axes mobiles
Ce globe monstrueux avec toutes ses villes,
Et ses monts et ses mers qui flottent alentour,
À quoi bon, ô Seigneur, l'incliner tour à tour,
Pour que l'ombre l'éteigne ou que le jour le dore,
Tantôt vers la nuit sombre et tantôt vers l'aurore ?
À quoi vous sert le flot, le nuage, le bruit
Qu'en secret dans la fleur fait le germe du fruit ?
À quoi bon féconder les éthers et les ondes,
Faire à tous les soleils des ceintures de mondes,
Peupler d'astres errants l'arche énorme des cieux,
Seigneur ! et sur nos fronts, d'où rayonnent nos yeux,
Entasser en tous sens des millions de lieues
Et du vague infini poser les plaines bleues ?
Pourquoi sur les hauteurs et dans les profondeurs
Cet amas effrayant d'ombres et de splendeurs ?
À quoi bon parfumer, chauffer, nourrir et luire,
Tout aimer, et, Dieu bon ! incessamment traduire,
Pour l'oeil intérieur comme pour l'oeil charnel,
L'éternelle pensée en spectacle éternel ?
Si c'est pour qu'en ce siècle où la loi tombe en cendre
L'homme passe sans voir, sans croire, sans comprendre,
Sans rien chercher dans l'ombre, et sans lever les yeux
Vers les conseils divins qui flottent dans les cieux,
Sous la forme sacrée ou sous l'éclatant voile
Tantôt d'une nuée et tantôt d'une étoile !
Si c'est pour que ce temps fasse, en son morne ennui,
De l'opprimé d'hier l'oppresseur d'aujourd'hui ;
Pour que l'on s'entre-déchire à propos de cent rêves ;
Pour que le peuple, foule où dorment tant de sèves,
Aussi bien que les rois, — grave et haute leçon ! —
Ait la brutalité pour dernière raison,
Et réponde, troupeau qu'on tue ou qui lapide,
À l'aveugle boulet par le pavé stupide !
Si c'est pour que l'émeute ébranle la cité !
Pour que tout soit tyran, même la liberté !
Si c'est pour que l'honneur des anciens gentilshommes,
Aux projets des partis s'attelle tristement ;
Si c'est pour qu'à sa haine on ajoute un serment
Comme à son vieux poignard on remet une lame ;
Si c'est pour que le prince, homme né d'une femme,
Né pour briller bien vite et pour vivre bien peu,
S'imagine être roi comme vous êtes Dieu !
Si c'est pour que la joie aux justes soit ravie ;
Pour que l'iniquité règne, pour que l'envie,
Emplissant tant de fronts de brasiers dévorants,
Fasse petits des coeurs que l'amour ferait grands !
Si c'est pour que le prêtre, infirme et triste apôtre,
Marche avec ses deux yeux, ouvrant l'un fermant l'autre,
Insulte à la nature au nom du verbe écrit,
Et ne comprenne pas qu'ici tout est l'esprit,
Que Dieu met comme en nous son souffle dans l'argile,
Et que l'arbre et la fleur commentent l'Évangile !
Si c'est pour que personne enfin, grand ou petit,
Pas même le vieillard que l'âge appesantit,
Personne, du tombeau sondant les avenues,
N'ait l'austère souci des choses inconnues,
Et que, pareil au boeuf par l'instinct assoupi,
Chacun trace un sillon sans songer à l'épi !
Car l'humanité, morne et manquant de prophètes,
Perd l'admiration des oeuvres que vous faites ;
L'homme ne sent plus luire en son coeur triomphant
Ni l'aube, ni le lys, ni l'ange, ni l'enfant,
Ni l'âme, ce rayon fait de lumière pure,
Ni la création, cette immense figure !

De là vient que souvent je rêve et que je dis :
— Est-ce que nous serions condamnés et maudits ?
Est-ce que ces vivants, chétivement prospères,
Seraient déshérités du souffle de leurs pères ?
Ô Dieu ! considérez les hommes de ce temps,
Aveugles, loin de vous sous tant d'ombre flottants.
Éteignez vos soleils, ou rallumez leur flamme !
Reprenez votre monde, ou donnez-leur une âme !

