Elle s'appelait Sandra Bland

par cjvpourwissam

Elle s'appelait Sandra Bland

Elle s'appelait Sandra Bland.

Elle était activiste dans le mouvement Black Lives Matter, elle a été retrouvée "pendue avec un sac poubelle, selon une première version officielle" en garde à vue.

Elle est certainement morte pour l'avoir trop ouverte, comme sont morts beaucoup d'esclaves qui n'acceptaient pas leurs conditions, comme est certainement mort Wissam.

Comme disait la rumeur "Le chemin est long".

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Numero de juillet de Résistons Ensemble

par cjvpourwissam

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De la bienveillance

par cjvpourwissam

Alors que la juge Mindy Glazer lui indique que pour sa libération, la caution est fixée à 43 000 dollars, elle lui pose la question qui tue :

- « M. Booth, je voudrais vous poser une question. Avez-vous fréquenté le collège Nautilus ? »

Il lève les yeux pour bien regarder la juge. Aussitôt, à son tour, il la reconnaît.

La juge, poursuit:
- «Je suis désolé de vous voir là, je me demandais toujours ce que vous étiez devenu monsieur. En milieu scolaire, vous étiez le plus beau gosse, le meilleur à l’école. Je jouais au football avec vous. Que penseront les jeunes ? Je suis tellement désolé de vous voir dans cet état M. Booth. J’espère que, vous changerez vos mauvaises habitudes. Bonne chance à vous. Ce qui est triste c’est de voir ce que nous sommes devenus à nos âges. Bonne chance à vous, monsieur, je l’espère vraiment, que vous serez en mesure de sortir de ce pétrin et de mener une vie saine ».

Ce n'est plus de la haine pavlovienne que l'on peut lire sur son visage mais du regret. La juge ne traite pas l'affaire comme une caissière de supermarché traiterait des articles mais elle fait preuve d'empathie, tout en faisant preuve de rigueur et de justesse. Les théoriciens du changement, diraient qu'elle pratique les 3 dimensions nécessaires au changement c'est à dire : l'inclusion, le controle et l'ouverture.

L'institution n'est pas là pour le détruire mais pour l'inciter à se réformer.

Nul doute que les mots du juge résonneront dans son coeur et qu'elle a fait mouche.

On les voit déjà les thuriféraires made in Valls ou made in Sarkozy, crier haro sur le laxisme ... Le véritable laxisme c'est de se comporter de manière inefficace. C'est d'apporter un problème plutôt qu'une solution à un problème et de provoquer un effet cascade.

Evidemment les fonctionnaires de la justice et de la police, ne peuvent pas connaitre toutes les personnes mais ils peuvent tous être bienfaisants et miséricordieux, tout en étant rigoureux et justes. Lorsque ces différents aspects sont réunis alors les institutions se révèlent être efficaces et utiles à la société.

Il n'y a qu'ainsi qu'ils pourraient inciter au changement plutôt qu'à la destruction et à la confrontation (si c'est reellement ce qu'ils cherchent).

C'est ça la bienveillance :)

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Sagesse indienne

par cjvpourwissam

Sagesse indienne

Nous sommes tous gouvernés par des pilotes de vie. Des programmes que l'on a intériorisé qui motivent nos actions par habitude.

Au message "Tu aurais pu faire mieux", l'enfant va construire le "Sois parfait !"

Le message "Arrête de pleurer" va se traduire par "Sois fort !"

Le message "Tu n'es pas gentil" donne le driver "Fais plaisir !"

Le message "Tu n'as plus rien à faire ?" engendre "Fais des efforts !"

Le message "Tu n'as pas encore fini ?" donne "Dépêche toi !"

Le message "Débrouille toi !" il y a le "Tu es grand maintenant"

Par répétition, nous allons nous programmer à agir d'une manière ou d'une autre pour mieux nous adapter à notre environnement. Nous sommes le résultat automatique de notre éducation, de notre environnement si nous nous laissons aller. Nous cherchons naturellement à nous synchroniser à notre environnement. Nous sommes des animaux sociaux.

Ces messages nous emprisonnent, si nous ne parvenons pas à comprendre les comportements que nous avons adoptés pour y obéir, si nous ne pouvons nous affranchir du poids qu'ils occupent dans notre vie. Ces messages nous emprisonnent si nous ne réussissons pas à développer notre conscience.

