Bi-mensuel suisse
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http://french.irib.ir/galeries/videos/item/245778-farid-el-yamni-urgence-notre-police-assassine,-témoignage-du-frère-de-l-une-des-victimes
Un grand merci au festival du court métrage de Clermont-Ferrand, à l'ISTRA, à Traces de vies-Festival du film documentaire, aux réalisateurs et aux ayants droits pour leurs aides dans la diffusion de ces films dans le cadre de la journée internationale des violences policières. Voici la liste des films pour le Vendredi 15 Mars :
Le 24 avril 2008, une voiture de police se fait attaquer à coup de jets de pierres au quartier de la Fontaine (Seine Saint-Denis). Deux semaines après, dans ce même quartier, Lamba Soukouna se fait agresser par la police.
Inspiré du travail d’improvisation de Yona Friedman, ce film d’animation réalisé en ruban adhésif fait le portrait d’un homme qui a vécu dans la marge et qui en a subi les conséquences.
Comment la vie d'un simple citoyen a changé, un jour, à cause de l'apparence de son visage.
"I wanted to draw the audience's attention to the "climate of impunity" within the French police force, described by Amnesty International. More and more, people who complain or speak out about police violence are being charged with defamation or "outrage et rébellion." This has come to apply to reporters and artists too." Laura Waddington
Des images en noir et blancs issues de l’actualité d’hier et d’aujourd’hui, d’ici et d’ailleurs montrent des manifestants révoltés face à une police peu conciliante. Soudain, les deux entités se rapprochent comme aimantées, se confrontent et se jugent. L’espace d’un instant, l’affrontement ressemble à une parade minutieusement chorégraphiée, à une danse sociale hautement codifiée. Peuple et pouvoir semblent s’unir mais une frontière quasi invisible les sépare, une ligne de démarcation qui s’agrandit à mesure que les électrons libres s’agitent et se révoltent. Dans les interstices de cette faille s’engouffrent la violence et la barbarie commises en toute impunité.
Merci de nous contacter au 06 63 93 62 98 si vous souhaitez nous aider à afficher les affiches annonçant l'évènement :


Dans le cadre de la journée internationale contre les violences policières et de la semaine nationale contre les violences policières, Justice et Vérité pour Wissam organisera avec ses soutiens une soirée de sensibilisation et d’échanges, le 15 mars 2013 à Clermont-Ferrand.
Nous exigeons ce qui vaut de droit l’égalité de traitement.
Cette soirée sera l’occasion d'exiger la justice et la vérité pour Wissam, de dénoncer par là même l’opiniâtre surdité et la condescendance sur les exigences inaliénables d'égalité. Les criminels, en uniforme ou non, doivent être traités de la même manière et avec la même intransigeance. Les principes républicains doivent toujours l'emporter sur la connivence, l'arrivisme, le carriérisme ou le calcul politique qui gangrènent l'institution policière et judiciaire.
Une partie du corps est malade, il faut la guérir.
Plus d'un an après le décès de Wissam El yamni, nous assistons à une fracture de confiance. Malgré les nombreux rappels sur les incohérences et zones d'ombres ignorées, nous constatons ostensiblement un refus de désintoxiquer la police de ses brebis galeuses. Si rien n’est fait le même virus de désamour qui atteint actuellement la police proliférera et contaminera avec un degré peut être plus important l'ensemble de l'institution judiciaire.
Il est encore temps de désintoxiquer la police, il en va de la santé de la république.
Aujourd’hui, tous les comités et associations nés suite à ces affaires ont décidé de se soutenir, de mutualiser le combat, d’échanger leurs expériences pour permettre d'immuniser la société de futurs victimes. Le cas de Wissam n’est pas simplement un fait divers mais un fait récurrent : Abdelhakim Ajimi, Mickaël Cohen, Lamine Dieng, Mahamadou Marega, Abou Bakary Tandia, Bouna Traore, Zyed Benna, Laramy Soumaré, Reda Semmoudi, Ali Ziri, Yakou Sanogo, Baba Traore, Fethi Traore, Louis Mendy, Amine Bentounsi, Youcef Mahdi, Nabil Matboul, Yassine Aibeche …
Nous ne souhaitons pas d'une pommade mais d'un traitement efficace.