Victor Hugo

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Y a-t-il une "colère noire" française ?

par cjvpourwissam

Y a-t-il une "colère noire" française ?

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Liens vers différents collectifs et sites internet

par cjvpourwissam

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Analyses des blessures

par cjvpourwissam

Analyses des blessures

Le 1er janvier, la médecine légale de Clermont-Ferrand a fait des constatations médicales. Des radios et des scanners ont également été faites.

Le 4 janvier, d'autres constations médicales. Comme on le répète partout, tout le temps, Wissam était en soins intensifs.

Wissam est mort le 9 janvier après midi, c'est à dire 9 jours et demi après avoir été en soins intensifs (il faut visiblement encore le répéter).

Le médecin légiste de Saint-Etienne va l'autopsier comme s'il venait de mourir sans les constations médicales du 1er janvier, ni du 4 janvier. Il conclura qu'elle valide l'hypothèse policière que Wissam n'a pas reçu de violences.

Nous avons signalé qu'il s'agissait d'une grave erreur qui entrainent forcément une minimisation des blessures.

Le médecin légiste de Poitiers va analyser ses blessures avec les photos du 10 janvier (c'est à dire de la même manière que le médécin légiste de Saint-Etienne). Là aussi les constations médicales du 1er janvier ainsi que les radios et les scanners du même jour ne sont pas utilisés. Il conclura qu'elle valide l'hypothèse policière que Wissam n'a pas reçu de violences.

Nous avons signalé qu'il s'agissait encore d'une grave erreur qui entrainent forcément une minimisation des blessures.

Le médecin légiste de Reims lui va analyser les blessures à partir des analyses médicales du 4 janvier sans les radios et les scanners du 1er janvier, sans les analyses médicales du 1er janvier. Il conclura qu'elle valide l'hypothèse policière que Wissam n'a pas reçu de violences.

L'escuse étant que les analyses médicales du 4 janvier sont identiques à celles du 1er janvier.

Nous avons signalé qu'il s'agissait encore d'une grave erreur qui entrainent forcément une minimisation des blessures.

Jamais les analyses médicales ainsi que les radios et les scanners du 1er janvier n'ont servi à décrire les blessures.

Les médecins légistes choisis par la justice ne veulent pas.

Wissam a été torturé à mort c'est une évidence. Notre dignité, nos droits, notre honneur sont continuellement bafoués.

Que doit on faire ?

Accepter qu'on nous punisse d'avoir dénoncer des vérités ?

Que fait on à part demander la vérité ?

Que fait on à part parler, écrire ?

Serait il plus grave de dénoncer que d'assassiner ?

Accepter d'être maltraités ?

Accepter des mensonges qui sont évidents ?

Accepter qu'on ait torturé impunément avec jouissance ?

Accepter que nos vies soient inutiles ?

Accepter que l'on cherche à protéger des assassins qui nous ont gaché nos vies ?

Accepter que l'on s'accommode de la vérité parce que ça serait dans l'ordre des choses ?

Accepter qu'il est juste d'être injuste avec nous et injuste d'être juste avec des assassins ?

Mais dans quel monde vit on ?

Mais pour qui se prennent ils ?

Ces questions m'assaillent quotidiennement.

Puis une intime conviction me reprend et me donne du courage de continuer. La suivante :

Wissam était quelqu'un de bien. Personne ne pourra nous convaincre du contraire parce que personne ne le connaissait mieux que nous. Personne ! Il cherchait à faire plaisir, à faire rire, à aider. Wissam était un grand clown qui aimait la vie. Il faisait partie de ces personnes qui avaient la joie de vivre et qui réussissait à la communiquer. Il a apporté plus de bien que de mal dans sa courte vie. Jamais il n'a haussé la voix sur ma mère. Cette mère qui pourtant aujourd'hui souffre tant injustement, elle qui est capable de s'excuser alors qu'elle a raison pour faire plaisir et éviter un conflit, elle qui a vu son premier enfant grandir, s'épanouir. Elle qui s'est sacrifiée pour notre bonheur et constate que les institutions cherchent à nous détruire mentalement, physiquement. Après avoir torturé mon frère, ils osent torturer ma mère et s'en complaire ? Ils ont touché à ceux qui est intouchable.