Lorsque l'on s’intéresse à l'organisation criminelle qu'est la mafia policière on constate rapidement qu'ils sont gouvernés par 4 drivers qui résument à eux seul le moindre de leurs actions, le moindre de leur communication :

  • sois violent

  • sois méprisant

  • sois irresponsable

  • pratique le chantage

Ces 4 drivers appartenant au même scénario de vie : la défense d’intérêts. Ils considèrent qu'en dehors de leur périmètre, l’environnement est dangereux, nuisible et qu'il faut s'en protéger par une guerre préventive contre l'autre.

Ils se trompent. Ils ne font que pousser l'autre à se défendre à la manière des guerres auto réalisatrices crées par la course à l'armement.

La question que l'on peut se poser à la manière de l'enfant c'est pourquoi se sont ils programmés à agir ainsi ?

A la manière de l'enfant, on ne peut pas s'empêcher de penser que c'est notre environnement qui est artificiellement construit ainsi : on cache ce que l'on est, ce que l'on sait, comme les animaux se camouflent dans la jungle pour mieux survivre.

Nous posons des barrières entre nous physiquement ou symboliquement là où les « sauvages » indiens, africains, ne connaissaient pas la propriété, ils vivaient en harmonie avec la nature. Nous pensons être civilisés alors qu'en réalité nous devenons de plus en plus sauvages. Nous avons ainsi développés la notion artificielle de frontières, de nations et avec eux la notion d'égo, de concurrence.

Et si la mafia policière a autant de mal à se réformer c'est peut être parce que la société contient les mêmes maux.

Alors que faire ?

Pour sortir de ces scénarios perdant-perdant, peut être faudrait il chercher d'autres scénarios de vies : la protection, l'amicalité, la coopération ?

Peut être faudrait il repenser notre rapport au monde ?

Ce qui différencie ces scénarios de vies par rapport à la défense d’intérêts c'est la nature des échanges d'information et d'être. Rien de plus.

Somme toute, pour sortir de la défense d’intérêts qui accouche d'un environnement en auto destruction, il serait peut être nécessaire de se remettre en cause collectivement et de pratiquer l'échange d'information et l'échange d'être de façon bienveillante. Il est dans notre intérêt à tous de pratiquer la mutuelle bienveillance.

Nous ne pouvons pas vivre dans une société pérenne autrement.

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Malcom X comme un exemple

par cjvpourwissam

Malcom X comme un exemple

Il savait qu'il allait mourir, ses amis lui disaient tous : ils vont te tuer, nous voulons t'envoyer en Afrique, vas y 6 mois le temps que ça se calme.


Mais il a dit non : autant mourir dignement que fuir lâchement.


Malcolm ne s'est pas enfui, il savait qu'il allait mourir mais il n'avait pas peur de mourir. Durant cette courte période de temps il fit tout ce qu'il devait faire afin de créer un précédent de défiance, défiance contre l’oppresseur. Qu'ils fassent tout ce qu'ils veulent, ils peuvent créer autant d'attaques qu'ils le veulent, la vérité finira toujours par triompher pensait il.


Peu importe ce qu'ils font, la vérité triomphera toujours aussi longtemps que nous garderons le cap, en sachant qu'ils peuvent tuer un homme, certains parmi nous pourraient aussi être tués, mais ils ne peuvent pas tuer la vérité.


Mes amis, ne soyons jamais colonisé et esclavagé intérieurement, gardons toujours cet amour de la Justice comme le faisait Malcom pour ne jamais nous soumettre à l'injustice et à l'oppression et cela peu importe le prix que l'on aura à payer.


Et s'il faut mourir, autant partir de ce monde comme l'a fait Malcom, le sourire aux lèvres en ayant la conviction d'avoir oeuvré jusqu'à son dernier souffle pour rendre ce monde meilleur.

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31 octobre 2015 : Marche de la dignité

par cjvpourwissam

31 octobre 2015 : Marche de la dignité

http://www.lecourrierdelatlas.com/96710807201531-octobre-2015-Marche-de-la-dignite.html

Le collectif de la marche des femmes pour la dignité (MAFED) organise une grande marche le 31 octobre à Paris, à l’occasion des 10 ans de la mort de Zyed et Bouna.

« Nous lançons un appel aux femmes qui souhaiteraient rejoindre l’organisation de ce grand moment qu’on espère historique » annonce Sihame Assbague. Avec plusieurs collègues, femmes issues de l’immigration et vivant dans les quartiers populaires, elles ont décidé d’organiser une grande marche « pour la dignité » le 31 octobre à Paris.

De Barbès à Bastille « comme il y a 30 ans, comme il y a dix ans, contre l’humiliation quotidienne, contre le mépris, contre l’islamophobie, la négrophobie, la romophobie, la tsiganophobie, contre les crimes policiers, s’impose une nouvelle marche : la marche de la dignité ».

