Xavier Renou

par cjvpourwissam

Xavier Renou

"Souvenons-nous que les batailles politiques peuvent être longues, et qu'elles ne se gagnent pas en une manche. Des initiatives diverses, puis des actions directes non-violentes alimenteront votre campagne en augmentant pas à pas la puissance de votre cause, et de votre groupe. Et lorsque le rapport de forces vous sera devenu favorable, votre adversaire devra céder à vos revendications. Certes, cette victoire, comme toute victoire politique, ne sera pas définitive. Si les peuples ont toujours gagné dans l'Histoire, il leur est arrivé de perdre pour des durées plus courtes, mais néanmoins brutales, avant de regagner, plus tard. Nos victoires sont fragiles, donc, et réclament de notre part une vigilance, et un engagement continus, à transmettre de génération en génération. Notre tour est aujourd'hui venu de nous inscrire dans la longue Histoire des luttes pour le progrès humain. C'est maintenant à nous de désobéir pour honorer le passé, protéger le présent et écrire un avenir heureux et vivable pour tous."

Xavier Renou

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Aimé Césaire

par cjvpourwissam

Aimé Césaire

"Une civilisation qui s'avère incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement est une civilisation décadente.

Une civilisation qui choisit de fermer les yeux à ses problèmes les plus cruciaux est une civilisation atteinte.

Une civilisation qui ruse avec ses principes est une civilisation moribonde."

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Martin Niemöller

par cjvpourwissam

Martin Niemöller

"Quand ils sont venus chercher les communistes,
Je n'ai rien dit,
Je n'étais pas communiste.

Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,
Je n'ai rien dit,
Je n'étais pas syndicaliste.

Quand ils sont venus chercher les juifs,
Je n'ai pas protesté,
Je n'étais pas juif.

Quand ils sont venus chercher les catholiques,
Je n'ai pas protesté,
Je n'étais pas catholique.

Puis ils sont venus me chercher,
Et il ne restait personne pour protester"

Martin Niemöller était un pasteur allemand. Arrêté en 1937, il est interné au camp de concentration de Sachsenhausen.

NOUS SOMMES TOUS LES PETITS DE QUELQU'UN

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Un frère assigné à résidence

par cjvpourwissam

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Manuel de débrouille face à la police et à la justice

par cjvpourwissam

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Violence versus Non violence

par cjvpourwissam

Violence versus Non violence

2 textes qui visent au même résultat mais par des moyens différents :

- par la non violence

http://www.aeinstein.org/wp-content/uploads/2013/09/TARA_French.pdf

- par la violence

http://www.crashdebug.fr/media/Docs/guerilla.pdf

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La force sans la violence

par cjvpourwissam

La force sans la violence

http://www.aeinstein.org/wp-content/uploads/2013/09/TARA_French.pdf

"

Éléments pour la planification stratégique

Phase I Évaluation initiale et analyse

• Examiner les enjeux du point de vue des deux parties.

• Préparer une analyse des systèmes culturels, politiques et socio-économiques observables dans la société ou le pays, ainsi que la distribution de la population.

• Préparer une estimation stratégique, c’est-à-dire identifier les forces et faiblesses de chacune des parties présentes dans le conflit. Ceci suppose d’identifier les sources de pouvoir pour chacune des parties en opposition, ainsi que l’identification des institutions qui les sou- tiennent. Il faut également analyser les ressources disponibles ou contrôlées par chacune des parties, observer dans quelle mesure ces deux parties dépendent l’une de l’autre en matière de besoins particuliers, et évaluer la force de combat relative des deux camps.

• Identifier les sources de pouvoir du camp adverse qui seraient susceptibles d’être visées, voire anéanties.

• Identifier et examiner le rôle potentiel que pourraient jouer des parties tierces, extérieures au conflit, y compris la population « non- engagée » au sens large.

• Identifier les autres facteurs externes qui peuvent affecter le cours des choses : la géo- graphie, le temps, le climat, l’infrastructure, etc.

• Identifier d’autres formes de pressions qui pourraient permettre au groupe résistant d’atteindre les objectifs qu’il s’est fixés.