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Le dilemme

par cjvpourwissam

On nous reproche d'être du camp des voyous, de ceux qui apportent le chaos. Il faudrait choisir son camp, celui qui apportera le suicide collectif ou celui qui apportera de la sécurité. Mais pour cela il faudrait faire quelques arrangements, des renoncements.

Entre la sécurité et la liberté, il y a un dilemme il faudrait alors choisir nous disent ils. Il faudrait commencer par assouvir nos besoins primaires de sécurité avant de penser aux besoins d'accomplissement. Maslow serait content.

Certains diront qu'on incarne le monde des bisournous et que la réalité et bien autre, plus subtile, plus complexe, elle est de plus en plus violence et il faut se protéger de la violence par plus de sécurité …

Comme si nos besoins étaient séquentiels.

Comme si on pouvait tout contrôler.

Comme s'il existait des actions salvatrices sans rétro-actions maléfiques.

Comme si on pouvait empêcher l'impermanence du monde.

Même la physique apprend que toute force imposée crée une force résistante. C'est le principe d'homéostasie. Ce qui est vrai pour la matière est aussi vraie pour l'homme.

N'est ce pas là un constat d'échec ?

Peut on construire quelque chose de grand, sur des renoncements ?

Sommes nous comme nos détracteurs, des psychopathes dépourvus d'empathie et de visions globales et futuristes ?

Sommes nous le camp des voyous ou la conscience de ce pays ?

Certaines entreprises s'endettent à faire des études d'opinion, à développer un service après vente pour capter les clients mécontents. Elles ont fait de la subversion, un facteur de succès. Elles ont compris que les produits vaches à lait d'aujourd'hui étaient la conséquence dans le passé d'un haut degré d'exigence et de qualité de clients marginaux, précurseurs.

N'apportons nous pas des opportunités de changement ?

Non ! Cette société plus de sécurité a besoin d'espoir et d'amour, d'autres degrés de liberté.

Elle a besoin de mythes qui fassent vibrer, qui rassemblent plus que de réalités qui l'étouffent de suffisance.

Elle a besoin de réflexions nouvelles plus que de cristallisation.

Elle a besoin d'actions nouvelles plus que d'inertie.

Elle a besoin de relations nouvelles, d'intelligence collective.

Elle a besoin d'agir, plus de réagir.

Elle a besoin de rêves plus que de désespoir.

Elle a besoin de bienveillance plus que d'autoritarisme.

Elle a besoin d'exister plutôt qu'on l'ignore et la méprise.

Elle a besoin de folies, parce qu'il est sage parfois d'être fou.

Elle a besoin de reconnaissance dans son altérité plus que d'argent, d'injonctions et de soupçons.

Elle a besoin de croire en elle parce qu'elle est fragile, blessée.

Elle a besoin d'écouter, de partager parce qu'elle est muselée.

Elle a besoin de nouveautés plutôt que de réalités sclérosées.

Elle a besoin de courage plus que de suffisance.

Elle a besoin de se rassembler et de créer.

Elle a besoin de construire et donc d'émonder.

Elle a besoin qu'on l'accompagne plus qu'on la bride.

Elle a besoin d'y croire, d'exorciser ses renoncements.

Certains diront que nous sommes des doux rêveurs, des marginaux remplis d'utopie. Nous sommes efforts, nous incarnons l'effort, cet effort de dépassement.

Quelqu'un disait « Je crois fermement, que pour tout homme, l'apothéose pour tout ce qui lui est cher, vient lorsqu'il s'est bien battu pour la bonne cause, et git épuisé, sur le champ de bataille, victorieux. »

La réalité n'est elle pas pleine d'utopies réalisables, de mythes qui nous sont tellement familiers qu'on les trouve naturels.

Nous sommes le seul camp de demain qui sera victorieux.

Même meurtris, même blessés, nous ne nous détournerons pas du cap, amour et espoir l'emporteront toujours.

