Emission radio campus
http://www.campus-clermont.net/onair/podcast/player/?date=2014-11-28&time=21
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Quand j'étais au lycée, notre professeur de français nous avait fait faire un exercice à la fois très simple et très intéressant, pour apprendre à la classe ce qu'étaient les privilèges sociaux et nous sensibiliser aux inégalités sociales. Tout d'abord, il a donné à chaque élève une feuille de papier. Puis, il nous a demandé de la froisser et d'en faire une boule...
Ensuite, il a pris la corbeille à papier, puis il l'a placée contre le mur, au centre de la pièce, juste sous le tableau.
Il a dit, "Le but de l'exercice est très simple — vous représentez tous des citoyens du pays. Et chacun de ces citoyens a une seule chance de devenir riche, et de monter à la classe sociale supérieure."
"Pour monter à la classe sociale du dessus, tout ce que vous avez à faire, c'est de jeter votre boule de papier dans la corbeille tout en restant assis à votre place."
Évidemment, tous les élèves du dernier rang ont commencé à se plaindre, et un brouhaha a commencé à monter du fond de la classe. "C'est injuste !" En effet, ils arrivaient à peine à voir où se trouvait la corbeille, et ils étaient bien conscients que les élèves en face d'eux avaient un gros avantage sur eux.
Chacun a lancé sa boule, et — comme on pouvait s'y attendre — la plupart des élèves du premier rang ont réussi à mettre leur boule dans le panier improvisé (mais pas tous)... Au dernier rang, seuls quelques élèves particulièrement adroits réussirent à atteindre la corbeille.
Le prof a rétabli le calme dans la classe, puis il a dit, "Plus vous étiez proches de cette corbeille, plus vous aviez de chances d'y parvenir. Voilà ce que c'est que le privilège social. Vous avez remarqué que les seules personnes qui se sont plaintes de cette injustice se trouvaient dans le fond de la classe ?"
"D'un autre côté, les élèves du premier rang étaient moins susceptibles d'être conscients de leur chance, du privilège énorme qu'ils avaient. Tout ce qu'ils voyaient, c'était les cinq mètres qui les séparaient de leur objectif."
"Votre devoir — en tant qu' élèves qui êtes en train de recevoir une éducation — c'est d'être conscients de votre privilège car vous êtes, tous, des privilégiés. Vous devez utiliser ce privilège, appelé "éducation" pour faire de votre mieux pour accomplir de grandes choses... tout en défendant et en aidant ceux qui se trouvent dans les rangs derrière vous. "
En attendant la prochaine carotte de la mafia policière
En attendant la prochaine pirouette de la justice
En attendant que l'on sorte enfin des tennis relationnels que l'état nous offre et qui nous destinent aux abîmes
En attendant que l'on réconcilie chaque portion du peuple par la vérité et par de la bienveillance
En attendant que toutes les voix, tous les regards timides cessent d'être attentifs, mais commencent à espérer, commencent à oser et surtout commencent à agir
Dans le cadre du Lyon Antifa Fest 2014 : http://rebellyon.info/Le-Lyon-Antifa-Fest-2-presente-14157.html

Liste des rassemblements, manifestations et autres contre les violences policières qui vont avoir lieu samedi 22 novembre.
• Toulouse, 15h, place Esquirol.
• Lille, 17h, place du général de Gaulle.
• Paris, 14h, place de la réunion.
• Rouen, 11h, théâtre des arts.
• Forcalquier,11h, place du Bourguet.
• Bordeaux, 16h, place de la victoire.
• Nantes, 14h, palais de justice.
• Dijon, 14h30, place Darcy.
• Béziers, 12h, allées Paul Riquet.
• Poitiers, 14h, place d'armes.
• Cherbourg, 14h, place du théâtre.
• Besançon, 15h, place du 8 septembre.
• Grenoble, 14h, place Verdun.
• Albi, 14h, place du Vigan.
• Tours, 15h, place saint-Paul.
• Marseille, 15h, la plaine.
• Turin - Italie - 15h, piazza Castello.
• Nancy, 16h, place Maginot.
• Gap, 11 h, esplanade de la paix face au commissariat.
• Strasbourg, 18h, rue du 22 novembre.
• Saint-Etienne, 14h, place de l'Hotel de Ville.
• Chalon-sur-Saone, 17h, devant la mairie.
• Foix, 10h, au jardin pour enfant.
• Guéret, toute la journée, place Bonnyaud.
• Lisbonne (Portugal), 15h, place Rossio (Don Pedro IV).
• Brest, 14h, place de la liberté.
• Tulle,10h30, place de la cathédrale.
• Brest, 14 h, place de la liberté.
• Amiens, 14h, devant la maison de la culture.
