Emission radio envolée

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Liste des rassemblements, manifestations et autres contre les violences policières qui vont avoir lieu samedi 22 novembre

Liste des rassemblements, manifestations et autres contre les violences policières qui vont avoir lieu samedi 22 novembre.

 

• Toulouse, 15h, place Esquirol.

• Lille, 17h, place du général de Gaulle.

• Paris, 14h, place de la réunion.

• Rouen, 11h, théâtre des arts.

• Forcalquier,11h, place du Bourguet.

• Bordeaux, 16h, place de la victoire.

• Nantes, 14h, palais de justice.

• Dijon, 14h30, place Darcy.

• Béziers, 12h, allées Paul Riquet.

• Poitiers, 14h, place d'armes.

• Cherbourg, 14h, place du théâtre.

• Besançon, 15h, place du 8 septembre.

• Grenoble, 14h, place Verdun.

• Albi, 14h, place du Vigan.

• Tours, 15h, place saint-Paul.

• Marseille, 15h, la plaine.

• Turin - Italie - 15h, piazza Castello.

• Nancy, 16h, place Maginot.

• Gap, 11 h, esplanade de la paix face au commissariat.

• Strasbourg, 18h, rue du 22 novembre.

• Saint-Etienne, 14h, place de l'Hotel de Ville.

• Chalon-sur-Saone, 17h, devant la mairie.

• Foix, 10h, au jardin pour enfant.

• Guéret, toute la journée, place Bonnyaud. 

• Lisbonne (Portugal), 15h, place Rossio (Don Pedro IV).

• Brest, 14h, place de la liberté.

• Tulle,10h30, place de la cathédrale.

• Brest, 14 h, place de la liberté.

• Amiens, 14h, devant la maison de la culture.

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Journée d’action contre les violences policières à Nantes, Paris, Partout, samedi 22 Novembre

Journée d’action contre les violences policières à Nantes, Paris, Partout, samedi 22 Novembre

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- Samedi 22 novembre à partir de 14h : journée nationale et internationale contre les violences policières, Picnic la police, place de la réunion à midi, Paris

 

Aussi :

 

- Jeudi 20 novembre à 12h sur le parvis de l’université Paris 8 (Saint-Denis Université) : manif contre l’occupation et les violences policières

- Assemblée générale jeudi 20 novembre 12h30 – Amphi C2 - Paris

- Paris 1 : 9ème étage devant la cafeteria, jeudi 20 novembre à 9h 

- Paris 3 : devant le Parvis, mercredi 19 novembre à 11h

- Paris 7 : en bas de la passerelle, vendredi 21 novembre11h

- Paris 8 : devant le parvis, jeudi 20 novembre à 12h

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Critique du livre "Permis de tuer" parue dans K-libre

http://www.k-libre.fr/klibre-ve/index.php?page=livre&id=3889

 

Permis de tuer : chronique de l'impunité policière

Politique - Assassinat - RévolutionMAJ lundi 17 novembre 2014

Note accordée au livre: 5 sur 5

Poche
Inédit

Tout public

Prix: 10 €

 

Collectif
Avec la collaboration de Farid El-Yamni,Amal BentousiNordine IznasniMarwan BrahmiyaMathieu RigousteCelik Ilter,Collectif Vérité et Justice pour Lamine DiengCollectif Angles MortsComité Justice pour Abdelhakim Ajimi & Saamir Baaloudj
Préface de Collectif Angles Morts
Paris : Syllepse, août 2014
190 p. ; 19 x 12 cm
ISBN 978-2-84950-427-7
Coll. "Arguments et mouvements"
Danger : la police tue !

