Lire entre les lignes le communiqué de la mafia policière
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Voici le lien de la pétition:
Le 21 avril 2012, Amine Bentounsi tombait sous la balle d'un policier, reçue dans le dos. Le 7 avril 2014, à 9h00, ce n'est pas le tireur qui se trouvera devant le juge à la 17ème chambre du Tribunal de Grande Instance de Paris, mais la sœur du défunt, Amal.
Outrée par l'impunité qui mène chaque année ce genre d'incidents à des non-lieu (lire ici le rapport d'Amnesty), Amal dénonce la complicité des institutions policières qui ont amené mécaniquement à ce que son frère reçoive une balle dans le dos.
Ne pouvant censurer son site internet, le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a choisi de l'attaquer pour un clip considéré diffamatoire parce qu'il détourne une campagne de recrutement de la police, appelant ceux qui veulent commettre des crimes en toute impunité à postuler.
Moi-même frère d'une autre victime de crime policier, je ne peux que comprendre la peine d'Amal, sa rage, sa douleur. Mon frère Wissam a été battu à mort par 25 policiers la nuit de la Saint Sylvestre, il y a plus de deux ans. C'est seulement aujourd'hui qu'un de ces policiers a été mis en examen. Il y a de quoi devenir fou.
Ce qui est reproché à Amal est de ne pas se taire.
Mais comment se taire lorsque les droits d'un proche tombé ne sont pas reconnus, et qu'il ne peut plus se défendre ?
Comment se taire lorsque l'institution policière laisse chaque année passer ces assassinats (lire l'article de Basta mag) ?
Comment se taire lorsque tout le monde se tait ?
Monsieur le ministre, au lieu de vous atteler à prévenir les citoyens des abus de criminels, vous avez choisi de céder aux pressions des syndicats policiers. En attaquant Amal, vous trahissez les votes qui vous ont mis là où vous êtes, vous trahissez votre mission de défendre les droits du peuple, les droits de l'Homme.
Museler Amal, c'est museler non seulement un cri de douleur mais aussi un cri d'alerte, légitime, essentiel. C'est mépriser le vivre ensemble égalitaire et l'Etat de droit. C'est museler le peuple, lorsqu'il ne fait en réalité que vous appeller au secours.
Défendre Amal est notre devoir. La protéger est le vôtre.
Monsieur Valls, abandonnez vos poursuites contre Amal Bentounsi. C'est n'est pas une criminelle. C'est une victime collatérale d'un crime policier.
Farid El Yamni
http://www.mediapart.fr/journal/france/280314/quand-manuel-valls-muselle-la-critique-de-la-police

"Le 7 avril prochain 2014 aura lieu le procès d’Amal Bentounsi, attaquée par le ministre pour « diffamation envers une institution représentant l’autorité publique ». En cause : une vidéo publiée sur son site internet Urgence, notre police assassine qui répertorie les violences policières mortelles. Le 21 avril 2012, son frère fut abattu d’une balle dans le dos par un agent de la Bac à Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis) alors qu’il fuyait un contrôle d’identité.
En novembre 2014, ce sera au tour du blog Le Jura libertaire de comparaître pour « injure et diffamation publiques contre la police ». C'était Brice Hortefeux qui, en juillet 2010, avait annoncé déposer plainte contre ce site Internet et celui d’Indymédia Grenoble qui avaient dénoncé les exactions policières perpétrées dans le quartier populaire de Villeneuve lors des révoltes de juillet 2010.
A Gennevilliers, en décembre 2013, des militants du réseau “Résistons ensemble contre les violences policières et sécuritaires” qui distribuaient leur bulletin ont eux été embarqués par la BAC, placés en cellule, et leurs empreintes digitales ont été relevées, selon le mensuel. Menaces de poursuites en diffamation à l'appui."