Cet appel lancé par Amel Bentounsi, porte-parole du collectif "Urgence notre police assassine", a déjà trouvé un large écho mais la porte reste ouverte, « on en appelle aux organisations, d’abord de l’immigration et des quartiers populaires, à venir gonfler les rangs des associations présentes ».

Une marche organisée par des femmes mais ouverte à tous

Pour éviter toute récupération politique ou associative comme en 1983, elles ont décidé d’organiser ça toutes seules. Un collectif de femmes pas là pour chasser les hommes, attendus le jour de la Marche, mais à l’initiative « pour montrer aux hommes que nous sommes là pour les aider, reposez-vous, on prend le relais, on sait que vous êtes en souffrance, on en souffre. Ce n’est pas une exclusion, c’est un souffle pour vous » explique Sarah Carmona, historienne et membre du collectif.

Une manière aussi de mettre fin aux généralités entendues sur "ces femmes objets", "ces femmes soumises" des quartiers populaires. « Les femmes ont toujours été très actives dans les luttes » rappelle Sihame, du Collectif Contre le Contrôle au Faciès.

Et pour donner une dimension internationale à l’évènement, beaucoup de femmes viendront de l’étranger pour marcher à Paris, notamment Angela Davis.

Rien n’a changé depuis 10 ans

« Depuis la mort de Zyed et Bouna rien n’a changé. Il y a toujours autant de brutalités policières, de violences institutionnelles, de racisme structurel qui touchent les habitants des quartiers populaires et les descendants de l’immigration. Plus que jamais il appartient à la société civile de s’organiser, de taper du poing sur la table pour obtenir la dignité, le respect de ses droits et la justice qui s’impose » lance Sihame Assbague.

Cette marche « de la dignité» veut redonner de l’espoir à tous les gens qui n’y croient plus. « Il faut reconnecter le tissu militant indigène et faire un état des lieux de nos revendications mais surtout de nos propositions » ajoute Bams, artiste membre du collectif.

Fières héritières de leurs aînés, « s’ils n’avaient pas marché en 83, nos situations seraient pires », ces femmes veulent sortir la société civile de son « délitement » et envoyer un signe fort à la classe politique qui continue de mépriser une partie de sa population.

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"L’expert de justice face à sa conscience" lol

par cjvpourwissam

"L’expert de justice face à sa conscience" lol

http://www.biennalepoitiers2015.fr/programme/

Qui est tendancieux ?

Le médecin de légiste qui cherche à se faire mousser en signant des autographes dans un supermarché ( http://www.lanouvellerepublique.fr/Vienne/Loisirs/Livres-cd-dvd/n/Contenus/Articles/2011/04/13/Michel-Sapanet-dedicace-a-Jardres ), en affirmant que toutes les fractures d'un corps autopsié sont anciennes, en affirmant qu'il faut utiliser les photos les plus proches des évènements alors qu'il utilise les plus lointaines, en allant au delà des experts choisis pour leurs incompétences, en affirmant des mensonges scientifiques évidentes sur les marques au cou ou celui qui les dénonce ?

Qui a une conscience ?

Le médecin légiste qui cherche à faire passer des critiques objectives pour des lamentations de personnes qui ont perdu la raison, abattu par le chagrin ou celui qui dénonce une supercherie par des constations factuelles que l'on ne peut contredire ?

Si le film "Les nouveaux chiens de garde" revient sur la supercherie des experts économiques dans les médias ( http://www.justicepourwissam.com/2015/07/les-chiens-de-garde.html ) , on pourrait également faire un film sur la supercherie des experts médicaux dans la justice. On ne pourrait pas ne pas pas parler de Monsieur Sapanet tellement on a là l'incarnation de l'imposture, de la fourberie, de l'hypocrisie, de la malhonnêteté.

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« No Pasaran ! », retour sur une journée de mobilisation contre le racisme et les violences policières à Béziers

par cjvpourwissam

« No Pasaran ! », retour sur une journée de mobilisation contre le racisme et les violences policières à Béziers

http://scalp34.wordpress.com/2015/07/05/no-pasaran-retour-sur-une-journee-de-mobilisation-contre-le-racisme-et-les-violences-policieres-a-beziers/

Samedi 4 juillet 2015, une journée contre le racisme et les violences policières était organisée à Béziers (34) par la CNT-AIT 34, le SCALP – No Pasaran 34, la Cloch’Arts, le collectif « Urgence Notre Police Assassine » et l’Action Antifasciste Marseille.