L'ouvrage est saisissant et implacable. En trente années, cent jeunes sont morts sous les coups de la police dans les cités, la plupart du temps oubliés car pas assez blancs pour retenir l'attention. Des meurtres commis dans le plus grand silence judiciaire. Mises bout à bout, les peines cumulées par leurs auteurs ne passeraient pas les cinq ans de prison... Pour cent jeunes tués, qui plus est le plus souvent lâchement : à dix contre un, par balle, étranglement, étouffement... Des meurtres, sinon des assassinats (prémédités cette fois), dont nul n'a voulu entendre parler. Et cela continue, et s'accélère même sous le gouvernement de Manuel Valls. On recense désormais plus de dix morts suspectes par an dans les quartiers dits sensibles. Des meurtres racistes de ce racisme d'État qui file chaque jour sa raison fétide.

Six de ces meurtres font l'objet d'une enquête dans cet ouvrage portée essentiellement par le MIB (Mouvement de l'Immigration des Banlieues), les premiers à avoir initié un travail de fond sur cette situation intolérable auprès des Pouvoirs Publics tout comme des familles. Des familles qui n'ont cessé de demander justice sans jamais l'obtenir. Six enquêtes qui nous livrent des dossiers parfaitement ficelés qui soulèvent l'indignation. Celle de découvrir par exemple cette violence institutionnelle faite aux familles des victimes, sans parler du harcèlement policier pour les faire taire, tout comme des pressions judiciaires, médicales, psychiatriques, sociales... C'est tout l'arsenal de l'État français déployé pour salir et faire taire les causes réelles de ces morts. Six enquêtes qui dévoilent l'état au plus bas de la démocratie en France. Six enquêtes donnant à rencontrer des familles exemplaires qui expliquent avec une rare intelligence les raisons pour lesquelles elles ont décidé de transformer leur douleur en combat politique. Des raisons civiques avec le Bien Commun pour horizon. Six enquêtes fouillées, qui dévoilent la collusion entre la justice et la police, et la nature politique de cette violence, qui s'est substituée au dialogue démocratique comme manière de gouverner une nation. Une violence dont on voit bien combien elle s'exerce ethniquement sur les jeunes Maghrébins issus des quartiers populaires. Un racisme structurel, ordonné, organisé, qu'un énorme et quotidien mensonge politico-médiatique tente de plus en plus désespérément de recouvrir. Et c'est ainsi tout le fonctionnement de la machine policière, de la machine judiciaire, de la machine médiatique, de la machine politique qui est mis à nu dans ces enquêtes. Une seule machine à vrai dire, faite pour maintenir l'ordre social inégalitaire et raciste de la République des riches. Une République orchestrant jour après jour l'affrontement, et le meurtre de ceux qu'elle a décrété sacrifiables.

Six enquêtes qui établissent la carte précise des pratiques d'occupation de la police et montrent combien elles sont fermement ancrées dans le passé colonial de la France. Six enquêtes qui pointent la vérité la plus crue de notre société, où la police est devenue le bras armé des classes dominantes, assurant la ségrégation sans laquelle leurs beaux quartiers voleraient en éclat. D'une police qui a recyclé les méthodes de répression issues de la guerre et de la colonisation, de l'esclavage aussi bien, organisant le tout en un système destiné à soumettre les moins privilégiés. D'une police dont le geste fondateur fut celui du 17 octobre 1961, jour où des centaines d'Algériens sans défense périrent en plein Paris sous ses coups. Et dans lequel on peut en effet voir le crime fondateur de cette Ve République qui n'en finit pas de fossoyer nos espérances et la démocratie.

NdR - L'anthologie comporte des textes de : Saamir Baaloudj, Amal Bentousi, Marwan Brahmiya, Celik Ilter, Collectif Angles Morts, Collectif Vérité et Justice pour Lamine Dieng, Comité Justice pour Abdelhakim Ajimi, Farid El-Yamni, Nordine Iznasni & Mathieu Rigouste.

Citation

Si la France acceptait de reconnaître ses crimes, tous ses fondements s'écrouleraient.