Journée d’action contre les violences policières à Nantes, Paris, Partout, samedi 22 Novembre
- Samedi 22 novembre à partir de 14h : journée nationale et internationale contre les violences policières, Picnic la police, place de la réunion à midi, Paris
Aussi :
- Jeudi 20 novembre à 12h sur le parvis de l’université Paris 8 (Saint-Denis Université) : manif contre l’occupation et les violences policières
- Assemblée générale jeudi 20 novembre 12h30 – Amphi C2 - Paris
- Paris 1 : 9ème étage devant la cafeteria, jeudi 20 novembre à 9h
- Paris 3 : devant le Parvis, mercredi 19 novembre à 11h
- Paris 7 : en bas de la passerelle, vendredi 21 novembre11h
- Paris 8 : devant le parvis, jeudi 20 novembre à 12h
http://www.k-libre.fr/klibre-ve/index.php?page=livre&id=3889
Poche
Inédit
Tout public
L'ouvrage est saisissant et implacable. En trente années, cent jeunes sont morts sous les coups de la police dans les cités, la plupart du temps oubliés car pas assez blancs pour retenir l'attention. Des meurtres commis dans le plus grand silence judiciaire. Mises bout à bout, les peines cumulées par leurs auteurs ne passeraient pas les cinq ans de prison... Pour cent jeunes tués, qui plus est le plus souvent lâchement : à dix contre un, par balle, étranglement, étouffement... Des meurtres, sinon des assassinats (prémédités cette fois), dont nul n'a voulu entendre parler. Et cela continue, et s'accélère même sous le gouvernement de Manuel Valls. On recense désormais plus de dix morts suspectes par an dans les quartiers dits sensibles. Des meurtres racistes de ce racisme d'État qui file chaque jour sa raison fétide.
Six de ces meurtres font l'objet d'une enquête dans cet ouvrage portée essentiellement par le MIB (Mouvement de l'Immigration des Banlieues), les premiers à avoir initié un travail de fond sur cette situation intolérable auprès des Pouvoirs Publics tout comme des familles. Des familles qui n'ont cessé de demander justice sans jamais l'obtenir. Six enquêtes qui nous livrent des dossiers parfaitement ficelés qui soulèvent l'indignation. Celle de découvrir par exemple cette violence institutionnelle faite aux familles des victimes, sans parler du harcèlement policier pour les faire taire, tout comme des pressions judiciaires, médicales, psychiatriques, sociales... C'est tout l'arsenal de l'État français déployé pour salir et faire taire les causes réelles de ces morts. Six enquêtes qui dévoilent l'état au plus bas de la démocratie en France. Six enquêtes donnant à rencontrer des familles exemplaires qui expliquent avec une rare intelligence les raisons pour lesquelles elles ont décidé de transformer leur douleur en combat politique. Des raisons civiques avec le Bien Commun pour horizon. Six enquêtes fouillées, qui dévoilent la collusion entre la justice et la police, et la nature politique de cette violence, qui s'est substituée au dialogue démocratique comme manière de gouverner une nation. Une violence dont on voit bien combien elle s'exerce ethniquement sur les jeunes Maghrébins issus des quartiers populaires. Un racisme structurel, ordonné, organisé, qu'un énorme et quotidien mensonge politico-médiatique tente de plus en plus désespérément de recouvrir. Et c'est ainsi tout le fonctionnement de la machine policière, de la machine judiciaire, de la machine médiatique, de la machine politique qui est mis à nu dans ces enquêtes. Une seule machine à vrai dire, faite pour maintenir l'ordre social inégalitaire et raciste de la République des riches. Une République orchestrant jour après jour l'affrontement, et le meurtre de ceux qu'elle a décrété sacrifiables.
Six enquêtes qui établissent la carte précise des pratiques d'occupation de la police et montrent combien elles sont fermement ancrées dans le passé colonial de la France. Six enquêtes qui pointent la vérité la plus crue de notre société, où la police est devenue le bras armé des classes dominantes, assurant la ségrégation sans laquelle leurs beaux quartiers voleraient en éclat. D'une police qui a recyclé les méthodes de répression issues de la guerre et de la colonisation, de l'esclavage aussi bien, organisant le tout en un système destiné à soumettre les moins privilégiés. D'une police dont le geste fondateur fut celui du 17 octobre 1961, jour où des centaines d'Algériens sans défense périrent en plein Paris sous ses coups. Et dans lequel on peut en effet voir le crime fondateur de cette Ve République qui n'en finit pas de fossoyer nos espérances et la démocratie.
NdR - L'anthologie comporte des textes de : Saamir Baaloudj, Amal Bentousi, Marwan Brahmiya, Celik Ilter, Collectif Angles Morts, Collectif Vérité et Justice pour Lamine Dieng, Comité Justice pour Abdelhakim Ajimi, Farid El-Yamni, Nordine Iznasni & Mathieu Rigouste.
Si la France acceptait de reconnaître ses crimes, tous ses fondements s'écrouleraient.