Aux yeux de certains « ir-responsables », ces décès ne sont que « regrettables », suggérant qu'ils sont incurables et inhérents à la police. FAUX ! Nous combattons avec la plus grande vigueur cette erreur de diagnostic. Il y a une adéquation évidente à travers toutes les affaires entre la mort d'un individu et un degré de sentiment d'impunité ressenti par le mauvais policier qui lui ouvrira ensuite la porte du crime. En combattant ce mal, on évite les crimes.
Nous souhaitons simplement des gardiens de la paix et une justice « juste » dont on pourrait être fiers. C’est pourquoi nous avons choisi de faire du 15 mars une journée didactique, pleine de fraternité. La soirée sera marquée par un rassemblement symbolique, suivi de la diffusion d’un film/documentaire et d’un échange entre public et intervenants.
Nous vous appelons à faire de cette soirée un succès, pour que cesse une double injustice : celle des décès (police) et celle des procès (justice). Ce combat nous le plaçons, encore et toujours, sous l’égide des valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité.
ON NE LACHERA PAS !
Farid El yamni (Président du comité justice et vérité pour Wissam)

Monsieur Le Ministre de l'Intérieur,
En tant que Ministre de la république, votre action doit être cohérente et s'inscrire dans le cadre de l’intérêt commun. Et c'est au nom de l’intérêt commun, qu'il faut exiger une sévérité de la justice en cas de toute agression. Moralement, nul ne peut accepter que l'on s'en prenne à autrui, policier ou pas, mais il faut que cette sévérité soit universelle pour qu'elle soit comprise. C'est ainsi que la justice sera ce qu'elle prétend être, juste, tout en étant efficiente.
Comment pouvez-vous vous affirmer qu'il faut beaucoup plus de sévérité de la justice concernant les agressions dont les policiers sont victimes et ne rien faire lorsqu'il s'agit de crimes ou de violences policières illégitimes ?
Pourquoi feindre un laxisme de la justice sur la police si la réalité est tout autre ?
Une plus grande répression ne fera pas diminuer les violences. Ce n'est pas la cause racine du problème que vous constatez. Ne jetez pas l'anathème, remédiez au mal.
Aujourd'hui la police souffre d'un manque de confiance. Si rien n’est fait le même virus de désamour qui atteint actuellement la police proliférera et contaminera avec un degré peut être plus important l'ensemble de l'institution judiciaire. Vous ne faites qu'aggraver ce mal être et les violences consécutives en vous laissant aller à cette communication nauséabonde. Ce n'est pas ainsi que vous obtiendrez de la confiance, ce n'est pas ainsi que vous rendez service à la police, ce n'est pas ainsi que vous rendez service à sa population. Rendre
service, ce n'est pas forcément céder systématiquement aux caprices. Ne cédez pas aux caprices des syndicats policiers. Malheureusement, comme beaucoup dans la police, ils ne défendent que leurs intérêts personnels. Cette communication a été celle de Sarkozy pendant tant d'années, êtes vous satisfait de l'héritage de sa politique ? N'a t-il
pas été sanctionné pour cette politique ? Pourquoi pensez vous que vous êtes aujourd'hui au pouvoir ? La réalité montre d'ailleurs qu'il y a déjà une aggravation des peines lorsque la victime est policière et une diminution des peines lorsque le policier devient accusé. Ne laissez pas penser que la justice ne protège pas la police, à l'heure de la boulimie de l'information, personne n'ignore le contraire, vous le premier.