LA SŒUR D’AMINE BENTOUNSI, MORT D’UNE BALLE DANS LE DOS TIRÉE PAR UN POLICIER, JUGÉE POUR DIFFAMATION
Le 7 avril 2014, à 9h00, ce n’est pas l'assassin de son frère qui se trouvera devant le juge à la 17ème chambre du Tribunal de Grande Instance de Paris, mais la sœur du défunt, Amal. Elle dénonce la complicité des institutions policières qui ont amené mécaniquement à ce qu'on frère soit assassiné d'une balle dans le dos. Ne pouvant censurer et museler le site internet : urgence-notre-police-
Voilà les propos tenus dans le clip qui valent à Amal d’être poursuivie :
« Vous voulez commettre des violences et crimes en toute impunité sans jamais être inquiété par la police ? Vous êtes violent, insultant, ne respectez pas le code de la déontologie ? Arrogant, méprisant sont vos qualités ? Prêt à tuer sans être en état de légitime défense ? En argent de poche pour arrondir la fin de mois coller des outrages à agent. La police recrute et la justice vous protège et vous acquitte. Ne vous inquiétez pas même si vous êtes coupable on s’arrangera pour que vous ne le soyez plus nos syndicats sont puissants, alors n’attendez plus, la police est le meilleur des métiers pour être au-dessus des lois. »
Qui cherche trouve ... En réalité sa faute est clairement de ne pas se taire.
En tant que frère d'un crime policier, je partage totalement ce qu'elle dit et je vous invite à vous renseigner sur ce qu'elle dénonce. Au delà du fond, je vous invite à faire preuve d'empathie - sentiment visiblement inexistant Place Beauvau - :
Comment se taire lorsque l'on brise socialement la vie d'un proche tout au long de sa vie et qu'on l'achève avec autant d'injustice et de mépris ?
Comment se taire lorsque toute l'institution policière cautionne invariablement dans le temps des assassinats ?
Comment se taire lorsque les droits d'un proche tombé ne sont pas reconnus et qu'il ne puisse plus se défendre ?
Comment se taire lorsqu'on se demande quand la prochaine victime tombera ?
Comment se taire lorsqu'on fait souffrir et que l'on dédaigne la souffrance ?
Comment se taire lorsque tout le monde se tait ?
Comment se taire lorsqu'on est témoin ?
Quand le gouvernement viole les droits du peuple, au delà de l'insurrection défendre la justice et la vérité sont, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, les plus sacrés des droits et le plus indispensable des devoirs .
Le ministre de l'intérieur s'est rendu lâchement aux caprices des tyrans : les syndicats policiers. Il a trahi les votes qui l'ont mis là où il est tout en trahissant sa fonction de défendre les droits du peuple, les droits de l'homme.
Amal Bentounsi doit être soutenu car c'est injuste ce qu'il lui arrive, elle a la légitimité de rendre sa vérité audible, d'autant plus que son expérience témoigne de cette vérité. C'est le peuple qui veut être muselé, c'est le peuple qui souffre et qui souffrira encore tant que rien ne changera. C'est le vivre ensemble et l'état de droit qui est menacé.
La défendre est notre devoir. La défendre est votre devoir.
SOUTENEZ VOUS !
Farid El Yamni
Un grand merci à la brigade anti-négrophobie, aux indigènes de la république, au collectif angles morts et aux autres.
Pour rappel :
"(... )
Au-delà des crimes eux-mêmes, c’est la recherche de vérité et le combat des familles, mais aussi de tous ceux qui dénoncent publiquement la violence de l’état et de sa police, qui sont de plus en plus réprimés. Lorsque la police ne tire pas pour tuer les indésirables, elle tire pour blesser ceux qui les soutiennent : flash-ball, LBD et grenades sont de plus en plus souvent utilisés, en banlieue comme lors de manifestations, pour faire taire ceux qui s’organisent.
Il n’est plus rare également de voir le Ministère de la Justice s’en prendre à ceux qui dénoncent ces violences sur internet, comme ça a été le cas pour le site Copwatch en 2012 ou pour Urgence Notre Police Assassine (site animé par Amal Bentounsi, dont le frère Amine a été tué d’une balle dans le dos en 2012) cette année, attaqués en justice pour diffamation et contraints de se justifier d’utiliser leur liberté la plus fondamentale, la liberté d’expression.
L’état, sa police et sa Justice, ont le monopole de la violence. Face à eux, nos forces sont éparses. C’est pourquoi il est plus que temps de s’organiser autour des familles et proches de victimes, pour trouver la manière d’unir nos forces dans un combat si inégal face à la police et la justice.
