Des petites actions peuvent changer le monde
Pour sortir du marasme ambiant, une petite vidéo pour nous redonner espoir en un monde meilleur, possible, par tous, par de petites actions.
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Pour sortir du marasme ambiant, une petite vidéo pour nous redonner espoir en un monde meilleur, possible, par tous, par de petites actions.
Mort d’Amine Bentounsi : un policier aux assises
Point presse le vendredi 8 janvier 2016 à 10h30
Du 11 au 15 janvier 2016 se déroulera, à la Cour d’assises de Bobigny, le procès du policier qui a tué Amine Bentounsi d’une balle dans le dos en 2012. D’abord poursuivi pour « homicide volontaire », Damien Saboudjian sera finalement jugé pour « violences volontaires ayant entrainé la mort sans intention de la donner par personne dépositaire de l’autorité publique ». Une requalification des faits par le bas qui une affaire médiatique et politique.
Les faits remontent au 21 avril 2012. Ce soir-là, Amine Bentounsi, alors recherché pour vol à main armée, est repéré devant un bar de Noisy-le-Sec et poursuivi par la police. Il tente de fuir mais tombe, quelques minutes plus tard, nez à nez avec l’un des policiers à sa recherche. « Pris de panique » car il aurait été mis en joue par Amine Bentounsi, le policier tire quatre balles dans sa direction. Amine en reçoit une dans le dos, elle lui sera fatale. Très tôt, les contradictions dans les récits des policiers présents ce soir-là, notamment dans celui du policier tireur, apparaissent. Les enquêteurs de l’IGS puis les juges d’instruction pointeront eux-mêmes des arrangements avec la réalité et de nombreuses incohérences[1]. Surtout, les témoignages de voisins et d’automobilistes ayant assisté à la scène mettent à mal la version policière. Personne n’a vu Amine Bentounsi braquer le policier ; en revanche, des automobilistes certifient avoir été mis en joue par Damien Saboudjian. De quoi remettre en cause l’argument de légitime défense.
Le policier et l’un des officiers qui avait menti pour le protéger ont d’ailleurs été mis sur écoute courant 2012. Se sachant surveillé, l’accusé ne laisse filtrer aucun élément sur l’affaire. En revanche, les bandes mettent en évidence la solidarité policière et institutionnelle dont jouit le fonctionnaire mis en examen. Tout sera fait pour le protéger et lui simplifier la vie (maintien du traitement, choix de la région de mutation, accélération des démarches…). D’autant que, présidentielles oblige, l’affaire a été particulièrement médiatisée et politisée. Par le biais du candidat Nicolas Sarkozy, c’est un débat sur la « présomption de légitime défense » qui s’invite dans la campagne électorale. À gauche comme à droite, la défense des policiers apparaît comme un moyen stratégique d’affirmer une ligne sécuritaire. Au grand dam de la famille Bentounsi.
Hasard du calendrier (ou non) le procès intervient là encore dans un contexte particulier. Les proches d’Amine Bentounsi craignent que le climat actuel, avec les commémorations des attentats de janvier, l’état d’urgence et les différents débats sur la sécurité, joue négativement sur le déroulé du procès. « Ce que l’on veut nous, c’est la justice. Mon frère a été tué d’une balle dans le dos par un policier qui, comme cela a été prouvé, n’était pas en situation de légitime défense. La semaine prochaine, il ne faudra pas inverser les rôles en faisant de la victime l’accusé et de l’accusé la victime… On a trop souvent vu ça dans les affaires de crimes policiers. »
[1] Cet article de Louise Fessard (Médiapart) revient très précisément sur le déroulé de cette soirée et sur ses suites : https://www.mediapart.fr/journal/france/221014/meurtre-noisy-le-sec-un-policier-est-renvoye-devant-les-assises
Une étude publiée dans le magazine spécialisé en neurosciences : « Frontiers in Human Neuroscience » montre que lorsque des psychopathes s’imaginent dans ces situations douloureuses, une forte activité cérébrale (plus élevée même que la normale) se manifeste dans des régions impliquées dans l'empathie et la douleur sur les scanners .
En revanche ces régions du cerveau n'ont pas réussi à devenir actives quand les psychopathes imaginaient que ces situations étaient vécues par d’autres.
Pire encore, les psychopathes ont même montré une activé accrue dans la région du cerveau impliquée dans le plaisir.
"il l'aurait bien cherché" disent ils avec satisfaction …
Il n'y a eu aucun changement structurel au niveau juridique depuis.
Ce qui était impuni structurellement hier l'est donc toujours aujourd'hui de la même manière.
Ceux qui disent qu'il existe un arsenal juridique et une institution (la police des polices) qui punissent les crimes policiers et racistes sont malhonnêtes ou menteurs.
Peut être faudrait il attendre 40 ans pour que les rédactions laissent aux journalistes d'investigation honnêtes la possibilité de relayer sur ce qu'il se passe réellement AUJOURD'HUI en France ?!
