A la croisée des chemins

par cjvpourwissam

A la croisée des chemins

Voici ce que pourrait dire un Français du futur lorsqu'il racontera l'époque que nous vivons à ses petits enfants :

" Jadis, les maitres utilisaient habilement les pouvoirs que la population avait bien voulu prêter. En échange d'une assurance de protection, on octroyait aveuglement aux gouverneurs les clés de la cité. Le pouvoir qu'ils s'étaient construit les avaient, à force d'impunité malheureusement enivrés. Tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes pensait-on. En ces temps, chaque époque se considérait comme privilégiée par rapport à la précédente, chaque peuple se voyait plus favorisé que d'autres. Les membres du peuple se haïssaient mutuellement pour diverses raisons, les maîtres étaient,volontairement ou pas, responsables de cette haine et l'amplifiaient au lieu de réconcilier la nation. Ces mêmes maitres que l'on avait choisi et à qui on accordait une confiance sans pareille avaient soif de pouvoirs, ce qui les avaient détournés des valeurs qu'ils étaient censés incarnés. Il détruisait dangereusement l'idée de fraternité. Ce système avait son age d'or, il se perfectionna avec malice, se légitima par habitude et s'installa culturellement et furtivement dans le groupe. Rien ne semblait pouvoir ébranler le colosse aux pieds hypocrites. Rien ni personne ne pouvait rompre les colonnes établies, ils détenaient avec les clés de la cité, le pouvoir, l'information, le savoir, le salut. Pour participer au tricotage et garantir les bases de cette matrice en cas d'erreurs, de nombreux bouffons choisis avec soin accouraient tels des hyènes affamées, ils bavaient sur une part des privilèges futurs. Ils prostituaient les serments qu'ils avaient fait, leurs honneurs dans une anesthésie généralisée. La mécanique était fort bien huilée, l'application était connue, maintes fois visiblement répétées. On jugulait savoirs, fonctions et moyens, du travail d'orfèvres en surface et de l'essence de charlatanisme en profondeur. Les gouverneurs se considéraient à l'époque comme magnanimes, ils pouvaient effacer sans scrupules les traces de culpabilité, inverser les preuves, transposer les fonctions du passé pour en faire des solutions d'un aspect clinquant, semblables à la réalité. Tels des kopos, la voici la revanche des petits chefs issus du peuple et qui se méprisaient pour les premiers, la stricte loi du darwinisme pour les autres ! On assistait à l'apogée de la banalité du mal, au pinacle de l'hypocrisie des tables rondes officielles où l'on se partageait allègrement le festin des brebis dont on était responsable de l'égarement. On était au nirvana du culte de l'existence illusoire par l'égo, on assistait au sein des institutions à la victoire de l'animalité sur la vertu, à la réduction des pouvoirs régaliens aux simples droits et dont on oubliait les devoirs. Ces maitres trahissaient à force de témérité et de mépris, petit à petit, sans vergogne, à la vue de tous, les droits du peuple au nom du peuple par des moyens donnés par le peuple.

Recherchant systématiquement la part du lion, ils ne protégeaient plus, ils étaient le vecteur du problème plus que la solution. Injustices, mensonges, fissurèrent lentement les lignes déjà fragiles de la fraternité qui n'était alors qu'une idée, le fil d'écrin de confiance était prêt à rompre. Les yeux, les cœurs, initialement fermés s'ouvraient d'abord à l'intérieur du pays et progressivement à l'extérieur. La saison de l'ignorance des pratiques sauvages était bel et bien terminée. Le constat collectif enfin fait, il fallait choisir entre l'automne et le printemps, prendre la pilule du renoncement aux sacrifices et donc prendre le risque de sombrer collectivement dans les abîmes sombres et implacables de l'histoire comme un nageur qui refuse de nager, ou bien prendre une bonne respiration, après avoir osé croire collectivement aux possibilités d'un changement vers un monde meilleur, agir avec efforts et détermination pour nourrir cet espoir, puis changer de dimensions et s'élever..."

Fanon disait que "chaque génération découvre sa mission, l’accomplit ou la trahit". Nous sommes ainsi à la croisée des chemins, l'histoire est en marche, à nous de choisir la suite, le seul chemin qui garantira aux générations futures, une vie apaisée.

Notre responsabilité est énorme.

Nous pouvons continuer à suivre le chemin que nous trace Valls et Cazeneuve, celui qui consiste à écraser ceux qui se rebellent justement parce qu'ils se sentent écrasés, créant ainsi toujours plus du même problème en apportant naïvement toujours plus de la même solution. On ne construit rien par le feu de la violence physique ou mentale, on détruit. On ne fait pas taire une indignation légitime ou pas par de la violence et la dissimulation répétée. La dissimulation systématique, dure un temps comme le management par la peur mais il ne peut durer éternellement. N'est ce pas évident ?

Il ne s'agit pas là d'une utopie irréalisable comme on nous accuse mais d'un effort que l'on doit tous en nous même déjà incarner. Se sont les mythes qui construisent l'histoire et qui guident telle une boussole les hommes.