Deux jours avant que le maire de Béziers, Robert Ménard, ne fasse une cérémonie d’hommage devant la stèle de l’OAS, une ancienne organisation terroriste d’extrême-droite, fondée par des partisans de l’Algérie Française, une quarantaine de bitterois, soutenus par des militants venus de Perpignan et Montpellier, se sont rassemblés afin de dénoncer la falsification historique à laquelle se livre le maire d’extrême-droite, et rappeler, alors que la police municipale se voit désormais dotée d’armes à feu, que les crimes policiers se multiplient en France ces dernières années.

En fin d’après midi, un débat sur les violences policières à eu lieu en présence de Farid El Yamni, co-fondateur du collectif Urgence Notre Police Assassine, et frère du jeune Wissam, tué par des policiers à Clermont-Ferrand en 2012. Ce débat a été l’occasion de revenir sur le processus habituel entourant les crimes policiers en France, où la justice et le gouvernement soutiennent systématiquement une police dont ils ne peuvent se passer, puis d’aborder les perspectives et enjeux des mobilisations contre les crimes et violences d’État.

La journée s’est ensuite conclue par la projection du documentaire antifasciste « Acta Non Verba », qui affirme la nécessité de réinvestir le terrain des luttes sociales et de la solidarité concrète.

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En attendant Guéant

par cjvpourwissam

Charles Pasqua comme Claude Guéant n'incarnent pas l'autorité, ils n'incarnent pas ceux qui font respecter la loi mais ils incarnent plutôt la posture du Salaud : Celui qui s'autorise à violer la loi et demande aux autres de la respecter.

Avec eux, le laxisme est à géométrie variable. Il ne faut pas être laxiste avec certaines personnes, certains actes, certains groupes, mais ils s'autorisent à l'être avec d'autres. Et ils trouvent ça normal, enfermés dans leur dogmatisme, leur vision étroite du monde.

Ils n'incarnent pas l'autorité mais l'autoritarisme : une vision de l'autorité à sens unique et non réciproque et donc pas universelle.

Pourquoi en Allemagne les policiers sont plus aimés, plus appréciés, plus respectés ?
Pourquoi en Islande la police s'est excusée publiquement pour le seul crime commis depuis son histoire ?
Pourquoi au Royaume Uni, les policiers n'ont pas besoin de porter d'armes ?

Parce que dans ces pays, la population croit en la bienveillance et à l'exemplarité des fonctionnaires de police. Cette confiance ne s'est pas construite pas des mensonges mais par des preuves.

Parce que tous considèrent que l'Etat et ses institutions sont là pour servir et non se servir du peuple.

Cette bienveillance et l'exemplarité n'existent pas en France, tous les jours on nous montre le contraire. Etre injuste ne suffit pas, il faut en plus que l'on nous prenne pour des cons, que l'on nous fasse croire que l'Etat n'est pas perfectible, qu'il nous fasse la leçon via une institution judiciaire aux ordres.

Ils n'incarnent même pas les valeurs chrétiennes, avec eux pas de rédemption, un jeune homme perdu qui aura fait une connerie, parce qu'il est d'un point de vue social, familial, environnemental, plus apte à en commettre voilà tout, se verra rappeler toute sa vie qu'il est un délinquant, un sous homme dont la vie est inutile, supprimable et que la loi n'est plus là pour lui, qu'elle est là contre lui. On ne lui laissera pas de voie de sortie et lorsqu'il cherchera à sortir la tête de l'eau, on s'efforcera à la lui replonger. On pensera qu'en agissant ainsi on en fera un exemple, faut il rappeler que la peine de mort n'a jamais diminué les crimes pour se convaincre que cet argument ne tient pas ?

Ils pensent résoudre des problèmes alors qu'ils sont une partie des problèmes, ils ne s'attaquent qu'aux faibles, se sont des lâches, ils incarnent la violence pure, la mesquinerie, la barbarie froide. Avec eux l'Etat c'est la loi de la jungle, la loi du plus fort, ils montrent que sans les institutions publiques les choses seraient peut être pour une partie de la population meilleure. Pour beaucoup l'Etat incarne ainsi le cimetière des libertés.

« Faites ce que je dis mais ne faites pas ce que je fais », voici la maxime de leurs actions, de leurs idéologies.

La mémoire collective n'oublie jamais, elle a cristallisée les expériences passées comme chacun a cristallisé ses expériences passées. Ils sont là quelque part en nous.

Un par un, les feux de l'enfer leur seront destinés et le mépris de l'histoire.

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Les chiens de garde

par cjvpourwissam

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