La confiance nait de l'exemplarité, c'est la cause racine du problème de la relation police/population. C'est par l'exemplarité et par une exigence endurante que les policiers seront reconnus en tant que protecteur de la population et qu'ils seront aimés. Tant que des policiers tueront, violeront ou brutaliseront sans que la justice
passe, la confiance sera tuée dans l'oeuf. Toutes les sanctions ne se valent pas, un sursis ou un blâme pour un assassinat reste malgré le nombre aussi important soit il et dont vous ne cessez de faire la promotion, une injustice. La justice doit être tout aussi sévère en cas d'incivilités policières que lorsqu'on s'attaque à un policier, c'est ça l'exemplarité. C'est au nom de l'exemplarité et de ses sœurs la fraternité et l'égalité, que vous diminuerez les violences. Aussi utopique que cela puisse paraitre pour certains, c'est la seule solution, sachant
que rien est facile. Vous vous vantez de bien connaître les problèmes alors que comme beaucoup vous ignorez que la culture de la « hagra » est inefficace là vous essayez de l'implanter. Il faut du temps et du courage pour construire la confiance, il suffit de peu pour la détruire. Le temps ne ment pas, il sanctionne ce qui n'est pas juste, légitime.
Faut-il vous rappeler que la France est condamné par tous les rapports des organisations des droits de l'homme en France, à l'ONU ou à la cour européenne pour son laxisme concernant le traitement des violences policières. Ali Ziri, Mohamed Boukourou, Mahamadou Marega, voici le nom de 3 personnes qui sont morts dans les mains de la police
et dont l'affaire a été classé en non lieu alors que vous étiez Ministre de l'Intérieur. 3 noms qui n'ont pas été reconnus comme beaucoup d'autres en tant que victimes. Tant d'affaires tels que l'affaire Wissam El Yamni, Lamine Dieng, Amine Bentounsi, ont actuellement un traitement scandaleux par les institutions policières et judiciaires sans que l'on vous entende vous plaindre ou agir pour remédier à ce mal alors que vous en avez les moyens. Aux yeux de certains « ir-responsables », ces décès ne sont que « regrettables », suggérant qu'ils sont incurables et inhérents à la police. Il y a une adéquation évidente à travers toutes les affaires entre la mort d'un individu et un degré de sentiment d'impunité ressenti par le mauvais policier qui lui ouvrira ensuite la porte du crime. En combattant ce mal, on évite les incivilités policières. En évitant ces derniers, on instaure a fortiori les postulats d'un climat de confiance. Nous souhaitons simplement des gardiens de la paix et une justice « juste » dont on pourrait être fiers. On aimerait tant vous voir agir au nom de la Justice, rien que de la Justice pour le bien de tous et non l'intérêt de certains.
Pendant que des mères pleurent leurs enfants assassinés par la police, pendant que des fonctionnaires de police se suicident ne comprenant plus le rôle qu'ils ont dans la société, pendant que les français sont en manque de repères et d'exemplarités, pendant que l'on attend les résultats de la contre-autopsie, certains jouent au Monopoly, ils investissent sur la Place Beauvau comme on investirait sur la Rue de la Paix. http://www.marianne.net/Des-taupes-de-Sarkozy-a-l-Elysee-et-dans-la-police _a226676.html

Si les éléments actuels amènent à penser que c'est bien dans la voiture que Wissam s'est fait étranglé avec sa propre ceinture, une autre hypothèse reste possible même si elle est encore peu probable : il se pourrait qu'il y ait eut une étape intermédiaire dans le garage que l'on pourrait nous cacher et qui aurait duré un certain temps avec la présence de plus de 2 policiers avant que Wissam soit retrouvé dans le couloir où l'OPJ finira par le découvrir avec autour de lui ces mêmes policiers. Cette hypothèse suggère qu'il soit tombé dans le coma dans le garage et non dans la voiture. Cette hypothèse suggère que les policiers de la canine ont attendu d'autres policiers pour une mise à mort dans le garage. Nous attendons l'analyse des vidéos qui infirmera ou validera l'une des 2 hypothèses.
Alors que la police des police nous a donné seulement des retranscriptions écrites, nous attendons de la justice qu'elle nous fournisse les enregistrements vidéos du commissariat pour pouvoir analyser le séquençage temporelle et vérifier que Wissam était bien arrivé inconscient au commissariat et qu'il soit tombé dans le coma alors qu'il n'y avait encore d'autres voitures arrivées. Nous vérifierons et analyserons avec minutie l'ensemble des éléments. A suivre...