Nous devons choisir le chemin de l'élévation, celui de la vérité, celui de la bienveillance et du respect de la dignité humaine.

Ce chemin est possible, nous devons simplement nous entendre en alignant le seul dénominateur commun, la quête ultime de tout individu et de collectifs : la recherche du bonheur. Le vrai bonheur, celui dont la maxime peut être posé en loi universelle.

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Xavier Renou

par cjvpourwissam

Xavier Renou

"Souvenons-nous que les batailles politiques peuvent être longues, et qu'elles ne se gagnent pas en une manche. Des initiatives diverses, puis des actions directes non-violentes alimenteront votre campagne en augmentant pas à pas la puissance de votre cause, et de votre groupe. Et lorsque le rapport de forces vous sera devenu favorable, votre adversaire devra céder à vos revendications. Certes, cette victoire, comme toute victoire politique, ne sera pas définitive. Si les peuples ont toujours gagné dans l'Histoire, il leur est arrivé de perdre pour des durées plus courtes, mais néanmoins brutales, avant de regagner, plus tard. Nos victoires sont fragiles, donc, et réclament de notre part une vigilance, et un engagement continus, à transmettre de génération en génération. Notre tour est aujourd'hui venu de nous inscrire dans la longue Histoire des luttes pour le progrès humain. C'est maintenant à nous de désobéir pour honorer le passé, protéger le présent et écrire un avenir heureux et vivable pour tous."

Xavier Renou

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Aimé Césaire

par cjvpourwissam

Aimé Césaire

"Une civilisation qui s'avère incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement est une civilisation décadente.

Une civilisation qui choisit de fermer les yeux à ses problèmes les plus cruciaux est une civilisation atteinte.

Une civilisation qui ruse avec ses principes est une civilisation moribonde."

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Martin Niemöller

par cjvpourwissam

Martin Niemöller

"Quand ils sont venus chercher les communistes,
Je n'ai rien dit,
Je n'étais pas communiste.

Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,
Je n'ai rien dit,
Je n'étais pas syndicaliste.

Quand ils sont venus chercher les juifs,
Je n'ai pas protesté,
Je n'étais pas juif.

Quand ils sont venus chercher les catholiques,
Je n'ai pas protesté,
Je n'étais pas catholique.

Puis ils sont venus me chercher,
Et il ne restait personne pour protester"

Martin Niemöller était un pasteur allemand. Arrêté en 1937, il est interné au camp de concentration de Sachsenhausen.

NOUS SOMMES TOUS LES PETITS DE QUELQU'UN

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Un frère assigné à résidence

par cjvpourwissam

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Manuel de débrouille face à la police et à la justice

par cjvpourwissam

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Violence versus Non violence

par cjvpourwissam

Violence versus Non violence

2 textes qui visent au même résultat mais par des moyens différents :

- par la non violence

http://www.aeinstein.org/wp-content/uploads/2013/09/TARA_French.pdf

- par la violence

http://www.crashdebug.fr/media/Docs/guerilla.pdf

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La force sans la violence

par cjvpourwissam

La force sans la violence

http://www.aeinstein.org/wp-content/uploads/2013/09/TARA_French.pdf

"

Éléments pour la planification stratégique

Phase I Évaluation initiale et analyse

• Examiner les enjeux du point de vue des deux parties.

• Préparer une analyse des systèmes culturels, politiques et socio-économiques observables dans la société ou le pays, ainsi que la distribution de la population.

• Préparer une estimation stratégique, c’est-à-dire identifier les forces et faiblesses de chacune des parties présentes dans le conflit. Ceci suppose d’identifier les sources de pouvoir pour chacune des parties en opposition, ainsi que l’identification des institutions qui les sou- tiennent. Il faut également analyser les ressources disponibles ou contrôlées par chacune des parties, observer dans quelle mesure ces deux parties dépendent l’une de l’autre en matière de besoins particuliers, et évaluer la force de combat relative des deux camps.

• Identifier les sources de pouvoir du camp adverse qui seraient susceptibles d’être visées, voire anéanties.

• Identifier et examiner le rôle potentiel que pourraient jouer des parties tierces, extérieures au conflit, y compris la population « non- engagée » au sens large.

• Identifier les autres facteurs externes qui peuvent affecter le cours des choses : la géo- graphie, le temps, le climat, l’infrastructure, etc.

• Identifier d’autres formes de pressions qui pourraient permettre au groupe résistant d’atteindre les objectifs qu’il s’est fixés.

• Considérer tous les facteurs ci-dessus cités et voir si les conditions actuelles permettent ou non de mener une lutte non-violente dans un laps de temps déterminé. Déterminer aussi, parmi les conditions constatées, lesquelles sont «définitives», lesquelles sont variables et lesquelles dépendent directement de l’action des résistants ou de leurs adversaires.

Phase II Mise au point d’une stratégie

• Définir une stratégie globale pour l’ensemble de la lutte. Identifier les objectifs de la lutte en termes clairs et spécifiques. Prévoir de manière générale l’attitude à adopter pour que la lutte non-violente conduise à ses objectifs. Ceci correspond à la conception large et à long terme de la lutte, permettant de coordonner et de diriger toutes les ressources adéquates disponibles du groupe résistant.