 

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RADIO : Les amis d’Orwell sur la violence d’Etat

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Statistiquement on a plus de de chance de finir tué par un policier que par un terroriste

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Extrait d'un discours de Mandela

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Extrait d'un discours de Mandela : "J'ai dit que le temps de la résistance passive était terminée, que la non-violence était une stratégie vaine et qu'elle ne renverserait jamais une minorité blanche prête à maintenir son pouvoir à n'importe quel prix. J'ai dit que la violence était la seule arme qui détruirait l'apartheid et que nous devions être prêts, dans un avenir proche , à l'employer. La foule était transportée ; les jeunes en particulier applaudissaient et criaient. Ils étaient prêts à agir comme je venais de le dire. A ce moment là, j'ai entonné un chant de liberté dont les paroles disaient : "Voici nos ennemis, prenons les armes, attaquons les." Je chantais et la foule s'est jointe à moi et, à la fin, j'ai montré la police et j'ai dit : "Regardez, les voici, nos ennemis!""

La non violence suppose que la partie d'en face, face preuve d'entendement. Depuis 40 ans on assiste à une corruption généralisée, à une surdité face aux crimes et violences policières : http://bourgoinblog.wordpress.com/2014/10/31/les-violences-policieres-augmentent-elles-en-france/
http://www.bastamag.net/Homicides-accidents-malaises

Beaucoup de livres, de manifestations, d'interpellations politiques, d'articles et surtout beaucoup de morts, de mutilés, de familles détruites ont eut lieu.

Un combat noble et légitime, contre un état sourd, se gagne par une alliance stratégique entre les violents et les non violents (dont on fait partie).

Cordialement,

Le frère d'un tué de la police

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GRANDE MANIFESTATION dimanche 2 novembre à 15h métro Stalingrad - PARIS

Pour les parisiens un appel à une GRANDE MANIFESTATION dimanche 2 novembre à 15h métro Stalingrad est lancé.

Pour faire suite à la manifestation de ce mercredi nous vous invitons à venir avec vos casques de moto, de vélo ou de trottinette (voir le texte pourquoi nous sommes casqué.e.s). https://paris-luttes.info/pourquoi-nous-sommes-casque-e-s

Dans les quartiers, aux frontières et dans les luttes, la police réprime, mutile, et assassine.

Nous n’appellerons pas au calme, nous ne laisserons pas le silence retomber, nous n’oublierons rien !

 

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"C'est Wissam Elyamni, un pote de lycée, qui m'a donné le goût à l'écriture."

http://www.lamontagne.fr/auvergne/actualite/departement/puy-de-dome/riom/2014/01/03/le-jeune-rappeur-et-ses-musiciens-seront-sur-la-scene-de-la-salle-dumoulin-le-29-mars-prochain_1823211.html

 

Le jeune rappeur et ses musiciens seront sur la scène de la salle Dumoulin le 29 mars prochain

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Xy-Flea accompagné de 8 professionnels de la technique et de 22 artistes expérimentés, a mis en place un concert-spectacle mêlant hip-hop, chant africain, violon, accordéon ou encore musique électronique.? - Photo : Xy-Flea

Xy-Flea accompagné de 8 professionnels de la technique et de 22 artistes expérimentés, a mis en place un concert-spectacle mêlant hip-hop, chant africain, violon, accordéon ou encore musique électronique.? - Photo : Xy-Flea

Originaire de Riom, Julien Dantonnet alias Xy-Flea vient tout juste de sortir son album solo « On fait c’qu’on doit » dans un format pour le moins original.

 

C'est en 1998 que Julien Dantonnet s'est lancé dans la musique. Une passion dont il ne peut plus se défaire. « C'est Wissam Elyamni, un pote de lycée, qui m'a donné le goût à l'écriture. C'est avec lui que j'ai commencé à écrire mes premiers textes ». Une rencontre comme un premier déclic. L'envie de se lancer sur les planches s'est précisée lorsqu'il s'est rendu à Clermont-Ferrand pour assister à un concert du groupe NTM « en les voyant sur scène, en communion avec leur public, je n'avais plus juste envie d'écrire. Il fallait à tout prix que je monte sur scène ».