1 Une injustice
2 Suivie d'une injustice de traitement de cette injustice
3 Crée de la violence.
Vouloir étouffer la phase de la violence (phase 3) sans effacer l'injustice qui l'engendre (phase 2) revient à augmenter le sentiment d'injustice (phase 2) et donc à augmenter la violence (phase 3) que l'on est censé combattre.
Il n'y a qu'en combattant l'injustice mère (phase 1) ou les injustices de traitement de cette injustice (phase 2) qu'on évite la violence (phase 3).
C'est préférable à toute autre action et semble tellement évident et pourtant...
Certains problèmes sont devenus pour certains des droits, les remettre en cause c'est remettre en cause le chantage dans lequel ils sont affiliés : "on ferme les yeux sur les violences policières en échange, vous faites ce que l'on dit".
Ce système fonctionne tant que les victimes directs des injustices acceptent les injustices ou tant que les victimes indirects des injustices ne voient pas au delà des violences qu'ils subissent ou tant que les bourreaux prennent ces injustices comme légitimes ou tant que l'on ne trouve pas une autre manière de manager que par le chantage ou tant que la fraternité n'existe pas.
Ca fait beaucoup de "tant que" et pour maintenir ces "tant que" le système ajoute de la violence à la violence.
Encore pour combien de temps ? Telle est la question.
"
Vous êtes un gros raciste, xénophobe, antimusulman ? Vous êtes aussi très lâche et vous craignez de l’affirmer ouvertement ? (Sait-on jamais, des fois que ce ne soit pas une simple opinion, mais un délit…) Réjouissez-vous : le « oui mais » est là pour vous !
Le «oui mais» c’est la nouvelle figure de rhétorique à la mode. Pour le moins spécieux, le « oui mais » a colonisé certains esprits et il fait des ravages.
Il consiste, plutôt que de condamner une situation choquante –mais cela vous écorcherait la gueule de le reconnaître vu que vous êtes raciste et/ou xénophobe et/ou antimusulman-, à détourner l’attention du sujet principal en effectuant une comparaison avec une autre situation.
Deux jeunes se revendiquant ouvertement du «patriotisme» ont tenté d’incendier une mosquée à Mâcon «pour venger Charlie Hebdo» et ont été condamnés ? Vous trouvez cela bien d’incendier une mosquée, vous en auriez fait autant mais n’osez pas le dire ? Qu’à cela ne tienne, le «oui mais» est là pour vous !
«oui, mais pour les Femen qu’ont abîmé les cloches de Notre Dame, c’était pas aussi sévère». Traduire: les chrétiens sont en droit de jalouser les musulmans qui sont mieux protégés par la Justice (de gauche), il y a deux poids deux mesures, c’est injuste…
Ce qui est injuste, c’est de comparer une dégradation légère certes condamnable et qui a d’ailleurs été condamnée, à une tentative d’incendie sur fonds de racisme et d’anti-islam.
C’est de mettre sur le même plan le racisme avec ce qui ne l’est pas.
Et de la «jalousie» au ressentiment, du ressentiment à l’amertume, de l’amertume à la haine de l’autre, il n’y a qu’un pas.
Autre exemple: des migrants se font tabasser par des CRS à Calais ? Vous trouvez cela justifié bien fait pour leur gueule, zont qu’à pas être là ? le «oui mais» vous permet de cautionner indirectement ces actes de violences : «oui, mais les migrants ils se battent bien entre eux…et ce ne sont pas des anges…»
Quel rapport ? aucun. Mais cela permet par des raccourcis nauséabonds de détourner l’attention du sujet principal. Quand on compare tout, quand on relativise tout, on ne condamne plus rien.
«Ne disons pas trop de mal d’Hitler et du nazisme. Après tout, Staline et le communisme ont fait bien plus de victimes…Hitler est victime d’une injustice, réhabilitons-le !»
Ne nous y trompons pas: derrière la rhétorique, derrière ces comparaisons, derrière la mauvaise foi qui consiste à détourner du sujet, il y a sous-jacent, rampant, un racisme qui ne veut pas dire son nom.
Nous savions déjà que le racisme pouvait être lâche. Nous savons à présent qu’il peut être, aussi, monstrueusement habile.
N’hésitez pas à traquer les commentaires « oui mais ». Sur internet, ils sont légions !
Le « oui mais » incite à l’immobilisme face à des situations révoltantes. « pourquoi aider les népalais alors qu’il y a tant de malheureux chez nous ?
Pourquoi repêcher les migrants en mer et les accueillir alors que tant de « nos » familles sont touchées par le chômage ? »
Au moment où j’écris ces lignes, mon fils de 6 ans vient de commettre une bêtise. Mais dénonce une autre bêtise, moins grave, de sa petite sœur, pensant ainsi échapper à la punition. Le « oui mais » chez les enfants, est encore innocent.
J’ai puni les deux, à proportion des bêtises respectives."