P.S : les matrices suivantes, trouvées sur le net, représentent le cycle de vie d'un produit. Ce qui est valable en marketing est valable aussi pour tout paradigme. Une vache à lait était un ancien dilemme sur lequel on a investit.

Le dilemme
Le dilemme

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Bien sûr que non

par cjvpourwissam

Bien sûr que non

Est ce qu'un individu qui est négatif au test de cocaïne peut mourir de cocaïne ?

Bien sûr que non.

De la même manière, qu'il ne peut pas exister de coma éthylique si la personne n'est pas sous emprise d'alcool, il ne peut pas exister de coma provoqué par la cocaïne si la personne n'est pas sous l'emprise de cocaïne.

Est ce qu'un individu qui n'a pas la moindre lésion cardiaque, même microscopique peut mourir d'un arrêt purement d'origine cardiaque ?

Bien sûr que non.

Il ne peut pas exister d'arrêt d'origine cardiaque s'il n'y a aucune lésion cardiaque.

Est ce le rôle d'un expert judiciaire d'affirmer les choses sans élément, ni argumentation ?

Bien sûr que non.

Il ne peut pas affirmer ce qu'il ne peut démontrer. Un expert judiciaire ne doit pas abuser de son statut d'experts pour affirmer sans démonstration. Ce n'est pas le but d'une expertise.

Est ce le rôle de la justice de valider des expertises qui ne sont qu'un concentré de verbiage ?

Bien sûr que non.

Le rôle d'une expertise est d'allier les éléments objectifs et les règles scientifiques pour arriver à une conclusion qui ne peut être contredite.

Est ce que les experts ont apporté des éléments objectifs pouvant invalider d'autres causes de la mort d'origine traumatique ?

Bien sûr que non.

Il y a d'autres éléments qui pourraient permettre d'expliquer d'autres causes possibles de la mort. Il y a une fracture du plancher orbitale qui peut provoquer un arrêt cardiaque. Il y a des marques de strangulation et une compression de la carotide (selon le premier médecin légiste).

Nos droits sont ils respectés ?

Bien sûr que non.

Doit on accepter sans sourciller, poliment, que ceux qui sont censés nous protéger des autres et de nous-mêmes un jour de fête torturent et assassinent impunément et voir ensuite que ceux qui doivent faire la vérité la travestir et ajouter de l'injustice à l'injustice à répétition comme si nos vies et nos droits étaient inutiles ?

Bien sûr que non.

Wissam on t'oublie pas, on ne pardonne pas !

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Manque désespérément un responsable qualité dans nos institutions

par cjvpourwissam

Manque désespérément un responsable qualité dans nos institutions

Si j'étais dans les institutions françaises en tant que responsable qualité (même si je suis persuadé que ça n'existe pas vu que rien ne s'améliore) et que je n'étais pas corrompu et que je cherche réellement à éviter que des violences policières ou des injustices ne se reproduisent je ferais ce que fait chaque entreprise quand son processus est défaillant : une analyse qualité.

La différence entre les entreprises et les institutions françaises, c'est que pour les entreprises si elles ne satisfont pas le client, le client ne revient plus alors que pour les institutions françaises, elles prennent comme normal que le client, c'est à dire le peuple soit mécontent sans chercher à le satisfaire. Jusqu'à ce qu'elle crée des tarés de terroristes ou une révolution ou la destruction d'une société.

Ce qui va suivre est valable pour améliorer toute chose.

La base de toute démarche d'amélioration c'est de chercher à ne pas dire que la faute c'est juste l'autre. Souvent les fautes sont partagées, souvent la réaction de l'autre dépend de ma réaction, il s'agit de s'améliorer dans son domaine, si chacun s'améliore dans son domaine tout le monde s'améliore. Il ne sert à rien de s'améliorer là où le client ne s'en préoccupe pas. On entre sinon dans la sur-qualité et la sur-qualité est un gaspillage. De même, que naturellement on a tendance à rejeter la faute sur l'autre, on a tendance à oublier le client final.