Il n'en vit pas mais 
ne pourrait vivre sans

Avant de se lancer dans une carrière solo en 2010 sous le pseudonyme Xy-Flea (prononcé à l'anglaise, Xaï-fli), Julien a été chanteur dans plusieurs groupes. Fléau, le premier, s'est formé en 1998, puis Vision'R en 2004 et Dalton Crew en 2009 avec qui il a fait ses armes en signant deux albums « L'écho du canyon » et « T'inkiet ».

Humble, généreux et pas commercial pour un sou, Julien, ne vit pas de sa musique mais il ne pourrait vivre sans. « Je ne suis pas du tout un homme d'argent, je fais ce que j'aime et j'essaye de faire en sorte que les autres le ressentent ». Pour son dernier album « On fait c'qu'on doit », sorti en octobre, Julien a réalisé un travail de qualité « certains dépensent 15.000 euros pour un mariage qui dure une journée. J'estime que l'argent dépensé dans un album a autant de valeur alors j'ai emprunté pour réaliser un projet qui me tenait vraiment à c'ur ». Sous forme de clé USB, son album a le mérite d'être original et particulièrement soigné. Un concept novateur créé par le programmeur Pierre Vialle, qui lui a permis d'intégrer 31 titres, six clips vidéo, les paroles de toutes ses chansons et un making-of de 90 minutes qui retrace différentes périodes de la production de l'album.

Je ne peux pas faire autrement que faire ce que je dis

À 31 ans, ce jeune rappeur choisi des mots loin de la vulgarité et de la provoc « ma fille à l'âge d'écouter ce que fait son père, alors il n'était pas question d'écrire des textes bourrés de vulgarités. Dans cet album, je veux montrer qu'il est important de réfléchir avant de faire un choix. Ça m'est venu en voyant une amie qui me parlait de ses problèmes d'argent et qui a dépensé 50 euros pour acheter du shit alors qu'elle a une gosse. Je ne dis pas que je suis parfait mais maintenant que j'ai sorti cet album je ne peux pas faire autrement que de faire ce que je dis, c'est une sorte de thérapie ».

Xy-Flea et ses 15 musiciens sera en concert le 29 mars, à Riom, à la salle Dumoulin grâce au soutien du service culturel de Riom et du Conseil Général du Puy-de-Dôme. Un concert-spectacle plein de promesses qui alliera les voix modernes du hip-hop à la sensibilité de la flûte traversière et de l'accordéon, la rythmique entraînante de percussions à la sonorité des platines. La présence de danseurs et d'échassiers hip-hop offrira un moment unique aux 800 spectateurs attendus.

Pratique. Les albums sont en vente pour 15 euros à Montlosier Musique à Clermont-Ferrand, à Art'verne Tattoo au 4, rue de la harpe à Riom et au Stadium Foot Indoor au 4, avenue Georges-Gershwin à Riom.

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Permis de tuer : l'impunité des crimes policiers en France dénoncée

http://www.saphirnews.com/Permis-de-tuer-l-impunite-des-crimes-policiers-en-France-denoncee_a19879.html

En pleine semaine de sensibilisation sur les abus policiers, et à quelques jours de l'anniversaire de la mort de Zyed et Bouna, une rencontre autour du livre « Permis de tuer - Chronique de l'impunité policière » a été organisée jeudi 23 octobre. Amal Bentounsi et Farid El Yamni, dont les familles accusent la police d'être à l'origine de la mort de leurs frères, ont témoigné des difficultés qu’ils rencontrent dans leur combat pour que justice soit faite et que les auteurs d'abus policiers soient condamnés. Rencontre.