• Considérer tous les facteurs ci-dessus cités et voir si les conditions actuelles permettent ou non de mener une lutte non-violente dans un laps de temps déterminé. Déterminer aussi, parmi les conditions constatées, lesquelles sont «définitives», lesquelles sont variables et lesquelles dépendent directement de l’action des résistants ou de leurs adversaires.

Phase II Mise au point d’une stratégie

• Définir une stratégie globale pour l’ensemble de la lutte. Identifier les objectifs de la lutte en termes clairs et spécifiques. Prévoir de manière générale l’attitude à adopter pour que la lutte non-violente conduise à ses objectifs. Ceci correspond à la conception large et à long terme de la lutte, permettant de coordonner et de diriger toutes les ressources adéquates disponibles du groupe résistant.

• L’objectif principal de la lutte peut-il être atteint grâce à une seule campagne d’action ? Si oui, définir la manière d’agir. Sinon, il faudra alors diviser la lutte en étapes prévoyant des campagnes d’action limitées s’attachant à atteindre des objectifs secondaires mais importants.

• Établir des stratégies permettant de mener des campagnes isolées visant des objectifs plus limités à atteindre tout au long de la lutte. C’est à ce stade que le plan général prévu pour la stratégie globale se détaille afin de définir qui, quoi, où, quand et comment programmer une campagne particulière à l’intérieur du conflit.

• Choisir des tactiques spécifiques et des méthodes d’action individuelles qui permettront de soutenir la stratégie globale pour laquelle on a opté. Il est très important de choisir attentivement ces tactiques et méthodes à l’intérieur d’un plan stratégique élaboré et seulement après avoir défini une stratégie globale. Les méthodes non-violentes qui peuvent être retenues comprennent la protestation et la persuasion, la non-coopération et l’intervention. Certaines fonctionneront mieux que d’autres selon les situations et surtout selon la stratégie globale choisie, l’objectif général à atteindre, l’estimation stratégique et le résultat escompté de la campagne. Certaines méthodes permettront mieux que d’autres de réduire, voire d’éliminer les sources de pouvoir du régime visé.

• S’assurer que le plan stratégique adopté est cohérent dans ses objectifs, moyens de pressions qui seront exercées, et méthodes/tactiques choisies.

Phase III Création des capacités

• S’assurer que la population est en mesure de mettre en œuvre les stratégies choisies pour la lutte. Si ce n’est pas le cas, définir les efforts qui devront être fournis pour renforcer les capacités de la population. Ou si nécessaire, changer les stratégies.

• Renforcer les organisations et institutions qui ne sont pas sous le contrôle du pouvoir au- quel on s’oppose, particulièrement si la stratégie globale qu’on a définie requiert l’utilisation de ces organes indépendants pour la non-coopération et la défiance dans le cadre de la lutte.

• Prévoir l’aide de tierces parties sans dépendre d’elles.

Phase IV La lutte elle-même

• Concentrer les forces des résistants sur les points faibles du pouvoir visé, afin de remporter des victoires définies par la stratégie globale, la stratégie et les méthodes choisies : il s’agit notamment d’atteindre la réduction voire la destruction, des sources de pouvoir du régime en place.

• S’assurer que le plan stratégique s’applique de manière disciplinée et sans violence, ce qui affaiblirait le camp résistant.

• S’assurer que les activités de lutte renforcent la capacité des résistants.

• S’assurer que les résistants ont accès aux ressources critiques.

• Maintenir l’adversaire dans une situation difficile.

• Défier la répression menée par l’adversaire mais en s’en tenant toujours aux formes de lutte choisies.

• Agir plutôt que réagir. Avoir de l’initiative et de l’élévation. La lutte doit être conduite selon les termes que le camp résistant a choisis, et non selon ceux déterminés par l’adversaire.

• Réévaluer constamment la conduite du conflit en fonction du plan stratégique.

Phase V Conclusion du conflit

  • Succès, échec ou résultats mitigés ?

  • Établir un bilan post-conflit et en tirer des prévisions pour l’avenir. "

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Prochainement

par cjvpourwissam

Prochainement

Ali Ziri, Hocine Bouras, Amadou Koumé, Wissam El Yamni, Nabil Mabtoul
Il n’y aura ni oubli ni pardon ! Organisons-nous contre leur monde, leurs guerres !