Il existe différentes démarches d'amélioration qui ont fait leur preuve, la plus connue et la plus efficace est le DMAIC, la plus simple c'est le PDCA. On parlera dans cet article du PDCA

PDCA comme Plan Do Check Act, aussi appelé Roue de Deming (nom de son inventeur).

La phase Plan consiste à analyser les causes de défaillances.

Il existe de nombreuses méthodes. Les plus connues sont les suivantes :

  • Le Diagramme Ishikawa

  • Le SIPOC

  • Le QQOQCP

  • Les 5 pourquoi

Les deux premières méthodes, le diagramme d'Ishikawa et le SIPOC ont été inventé par les ingénieurs de chez Toyota, grâce à celles ci l'entreprise est devenue en quelques décennies leader mondial de l'automobile. Elle a amélioré ses services, alors forcément ses clients sont contents.

Les deux suivantes nous viennent des philosophes antiques. Comme quoi ...

Le diagramme Ishikawa permet de classer les causes par nature.

Il y a toujours 7 causes possibles d'une défaillance :

  • Machine

  • Milieu (dans l'exemple environnement)

  • Matériel

  • Mesure

  • Management

  • Moyens (dans l'exemple la tache)

  • Main d'oeuvre (dans l'exemple l'individus)

Un exemple d'une partie de ce diagramme, sur un exemple trouvé sur le net

Manque désespérément un responsable qualité dans nos institutions

Le SIPOC permet d'éviter de regarder son nombril et de se focaliser sur le client. Il permet surtout d'avoir une vision globale et de mieux comprendre l'ensemble des enjeux.

S comme Supplier (Fournisseur)

I comme Input (entrée du processus)

P comme Process

O comme Output (sortie du processus)

C comme Customer (le client celui qu'il faut satisfaire)

Tout processus cherche à satisfaire un client. Normalement dans les institutions c'est nous le client.

Normalement …

En général, il y a 7 étapes pour construire un diagramme SIPOC :

  • Commencer par identifier le processus P et lui donner un nom descriptif

  • Identifier les étapes principales qui le définissent

  • Identifier les sorties O du processus

  • Identifier les clients C qui reçoivent les sorties du processus

  • Identifier les entrées I qui sont requises par le processus

  • Identifier les fournisseurs S requises par les entrées du processus

  • Valider toutes les informations précédentes par les intervenants impliquées dans le processus.

Manque désespérément un responsable qualité dans nos institutions

Exemple d'un SIPOC pour la construction d'une maison

Manque désespérément un responsable qualité dans nos institutions

Le QQOQCP :

La méthode de questionnement QQOQCP nous vient du latin « Quis, Quid, Ubi, Quibus auxiliis, Cur, Quomodo, Quando » qui sont les questions qui définissent les « circonstances » d'une situation. Elle permet de décrire une situation en répondant aux questions suivantes d’une manière générale :

  • Quoi ?

    Description de la problématique, de la tâche, de l’activité.

    De quoi s’agit-il ? Que s’est il passé ? Qu’observe-t-on ?

  • Qui ?

    Description des personnes concernées, des parties prenantes, des intervenants

    Qui est concerné ? Qui a détecté le problème ?

  • Où ?

    Description des lieux

    Où cela s’est-il produit ? Où cela se passe-t-il ? Sur quel endroit ?

  • Quand ?

    Description du moment, de la durée, de la fréquence

    Quel moment ? Combien de fois par cycle ? Depuis quand ?

  • Comment ?

    Description des méthodes, des modes opératoires, des manières

    De quelle manière ? Dans quelles circonstances ?

  • Pourquoi ?

    Description des raisons, des causes, des objectifs

    Dans quel but ? Quelle finalité ?

Une analyse séquentielle prédéfinie de ce type permet de tout balayer. Ca change des expertises où l'expert écrit ce qu'il veut de la manière qu'il veut sans que personne ne s'en offusque behn oui il n'y a pas règles. Là au moins il y a un cadre de fixé.