• L’objectif principal de la lutte peut-il être atteint grâce à une seule campagne d’action ? Si oui, définir la manière d’agir. Sinon, il faudra alors diviser la lutte en étapes prévoyant des campagnes d’action limitées s’attachant à atteindre des objectifs secondaires mais importants.

• Établir des stratégies permettant de mener des campagnes isolées visant des objectifs plus limités à atteindre tout au long de la lutte. C’est à ce stade que le plan général prévu pour la stratégie globale se détaille afin de définir qui, quoi, où, quand et comment programmer une campagne particulière à l’intérieur du conflit.

• Choisir des tactiques spécifiques et des méthodes d’action individuelles qui permettront de soutenir la stratégie globale pour laquelle on a opté. Il est très important de choisir attentivement ces tactiques et méthodes à l’intérieur d’un plan stratégique élaboré et seulement après avoir défini une stratégie globale. Les méthodes non-violentes qui peuvent être retenues comprennent la protestation et la persuasion, la non-coopération et l’intervention. Certaines fonctionneront mieux que d’autres selon les situations et surtout selon la stratégie globale choisie, l’objectif général à atteindre, l’estimation stratégique et le résultat escompté de la campagne. Certaines méthodes permettront mieux que d’autres de réduire, voire d’éliminer les sources de pouvoir du régime visé.

• S’assurer que le plan stratégique adopté est cohérent dans ses objectifs, moyens de pressions qui seront exercées, et méthodes/tactiques choisies.

Phase III Création des capacités

• S’assurer que la population est en mesure de mettre en œuvre les stratégies choisies pour la lutte. Si ce n’est pas le cas, définir les efforts qui devront être fournis pour renforcer les capacités de la population. Ou si nécessaire, changer les stratégies.

• Renforcer les organisations et institutions qui ne sont pas sous le contrôle du pouvoir au- quel on s’oppose, particulièrement si la stratégie globale qu’on a définie requiert l’utilisation de ces organes indépendants pour la non-coopération et la défiance dans le cadre de la lutte.

• Prévoir l’aide de tierces parties sans dépendre d’elles.

Phase IV La lutte elle-même

• Concentrer les forces des résistants sur les points faibles du pouvoir visé, afin de remporter des victoires définies par la stratégie globale, la stratégie et les méthodes choisies : il s’agit notamment d’atteindre la réduction voire la destruction, des sources de pouvoir du régime en place.

• S’assurer que le plan stratégique s’applique de manière disciplinée et sans violence, ce qui affaiblirait le camp résistant.

• S’assurer que les activités de lutte renforcent la capacité des résistants.

• S’assurer que les résistants ont accès aux ressources critiques.

• Maintenir l’adversaire dans une situation difficile.

• Défier la répression menée par l’adversaire mais en s’en tenant toujours aux formes de lutte choisies.

• Agir plutôt que réagir. Avoir de l’initiative et de l’élévation. La lutte doit être conduite selon les termes que le camp résistant a choisis, et non selon ceux déterminés par l’adversaire.

• Réévaluer constamment la conduite du conflit en fonction du plan stratégique.

Phase V Conclusion du conflit

  • Succès, échec ou résultats mitigés ?

  • Établir un bilan post-conflit et en tirer des prévisions pour l’avenir. "

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Prochainement

par cjvpourwissam

Prochainement

Ali Ziri, Hocine Bouras, Amadou Koumé, Wissam El Yamni, Nabil Mabtoul
Il n’y aura ni oubli ni pardon ! Organisons-nous contre leur monde, leurs guerres !

De nombreux rendez-vous sont à prévoir avant la fin de l’année, quelques uns :

04/12, Marseille: journée d’info/solidarité contre les violences policières

05/12, Strasbourg : concert contre les violence sécuritaires et en soutien de la famille Bouras

11/12 décembre, Villeurbanne : Lyon Antifa Fest 3, festival contre les discriminations

19/12 : marche Vérité et Justice pour Abdoulaye Camara

19/12 : Ivry, Le Hangar, concert contre le contrôle au faciès

Du 11 au 15 janvier 2016, procès du policier qui a tué, Amine BENTOUNSI d’une balle dans le dos aux assises de Bobigny

https://reseauxcla.wordpress.com/2015/12/01/contre-letat-durgence-contre-letat-policier/

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Merci

par cjvpourwissam

Merci

Nous étions plusieurs à Clermont Ferrand à vouloir organiser des événements autour de la mort de Wissam afin de contextualiser ce qu'il se passe à Clermont Ferrand avec ce qu'il se passe dans le monde.

Il fallait bien donner un nom aux organisateurs, puisqu'il s'agissait d'un comité informel où toutes les bonnes volontés, sensibilités étaient présentes on l'a appellé comite informel.

Plutôt que de faire une propagrande il s'agissait de poser des questions, interroger.

Merci à eux, merci à ceux qui ont œuvré de près comme de loin à ce weekend.

Nous prévoyons d'autres événements l'année prochaine.

@++

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