De nombreux rendez-vous sont à prévoir avant la fin de l’année, quelques uns :

04/12, Marseille: journée d’info/solidarité contre les violences policières

05/12, Strasbourg : concert contre les violence sécuritaires et en soutien de la famille Bouras

11/12 décembre, Villeurbanne : Lyon Antifa Fest 3, festival contre les discriminations

19/12 : marche Vérité et Justice pour Abdoulaye Camara

19/12 : Ivry, Le Hangar, concert contre le contrôle au faciès

Du 11 au 15 janvier 2016, procès du policier qui a tué, Amine BENTOUNSI d’une balle dans le dos aux assises de Bobigny

https://reseauxcla.wordpress.com/2015/12/01/contre-letat-durgence-contre-letat-policier/

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Merci

par cjvpourwissam

Merci

Nous étions plusieurs à Clermont Ferrand à vouloir organiser des événements autour de la mort de Wissam afin de contextualiser ce qu'il se passe à Clermont Ferrand avec ce qu'il se passe dans le monde.

Il fallait bien donner un nom aux organisateurs, puisqu'il s'agissait d'un comité informel où toutes les bonnes volontés, sensibilités étaient présentes on l'a appellé comite informel.

Plutôt que de faire une propagrande il s'agissait de poser des questions, interroger.

Merci à eux, merci à ceux qui ont œuvré de près comme de loin à ce weekend.

Nous prévoyons d'autres événements l'année prochaine.

@++

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Andrew Boyd : le paradoxe de l'identité politique

par cjvpourwissam

Andrew Boyd : le paradoxe de l'identité politique

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Tout mouvement social digne de ce nom a besoin d'une identité de groupe tout aussi digne qui va encourager un noyau dur de membres à s'investir à un très haut niveau d'engagement, de sacrifice et d'héroïsme du début à la fin de longue lutte. Cette forte identité de groupe est cependant à double tranchant. Plus l'identité et la cohésion de groupe sont fortes, plus les individus sont susceptibles de se sentir ostracisés des autres groupes, et de la société.

C'est le paradoxe de l'identité politique.


Ce paradoxe laisse à penser que, si les groupes politiques ont besoin d'une identité interne forte pour maintenir l'engagement nécessaire à une lutte politique efficace, cette même cohésion tend à isoler le groupe. Les groupes isolés subissent une très forte pression pour atteindre les objectifs politiques qui ont été fixés.


C'est vrai de tous les groupes, mais ça peut avoir des conséquences particulières pour un groupe impliqué dans la lutte politique, qui ne doit pas seulement nourrir une identité interne forte, mais aussi se trouver des alliés.


La tendance à l'isolement peut croître très rapidement dans les groupes politiques, car "lutter contre" peut induire une psychologie "contre". Les militants qui se heurtent au type de résistance que le Mouvement pour les droits civiques a enduré, par exemple, en bavent. D'un côté, les participants ont plus que jamais besoin de se tourner les uns vers les autres pour se transmettre force et soutien. Ils ressentent une cohésion avec l'identité de groupe qui va les motiver dans ces moments où le conflit monte en puissance. D'un autre côté, ils ont besoin de rester ouverts, connectés à une base élargie et croissante. C'est difficile à réaliser, même quand les meneurs sont pleinement dédiés à la tâche, sans parler des cas de figure où ils sont pris au dépourvu, ce qui se produit souvent.
...
Les extrémistes dévoués se coupent du monde, comme des guérilleros solitaires en territoire ennemi. Ç'aurait pu être splendide, mais là, c'était une mission suicidaire.


Le paradoxe de l'identité politique fait écho à la nécessité pour les groupes politiques de développer à la fois des liens forts et des passerelles solides. Sans liens forts au sein du groupe, ses membres n'auront pas le niveau d'engagement nécessaire pour les luttes de plus grande importance. Mais à défaut de passerelles solides au-delà du groupe, celui-ci se révélera trop insulaire et trop isolé pour pouvoir forger de précieuses alliances.


De bons meneurs doivent opérer un équilibrage très subtil entre les impératifs conflictuels de la construction d'un sentiment d'identité fort au sein de leur groupe, et établir des contacts avec leurs alliés et potentiels par-delà le groupe."

Andrew Boyd

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