"Ne posez pas de questions, on ne vous dira pas de mensonges"
Aujourd'hui, une contre autopsie a été menée à la demande de la famille pour déterminer les causes de la mort d'Adama Traore, mort dans les mais de la gendarmerie après son interpellation il y a une semaine. Elle a conclu de nouveau à des causes inconnues. Le procureur va même jusqu'à incriminer la canicule...
Hélas, l'histoire nous l'a appris, les experts aux ordres vont bien souvent dans le sens des mensonges policiers pour couvrir l'institution.
Et ça fait mal, que la vérité ne sorte jamais dans ces cas-là. Pour s'en rappeler, on écoute le récit de Farid, frère de Wissam El Yamni mort dans des circonstances très proches la nuit de la Saint Sylvestre 2012, et sur qui on a pratiqué les mêmes autopsies bidon pour aboutir à une totale impunité policière, comme toujours.
Au tour du New York Times
Dans un éditorial consacré à la mort du jeune noir à Beaumont-sur-Oise, le quotidien américain fustige le racisme de la police hexagonale et l'indifférence du gouvernement.
- Adama Traoré : le «New York Times dénonce «l'impunité» de la police française
«Black Lives Matter in France, Too» : dans un éditorial, qui reprend en titre le nom du mouvement de lutte contre les violences policières né aux Etats-Unis, le New York Times dénonce le comportement de la police française dans l'affaire Adama Traoré – ce jeune Noir décédé le 19 juillet lors de son interpellation à Beaumont-sur-Oise (Val-d’Oise).
Le décès de ce jeune homme de 24 ans, dont la mort reste toujours sans explication officielle, alors que deux expertises font état d’une «asphyxie», a entraîné «de violents affrontements entre les minorités en colère et des officiers de police», rappelle le quotidien américain, qui dresse un parallèle avec les émeutes d'octobre 2005 déclenchées après la mort de Zyed et Bouna dans un transformateur EDF à Clichy-sous-Bois - dossier dans lequel les deux policiers poursuivis ont d’ailleurs été relaxés, rappelle le quotidien.
«Culture d’impunité profondément ancrée»
Depuis, les manifestants ont repris à leur compte le mouvement Black Lives Matter, né de l'autre côté de l'Atlantique, se félicite le New York Times, qui ne s'étonne pas de cette réappropriation : «Il y a des différences importantes entre les histoires des relations interraciales aux Etats-Unis et en France, où le racisme prend racine dans le passé colonial français, explique le quotidien. Cependant, il n'est pas surprenant que le mouvement Black Lives Matter trouve un écho en France : les organisations de défense des droits de l'homme ont fait état ces dernières années d'une culture d'impunité, profondément ancrée au sein de la police française, et donnant lieu à des abus à l’égard des minorités», détaille le quotidien américain, qui cite notamment une étude de 2009 sur le délit de faciès, selon laquelle un Noir ou un Arabe (ou perçu comme tel) à six à huit fois plus de chances de se faire contrôler à Paris.
Ce type de discriminations se sont multipliées depuis le début de l'état d'urgence, déclarée après les attentats du 13 novembre à Paris et Saint-Denis, poursuit l'éditorial. Et à l’heure de la lutte contre le terrorisme, la recension des abus policiers contre les minorités ne semble pas non plus être une priorité. Le quotidien américain rappelle également la promesse formulée en 2012 par le candidat Hollande de lutter contre le contrôle au faciès, et la décision inédite, fin juin, de la Cour d'appel de Paris de condamner l'Etat pour des contrôles d’identité réalisés à l’encontre d’hommes noirs ou arabes. Malgré cette mise en garde, les députés ont enterré fin juin l’expérimentation du récépissé, censé lutter contre les contrôles au faciès, notamment après que Bernard Cazeneuve a répété que ce n'était pas le moment de jeter la moindre «suspicion» sur les forces de l’ordre.
«Un argument dangeureux» pour le New York Times, qui appelle la justice française à mettre un terme aux discriminations. «L'État islamique a montré qu’il sait exploiter les sentiments de colère et de l’aliénation à des fins meurtrières», met en garde le quotidien, avant de conclure : «Maintenant plus que jamais, la police a besoin d'instaurer la confiance avec les minorités en respectant les droits de tous les citoyens français, quelle que soit leur religion ou leur couleur de peau, et montrer que la justice doit être appliquée de manière équitable.»
Source :
Retour sur la journée du 9 Juillet à La Busserine
#legitimedefiance et bon sens
Errare humanum est perseverare diabolicum
Petit rappel
Petit rappel en 2012 Wissam tombait dans le coma suite à une arrestation policière.
Le procureur s empressait de dire à la presse qu'il n avait pas subit de violences et que les causes de la mort ne sont pas les conséquences de violences policières.
Toutes les conclusions médiatisées de la première autopsie étaient fausses.
Wissam n'était pas sous emprise de drogues lors de son interpellation comme l affirmera à repetition le procureur ce que revellera une expertise indépendante.
Il n y avait aucune anomalie cardiaque comme le revellera une autre expertise indépendante.
Au moins 3 fractures ont été oublié sur cette autopsie pendant que des excroissances toutes petites étaient relevées.
Des marques de strangulation dissimulées en marques de frottements de vetements.
Les mensonges ne sont pas simplement médicales : photos antidatees, disparitions enregistrements audios, faux appel téléphonique, criminalisation ...
5 ans après alors que les mensonges sont prouvés, la famille attend toujours la vérité médicale.
http://www.lamontagne.fr/auvergne/actualite/2012/05/16/autopsie-de-wissam-le-parquet-exclut-une-mort-due-aux-coups-des-policiers-video_164827.html
Justice et vérité pour Adama Traoré
La vie des noirs compte
En France, on est plus civilisé.
On assassine en cachette et on acquitte après un long silence.
La barbarie froide de la civilisation.
Nous ne demandons pas la lune mais le droit à une vie digne. Le droit de ne pas être simplement des objets sociaux mais des individus dont les vies comptent et dont les droits ne sont pas considérés comme des privilèges.
Le droit d'avoir des droits.
Nous demandons le droit d'être traités en tant qu'humains, d'être respectés en tant qu'humains, de jouir des memes droits qu'un être humain ici et maintenant !



