Exemple

Manque désespérément un responsable qualité dans nos institutions

La méthode suivante c'est les 5 pourquoi :

  • Encore faut il avoir l'humilité de se poser toutes ces questions. C'est avec cette démarche que Socrates avait inventé la philosophie : la maieutique Socratique ou l'art de faire accoucher les esprits. La démarche permet d'aller au fond des choses et d'éviter de régler des problèmes en surface.

Exemple :

Mes dépenses sont plus élevées que prévu (le problème)

Pourquoi ? - Je dois payer 10 % d'impôts en plus.

Pourquoi (dois-je payer 10 % d'impôts en plus) ? - Je n'ai pas rendu ma déclaration à temps.

Pourquoi (...) ? - Je n'avais pas toutes les informations nécessaires sur mon patrimoine.

Pourquoi ? - Je n'ai pas fait évaluer par expert certains biens hérités.

Pourquoi ? - Je n'ai pas trouvé d'expert à temps. (la cause première).

Manque désespérément un responsable qualité dans nos institutions

Une fois le Plan réalisé, c'est à dire une fois que les causes ont été identifié, on peut mettre en place un plan d'actions. On passe au Do. La phase action.

La phase DO commence souvent par une phase de test pour tester les actions définies. Selon ces tests on déploie à l'ensemble.

La phase suivante est la phase Check. Le but c'est de vérifier, de contrôler. Un système qui n'a pas de retour est un système chaotique, un retour d'expérience permet d'ajuster les dysfonctionnements qui naissent toujours des nouveautés, c'est la phase suivante la phase Act.

A ce moment là, il faut mettre en place de nouvelles règles de fonctionnement, des standards (les cales sur le schémas). Il s'agit de mettre en place une organisation par processus pour éviter de revenir en arrière par mauvaise habitude ou bien par un changement de personnes, une fois que l'on a avancé.

A chaque fois que le PDCA avance (l'amélioration continue), on s'améliore.

Quand on veut s'améliorer, on s'améliore.

Quand on apprend de ses erreurs et qu'on ne les cache pas mais qu'on considère des problèmes comme des opportunités d'amélioration on s'améliore.

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Punishment Park

par cjvpourwissam

Punishment Park

Suite à la publication cinématographique qui présentait 3 films intéressants à regarder.

http://www.justicepourwissam.com/2016/02/seance-cinema.html

On nous signale un film "Punishment Park", un film exceptionnel qui explique les conséquences d'un état d'urgence.

Ici c'est l'interdiction de militer contre la guerre du Vietnam. 1974

Il a été censuré pendant de nombreuses années.

Certains dialogues, certaines réflexions sont tellement d'actualité que ça en est presque bouleversant.

P.S : Pour ne pas voir la pub, cliquer sur "fermer la publicité et regarder le film"

http://www.filmsvostfr.org/regarder-film-punishment-park-streaming-vostfr.html

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NON NON NON AU PERMIS DE TUER

par cjvpourwissam

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‪#‎NonAuPermisDeTuer‬

par cjvpourwissam

‪#‎NonAuPermisDeTuer‬

‪#‎NonAuPermisDeTuer‬

Faites vous votre propre idée sur l'amendement et vous comprendrez que pour le moindre délit commis (même un excès de vitesse) on pourra vous supprimer votre vie.

Si un agent aura envie de vous tuer, il le pourra parce que vous avez commis un délit, il sera dans le cadre de la loi, on vous enterra et basta.

On accorde une confiance absolue à une institution qui passe son temps à couvrir dans les enquêtes, dans les médias et jusque devant les tribunaux, des assassinats accompagnés de leurs mensonges.

Ils ne sont pas dignes de confiance et nous sommes les premiers à le regretter, s'ils ne mentaient jamais et se désolidarisaient des brebis galeuses cette confiance absolue serait légitime mais ce n'est pas le cas et elle apparait alors comme suicidaire.

Avant on nous faisait croire à un semblant de justice mais on ne voyait que de l'injustice maintenant l'injustice sera légalisée.

Le permis de tuer va être légalisé.

L'heure est grave !

P.S : Le second lien est une pétition contre cet amendement

http://www.senat.fr/amendements/2015-2016/336/Amdt_2.html

https://www.change.org/p/une-urgence-dire-nonaupermisdetuer

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