Permis de tuer : l'impunité des crimes policiers en France dénoncée
Difficile de se frayer un chemin dans les étroites allées de la librairie Libre Ere, jeudi 23 octobre, en début de soirée. Les auditeurs se sont déplacés en nombre pour assister à la rencontre organisée par Alternative Libertaire et le collectif Angles morts autour de Permis de tuer - Chroniques de l'impunité policière, et écouter le calvaire judiciaire que vivent les familles, dont Amal Bentounsi et Farid El Yamni

A travers les témoignages des proches de six victimes « mortes entre les mains de la police républicaine », l’ouvrage, paru en septembre dernier, Permis de tuer met en lumière les « obstacles politiques, judiciaires, médiatiques rencontrés par les proches des victimes, du début à la fin des affaires ». La peine de mort a été abolie mais les crimes policiers sont une réalité. Et le constat est implacable : « 40 ans de crimes, 40 ans d'impunité », lâche Manu, d'Angles morts, en guise d’introduction. « Il faut sortir du silence. »

Farid El-Yamni et Amal Bentounsi
Farid El-Yamni et Amal Bentounsi

Police et justice, même combat contre l’impunité des crimes policiers

Les témoignages des proches ont permis de dégager certaines constantes, communes à chacune des affaires. Première d’entre elles, le profil type des victimes : des hommes jeunes, d'environ 25 ans, et d’origine maghrébine pour la plupart. 

Ensuite, la défense systématique des policiers par le ministre de l’Intérieur et « une solidarité » entre police et justice à toute épreuve. C’est très exactement ce que vit Amal Bentounsi. Son frère Amine, 29 ans, a été abattu d’une balle dans le dos, le 21 avril 2012, à Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis). 

Initialement poursuivi pour « homicide volontaire », l’agent de police responsable de sa mort a vu sa peine requalifiée en « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». Le chef d’inculpation « volontaire » a disparu, parce qu’un expert a jugé possible qu’un homme puisse se retourner en une seconde, et donc menacer le policier, rapporte la sœur de la victime, qui a du mal à retenir ses larmes. L’enquête sur la mort d’Amine, explique-t-elle, est « la démonstration magistrale qu’en France la justice n’est pas impartiale ».

Des experts favorables à la police, jamais aux victimes

Dans ce genre d’affaires, les procédures judiciaires sont en outre extrêmement longues et les experts dont les avis sont en faveur des victimes sont systématiquement écartés. Farid El Yamni, dont le frère Wissam, 30 ans, est mort le 9 janvier 2012 après une interpellation musclée le soir du nouvel an, ne mâche pas ses mots. Pour lui, on assiste à une « corruption généralisée » dans ce type d’affaires, « notamment des experts »

Dans le dossier de Wissam, il y a une véritable « manipulation de preuves », explique son frère. Les photos apportées au dossier par les policiers ne sont pas les bonnes. Alors que les clichés réalisés le soir même de l’interpellation laissent voir des marques de strangulation, les forces de l’ordre les ont remplacés par des clichés qu’ils ont refaits quelques jours après. L’avocat de la famille de Wissam a voulu présenter des photos prises par les médecins et le frère de la victime, qui prouvent la strangulation, mais le juge n’a pas voulu en entendre parler, raconte-t-il.

Permis de tuer : l'impunité des crimes policiers en France dénoncée

Des abus qui relève du « racisme institutionnalisé »

En plus d’être un livre militant et politique, Permis de tuer se veut aussi un guide pratique pour les familles des victimes de tels drames. « Personne n’est à l’abri », tient à souligner Amal. Les personnes plongées du jour au lendemain dans ces affaires ne savent pas forcément qu'il faut se constituer partie civile, et après... il est trop tard. Les policiers leur disent qu’ils s’occupent de tout, sans leur lire leurs droits, et après... il est trop tard. La machine médiatique et judiciaire est engagée, et parvient toujours à faire passer les victimes pour responsables de leur mort. 

Pour les organisateurs de la soirée, l'ouvrage doit également permettre de faire passer un message, celui du« manque d'implication du mouvement social et progressiste sur ces questions ». Il faut aller au-delà de la récupération médiatique au moment où ces affaires surviennent, et engager un vrai travail sur ces questions, qui relèvent du « racisme institutionnalisé ». Une triste réalité à laquelle les appareils policiers et judiciaires sont appelés à reconnaître pour que l'égalité devant la justice entre les citoyens soit assurée.

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