Rejoignez-nous dans cet effort pour obtenir la vérité et pour dénoncer la vraie nature de la police ! "
RDV le SAMEDI 05 AVRIL 2014 à 15H à la sortie du METRO ANVERS (PARIS)
source : http://www.lamontagne.fr/limousin/actualite/2014/03/22/violence-sur-un-policier-sursis-pour-le-pere-et-son-fils_1929139.html
Me Desport a voulu calmer le jeu après avoir enflammé le débat, hier, au tribunal de Brive. Ses questions à un policier, victime de coups lors d’une intervention aux Chapélies le 12 février dernier, ont mis en colère l’avocat de la partie civile et le parquet.
Ce jour-là des policiers, appelés suite à un rodéo, découvrent une 205 qui a tout d’une voiture volée. Neiman cassé, fils à nu, serrure dégradée… Les fonctionnaires font « banalement » procéder à son enlèvement et interpellent un mineur. La mère de ce jeune, hystérique, débarque en criant. Rapidement, un attroupement d’une vingtaine d’habitants se forme. Deux hommes, un père et son fils, tentent d’expliquer que la voiture n’est pas volée mais laissée en dépôt par un ami. Leur tentative est vaine. « La situation est allée crescendo. Il n’y avait pas de discussion possible », reconnaît le policier qui a repoussé à plusieurs reprises les deux hommes avec ses mains et « paré les coups ». Jusqu’à prendre un coup de poing au visage de la part du fils, qui lui vaudra deux jours d’ITT.
" Un policier doit être respecté "
« Ces policiers ne faisaient que leur métier. Ils ont dû prendre la fuite face à une vingtaine de personnes animées de sentiments agressifs et ce seraient eux qui ont tort?? », interroge Me Pages.
Le procureur Lescat enfonce le clou : « Le parquet est là pour défendre les policiers. C’était une action légitime et en deux heures tout aurait pu rentrer dans l’ordre?! Un policier doit être respecté dans tout pays démocratique ».
Me Desport, qui n’a pas oublié les incidents de l’été aux Chapélies, s’est offusqué du traitement de ce dossier. « Mes clients sont des personnes d’une tranquillité absolue. Des seconds rôles dont on veut faire des exemples ». Le tribunal ne retient pas la relaxe plaidée pour le père qui nie. Il le condamne à six mois de sursis, le fils, qui a reconnu aussi avoir jeté une pierre en direction des policiers, écope de huit mois. L’agent, lui, recevra 1.000 € de dommages et intérêts.
Au même moment :
Source :
http://www.streetpress.com/sujet/127222-bavure-de-garges-prison-ferme-et-amendes-pour-la-famille-qui-accuse-la-police
NEWS Octobre, la police déboule chez les Saounera pour interpeller l’un des fils. Coups, insultes, lacrymo : la situation dégénère. Vendredi, le père et le fils de la famille étaient lourdement condamnés pour les débordements. Mais pas la police.
En attendant un livre choc en commun à paraître bientôt, dans le prolongement de la journée internationale contre les crimes policiers du 15 mars, dans la perspective du procès du ministre de l’intérieur Manuel Valls contre Amal Bentounsi pour un clip dénonçant la vérité et à l'invitation des indigènes de la république et de la brigade anti-negrophobie, on sera présent le Dimanche 23 mars, 14h30 à l’Iremmo, 5 rue Basse des Carmes – Paris – Métro Maubert Mutualité pour une rencontre publique qui a pour thème : "Face aux violences policières, quelle stratégie de lutte?"
"Nous trouverons un chemin ou nous en ouvrirons un"
TERRIBLE NOUVELLE : Les scellés judiciaires sur les enregistrements radios ont disparu, aussi nous ne connaîtrons jamais la véritable nature des échanges radios et donc la vérité. Autre information, la police des polices ne veut toujours pas réaliser une analyse technique et scientifique poussée de l'ordinateur et de l'appareil photo, elle se contente de remarquer que les photos ont été effacées comme s'il était impossible de retrouver des fichiers effacés sur un ordinateur, c'est pitoyable.